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      <title>Internet &amp; E-business</title>
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      <language>fr</language>
      <copyright>Copyright 2006</copyright>
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         <title>La France à la 3e place du podium</title>
         <description><![CDATA[<p align="justify"><em>Pourquoi les &eacute;diteurs de logiciels peinent &agrave; lutter contre le piratage.</em></p><p align="justify">Au piquet ! Alors que le taux de piratage de logiciels PC est rest&eacute; stable au niveau mondial, il a encore augment&eacute; en France en 2005. Avec 47 % de logiciels pirat&eacute;s l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re, l&rsquo;Hexagone enregistre en effet une hausse de 2 points par rapport &agrave; 2004. C&rsquo;est ce qui ressort de l&rsquo;&eacute;tude annuelle de la Business Software Alliance, association mondiale d&rsquo;&eacute;diteurs de logiciels, r&eacute;alis&eacute;e conjointement avec le cabinet d&rsquo;&eacute;tudes IDC. Le tableau pourrait difficilement &ecirc;tre plus sombre. Au sein de l&rsquo;Union europ&eacute;enne, seuls 36 % des logiciels sont pirat&eacute;s. La France g&eacute;n&egrave;re donc un taux de piratage largement sup&eacute;rieur &agrave; la moyenne europ&eacute;enne. Troisi&egrave;me pays d&rsquo;Europe de l&rsquo;Ouest en la mati&egrave;re derri&egrave;re la Gr&egrave;ce et l&rsquo;Italie, l&rsquo;Hexagone est heureusement loin des records mondiaux du Vietnam ou de la Chine o&ugrave; pr&egrave;s de 9 logiciels sur 10 sont utilis&eacute;s ill&eacute;galement ! A contrario, les entreprises fran&ccedil;aises utilisent largement plus de logiciels pirat&eacute;s que leurs homologues allemandes, belges, suisses ou britanniques. Les taux de piratage dans ces pays s&rsquo;&eacute;tablissant tous en dessous des 30 %. En Europe, m&ecirc;me certains anciens pays du bloc sovi&eacute;tique comme la R&eacute;publique tch&egrave;que ou la Hongrie enregistrent des taux de piratage inf&eacute;rieurs &agrave; ceux observ&eacute;s en France !</p><p align="justify"><strong>Prolif&eacute;ration de PME, mentalit&eacute; &laquo; latine &raquo;,paradoxe du haut d&eacute;bit</strong></p><p align="justify">Pourquoi le piratage des logiciels est-il si r&eacute;pandu dans l&rsquo;Hexagone ? &laquo; Depuis l&rsquo;an 2000, la France a toujours fait partie des pays avec un fort taux de piratage des logiciels. Le ph&eacute;nom&egrave;ne n&rsquo;est donc pas nouveau, attaque Eric Beaurepaire, porte-parole de la Business Software Alliance. Il s&rsquo;explique principalement pour trois raisons : structurellement, on remarque que le tr&egrave;s grand nombre de petites et tr&egrave;s petites entreprises, ce qui est l&rsquo;une des caract&eacute;ristiques de notre tissu &eacute;conomique, favorise le piratage. Dans ce type d&rsquo;entreprise, les actifs informatiques sont rarement g&eacute;r&eacute;s s&eacute;rieusement. Les employ&eacute;s sont livr&eacute;s &agrave; eux-m&ecirc;mes pour la gestion de leur poste de travail, ce qui ouvre la voie &agrave; certaines pratiques illicites. &raquo; Voil&agrave; pour le premier point. Le piratage a aussi ses aspects subjectifs. &laquo; Nous sommes un pays latin dont les mentalit&eacute;s aiment bien contourner les interdits, poursuit Eric Beaurepaire. Le prix des logiciels n&rsquo;est pas la bonne explