<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">
    <title>Santé &amp; Pharma</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.nouveleco.net/sante_et_pharma/" />
    <link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.nouveleco.net/sante_et_pharma/atom.xml" />
   <id>tag:www.nouveleco.net,2006:/sante_et_pharma//15</id>
    <link rel="service.post" type="application/atom+xml" href="http://www.nouveleco.net/mt_admin/mt-atom.cgi/weblog/blog_id=15" title="Santé &amp; Pharma" />
    <updated>2006-07-26T09:46:13Z</updated>
    
    <generator uri="http://www.tubbydev.net/">Tubbydev/Tubbyblog 2005</generator>
 
<entry>
    <title>La machine à auditer le champ social</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.nouveleco.net/sante_et_pharma/2006/06/#000249" />
    <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" href="http://www.nouveleco.net/mt_admin/mt-atom.cgi/weblog/blog_id=15/entry_id=249" title="La machine à auditer le champ social" />
    <id>tag:www.nouveleco.net,2006:/sante_et_pharma//15.249</id>
    
    <published>2006-06-01T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-07-26T09:46:13Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[L&rsquo;Inspection g&eacute;n&eacute;rale des affaires sociales (Igas) audite et contr&ocirc;le aussi bien les h&ocirc;pitaux que certaines associations caritatives, quand elle n&rsquo;&eacute;value pas un dispositif de crise sanitaire. Avec 120 fonctionnaires et 150 &agrave; 200 rapports par an, ses conclusions et ses recommandations sont parfois un casse-t&ecirc;te pour le ministre qui doit les mettre en &oelig;uvre.]]></summary>
    <author>
        <name>admin</name>
        <uri>http://www.nouveleco.net/</uri>
    </author>
            <category term="social" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.nouveleco.net/sante_et_pharma/">
        <![CDATA[<p align="justify"><strong>Par Franck Bouaziz</strong></p><p align="justify"><em>L&rsquo;Inspection g&eacute;n&eacute;rale des affaires sociales (Igas) audite et contr&ocirc;le aussi bien les h&ocirc;pitaux que certaines associations caritatives, quand elle n&rsquo;&eacute;value pas un dispositif de crise sanitaire. Avec 120 fonctionnaires et 150 &agrave; 200 rapports par an, ses conclusions et ses recommandations sont parfois un casse-t&ecirc;te pour le ministre qui doit les mettre en &oelig;uvre.</em></p><p align="justify">Quel peut bien &ecirc;tre le point commun entre l&rsquo;association de lutte contre le sida, Aides, l&rsquo;institut de veille sanitaire &agrave; la R&eacute;union, ou encore les services publics charg&eacute;s de lutter contre le d&eacute;veloppement du saturnisme dans les logements insalubres ? Tous ont eu, un jour, &agrave; r&eacute;pondre aux questions g&eacute;n&eacute;ralement pr&eacute;cises et incisives des membres de l&rsquo;Inspection g&eacute;n&eacute;rale des affaires sociales (Igas).</p><p align="justify">Cette task-force de 120 fonctionnaires, issus de l&rsquo;Ena ou des facult&eacute;s de m&eacute;decine et de pharmacie, est parfois surnomm&eacute;e &laquo; les sh&eacute;rifs &raquo; dans le microcosme sanitaire et social. Elle a en effet &agrave; son actif quelques &laquo; affaires &raquo; qui ont aliment&eacute; les chroniques judiciaires. Mais l&rsquo;Igas est avant tout une machine &agrave; auditer tout ce qui touche de pr&egrave;s ou de loin &agrave; la sant&eacute;, l&rsquo;action sociale, ou encore la formation professionnelle et les associations caritatives. Bon an mal an, elle produit entre 150 et 200 rapports par an dont certains resteront dans le coffre du ministre commanditaire quand d&rsquo;autres seront largement diffus&eacute;s.</p><p align="justify"><strong>Une libert&eacute; d&rsquo;intervention transversale</strong></p><p align="justify">Son champ d&rsquo;action est tellement vaste qu&rsquo;elle compte non pas un, mais deux ministres de tutelle : celui de la Sant&eacute; et son coll&egrave;gue des Affaires sociales. En outre, l&rsquo;Igas appartient &agrave; une sorte de club tr&egrave;s ferm&eacute; des corps d&rsquo;inspection existant dans chaque grand minist&egrave;re.</p><p align="justify">Elle peut mener ses enqu&ecirc;tes dans l&rsquo;administration de son choix sans rendre des comptes, ou demander des autorisations particuli&egrave;res. Ce privil&egrave;ge permettant de travailler de fa&ccedil;on interminist&eacute;rielle n&rsquo;est d&eacute;volu qu&rsquo;&agrave; deux autres inspections : celle des finances et son homologue du minist&egrave;re de l&rsquo;Int&eacute;rieur. L&rsquo;Igas n&rsquo;est cependant pas une autorit&eacute; administrative ind&eacute;pendante (AAI) comme le Conseil de la concurrence ou l&rsquo;Autorit&eacute; des march&eacute;s financiers (AMF). Elle doit rendre des comptes &agrave; son ministre, m&ecirc;me si l&rsquo;autonomie est sans cesse r&eacute;p&eacute;t&eacute;e. &laquo; L&rsquo;Igas agit en totale ind&eacute;pendance avec le cabinet du ministre quand elle &eacute;tablit son programme de travail. Ils peuvent venir nous voir et nous leur donnerons simplement notre point de vue &raquo;, explique un ancien de la maison aujourd&rsquo;hui d&eacute;tach&eacute; dans un autre service. &laquo; Tous les membres de l&rsquo;Igas sont soucieux de leur ind&eacute;pendance de jugement et les ministres le savent &raquo;, explique sans ambages Marie-Caroline Bonnet-Galzy, directrice g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;Igas. Chaque ann&eacute;e, l&rsquo;inspection d&eacute;cide en effet dans quels domaines elle va lancer ses investigations, puis les missions d&rsquo;un ou plusieurs inspecteurs partent sur le terrain et r&eacute;digeront ensuite un rapport.</p><p align="justify">Les &laquo; contr&ocirc;l&eacute;s &raquo; peuvent ensuite faire part de leurs observations pour se d&eacute;fendre. Sur place, les enqu&ecirc;teurs peuvent entendre qui ils&nbsp; souhaitent et se faire communiquer des documents. Il est rarissime qu&rsquo;un refus leur soit oppos&eacute;. &laquo; Une fois un directeur d&rsquo;h&ocirc;pital a refus&eacute; de nous donner un dossier : l&rsquo;&eacute;pisode est remont&eacute; jusqu&rsquo;au ministre &raquo;, raconte, amus&eacute;, un membre de l&rsquo;inspection. Mais attention, pas question pour autant de passer pour des superflics du social : &laquo; Nous ne sommes pas des justiciers, mais plut&ocirc;t des pompiers. Nous sommes certes respect&eacute;s, mais surtout attendus pour notre diagnostic. On nous dit souvent : &ldquo;A la diff&eacute;rence de la Cour des comptes qui critique, vous, vous construisez.&rdquo; En outre nos rapports sont sign&eacute;s. Ils engagent les inspecteurs qui les r&eacute;digent &raquo;, analyse Marie-Caroline Bonnet-Galzy. Le propos n&rsquo;est pas innocent. Par le pass&eacute;, l&rsquo;Igas et la Cour des comptes ont travaill&eacute; sur les m&ecirc;mes dossiers, parfois sensibles. Les d&eacute;rives financi&egrave;res de l&rsquo;Association de recherche contre le cancer (ARC) ou celles de la MNEF ont &eacute;t&eacute; mises &agrave; jour par l&rsquo;Igas et la Cour des comptes.</p><p align="justify">Dans l&rsquo;affaire de la MNEF, qui a s&eacute;rieusement secou&eacute; le Parti socialiste, l&rsquo;inspection s&rsquo;est m&ecirc;me retrouv&eacute;e au c&oelig;ur de la bataille qui opposait, &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, deux hi&eacute;rarques du PS &ndash; Dominique Strauss-Kahn, alors &agrave; Bercy, et Martine Aubry, ministre des Affaires sociales. Cette derni&egrave;re reprochait au chef de l&rsquo;Igas de transmettre certaines informations au ministre de l&rsquo;Economie, directement mis en cause, mais &eacute;galement ennemi politique, &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, de Martine Aubry. Un conflit qui co&ucirc;tera son poste au directeur de l&rsquo;Igas en fonction &agrave; ce moment-l&agrave;.</p><p align="justify"><strong>Une ind&eacute;pendance de jugement reconnue</strong></p><p align="justify">Aujourd&rsquo;hui ce corps d&rsquo;inspection semble avoir gagn&eacute; en l&eacute;gitimit&eacute;. Pour preuve, ses rapports sont de plus en plus souvent publi&eacute;s, dans une proportion d&rsquo;un sur quatre. Au-del&agrave; de ses audits classiques, l&rsquo;Igas est &eacute;galement appel&eacute;e en urgence sur des sujets sp&eacute;cifiques. Elle est alors saisie directement avec une mission pr&eacute;cise par un de ses deux ministres de tutelle. En 2003, elle a ainsi &eacute;t&eacute; sollicit&eacute;e trois fois sur le fonctionnement des services de sant&eacute; durant la canicule. Plus r&eacute;cemment, son expertise a &eacute;t&eacute; requise sur la grippe aviaire, l&rsquo;&eacute;pid&eacute;mie de chikungunya &agrave; La R&eacute;union, ou encore l&rsquo;interdiction de fumer dans les lieux publics. Sur ces sujets d&rsquo;actualit&eacute;, un ministre n&rsquo;a gu&egrave;re le choix quand il sollicite l&rsquo;Igas, souvent publiquement. Il doit ensuite publier les r&eacute;sultats de ses travaux.</p><p align="justify">Ainsi sur l&rsquo;usage du tabac, le corps d&rsquo;inspection a recommand&eacute; l&rsquo;interdiction totale dans tous les lieux publics. C&rsquo;&eacute;tait sans compter avec le lobbying des fabricants de cigarettes, des buralistes et les suites du retrait du CPE. Xavier Bertrand, le ministre de la Sant&eacute;, favorable &agrave; cette mesure, a d&ucirc; composer avec le refus de Dominique de Villepin qui redoutait une r&eacute;action &eacute;pidermique des fumeurs. &laquo; Le ministre nous a demand&eacute; d&rsquo;&eacute;crire et de le faire en toute ind&eacute;pendance &raquo;, rappelle n&eacute;anmoins Marie-Caroline Bonnet-Galzy.</p><p align="justify"><strong>Des recommandations de sanctions difficiles &agrave; mettre en &oelig;uvre</strong></p><p align="justify">Reste qu&rsquo;en sollicitant syst&eacute;matiquement ces inspecteurs d&egrave;s qu&rsquo;une crise couve, les ministres concern&eacute;s prennent un certain nombre de risques. Difficile, d&rsquo;abord, lorsqu&rsquo;on annonce publiquement le recours &agrave; une mission d&rsquo;inspection, de ne pas ensuite publier les r&eacute;sultats, fussent-ils g&ecirc;nants. Ensuite, il faut &ecirc;tre en mesure de mettre en &oelig;uvre les recommandations. Ainsi en ao&ucirc;t 2005, le minist&egrave;re de la Sant&eacute;, dans un premier temps, puis les Fran&ccedil;ais, d&eacute;couvrent avec effroi que des f&oelig;tus morts-n&eacute;s sont conserv&eacute;s dans une salle de l&rsquo;h&ocirc;pital parisien Saint-Vincent-de- Paul. Une enqu&ecirc;te est imm&eacute;diatement d&eacute;clench&eacute;e afin de d&eacute;terminer en premier lieu les responsabilit&eacute;s.</p><p align="justify">Ensuite, des investigations plus larges sont men&eacute;es, afin de d&eacute;terminer s&rsquo;il n&rsquo;existe pas de situations similaires dans d&rsquo;autres h&ocirc;pitaux fran&ccedil;ais. Dans son rapport, l&rsquo;Igas recommande des sanctions disciplinaires contre deux membres du corps m&eacute;dical de l&rsquo;h&ocirc;pital Saint-Vincent-de-Paul. Pr&egrave;s d&rsquo;un an apr&egrave;s les faits, ces mesures n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; prises. &laquo; Cela ne d&eacute;pend pas de moi, mais d&rsquo;un conseil de discipline &raquo;, r&eacute;pondait, il y a quelques semaines, Xavier Bertrand, &agrave; une question du Nouvel Economiste sur le sujet. Mais le conseil de discipline n&rsquo;a toujours pas trouv&eacute; le temps de se r&eacute;unir. Le nom prestigieux d&rsquo;un des deux cadres hospitaliers en cause n&rsquo;y est peut-&ecirc;tre pas &eacute;tranger.</p><p align="justify">La publication des rapports de l&rsquo;Igas trouve aussi ses limites quand elle met en cause nomm&eacute;ment des individus. Dans ce cas, pour &eacute;viter un risque de diffamation, le ministre choisit de ne pas rendre publiques les conclusions. Au-del&agrave; des probl&egrave;mes politiques li&eacute;s &agrave; la mise en &oelig;uvre ou non de ses recommandations, l&rsquo;Igas doit &eacute;viter de se disperser dans les m&eacute;andres d&rsquo;un secteur sanitaire et social en perp&eacute;tuelle mutation : &laquo; La difficult&eacute; du champ social, c&rsquo;est qu&rsquo;il bouge beaucoup et qu&rsquo;il est caract&eacute;ris&eacute; par des institutions spontan&eacute;es &raquo;, analyse Marie-Caroline Bonnet-Galzy.</p><p align="justify">En clair, dans ce domaine, lorsqu&rsquo;on veut r&eacute;pondre &agrave; un besoin, on cr&eacute;e facilement une association ou un &eacute;tablissement public dot&eacute; d&rsquo;un budget qui devient, de fait, une nouvelle entit&eacute; qui devra un jour ou l&rsquo;autre &ecirc;tre audit&eacute;e. C&rsquo;est sans doute l&rsquo;un des particularismes de cette structure qui a parfois du mal &agrave; pr&eacute;voir pr&eacute;cis&eacute;ment qui seront, &agrave; terme, les futurs contr&ocirc;l&eacute;s.</p>]]>
        
    </content>
</entry>
<entry>
    <title>Le profit est-il soluble dans la morale ?</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.nouveleco.net/sante_et_pharma/2006/05/#000086" />
    <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" href="http://www.nouveleco.net/mt_admin/mt-atom.cgi/weblog/blog_id=15/entry_id=86" title="Le profit est-il soluble dans la morale ?" />
    <id>tag:www.nouveleco.net,2006:/sante_et_pharma//15.86</id>
    
    <published>2006-05-11T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-07-24T16:43:10Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[Oui, mais la seule fa&ccedil;on passe par l&rsquo;int&eacute;gration intelligente des externalit&eacute;s.]]></summary>
    <author>
        <name>admin</name>
        <uri>http://www.nouveleco.net/</uri>
    </author>
            <category term="économique" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.nouveleco.net/sante_et_pharma/">
        <![CDATA[<p align="justify"><em>Entreprise et management. <strong>Par Henri de Bodinat</strong></em></p><p align="justify"><em>Oui, mais la seule fa&ccedil;on passe par l&rsquo;int&eacute;gration intelligente des externalit&eacute;s.</em></p><p align="justify">Le pr&eacute;sident de Pfizer, Hank Mac Kinnel, d&eacute;clare que les grandes entreprises ont une responsabilit&eacute; sociale. Il a raison : une entreprise ne vit pas dans une bulle. Sa politique a des cons&eacute;quences extracomptables. L&rsquo;industrie chimique et la pollution au nitrate des nappes phr&eacute;atiques. L&rsquo;industrie p&eacute;troli&egrave;re et l&rsquo;effet de serre. Les centrales nucl&eacute;aires et les cancers de la thyro&iuml;de. Les suppressions d&rsquo;emplois et le d&eacute;litement d&rsquo;un tissu &eacute;conomique local.</p><p align="justify">Les entreprises pharmaceutiques et la surconsommation de m&eacute;dicaments. Face aux externalit&eacute;s, la premi&egrave;re attitude est &laquo; la n&eacute;gation &raquo;. C&rsquo;est Exxon cr&eacute;ant de toutes pi&egrave;ces un groupe d&rsquo;experts pour contester l&rsquo;effet de serre. La deuxi&egrave;me est &laquo; l&rsquo;enfumage &raquo; par des actions m&eacute;diatiques. Pfizer cr&eacute;e un Institut pour les maladies infectieuses et fournit gratuitement le Diflucan, un traitement des mycoses. Co&ucirc;t : quelques millions de dollars par an, alors que surconsommation et surprix des m&eacute;dicaments Pfizer co&ucirc;tent &agrave; la soci&eacute;t&eacute; quelques milliards de dollars.</p><p align="justify">La troisi&egrave;me est &laquo; l&rsquo;int&eacute;gration &raquo; des externalit&eacute;s dans la politique de l&rsquo;entreprise. Une entreprise de catering en milieu extr&ecirc;me, la CIS, a d&eacute;velopp&eacute; au Tchad une activit&eacute; de soutien des fournisseurs de produits alimentaires, cr&eacute;ant ainsi un tissu agricole dynamique dans ce pays pauvre. L&rsquo;industrie pharmaceutique est mal aim&eacute;e. Une entreprise pourrait choisir la troisi&egrave;me voie, celle de l&rsquo;int&eacute;gration : &ndash; en contribuant volontairement &agrave; la r&eacute;duction de la consommation de m&eacute;dicaments.</p><p align="justify">Au lieu de d&eacute;ployer une nu&eacute;e co&ucirc;teuse de visiteurs m&eacute;dicaux poussant &agrave; la consommation, elle d&eacute;finirait strictement les cas d&rsquo;emploi de ses mol&eacute;cules et favoriserait des dosages anti-gaspi &ndash; en vendant &agrave; bas prix les mol&eacute;cules ch&egrave;res mais vitales dans les pays &eacute;mergents (HIV). Un bon suivi, un packaging voire un nom diff&eacute;rent marginaliseraient le risque de march&eacute; gris. Ce &laquo; yield management &raquo; permettrait incidemment de maximiser le chiffre d&rsquo;affaires global.</p><p align="justify">L&rsquo;image de l&rsquo;entreprise aupr&egrave;s des m&eacute;decins, des autorit&eacute;s et du public serait transform&eacute;e. Le chiffre d&rsquo;affaires de certaines mol&eacute;cules pourrait baisser, mais le chiffre d&rsquo;affaires global serait stable, les co&ucirc;ts commerciaux plus bas, les lancements de nouveaux produits facilit&eacute;s, et in fine le profit &eacute;gal ou sup&eacute;rieur.</p><p align="justify"><br />L&rsquo;int&eacute;gration intelligente des externalit&eacute;s par l&rsquo;entreprise est la seule fa&ccedil;on d&rsquo;assumer une responsabilit&eacute; sociale et de dissoudre le profit dans la morale. Un profit sans morale est aussi amer qu&rsquo;un caf&eacute; sans sucre.</p>]]>
        
    </content>
</entry>

</feed> 

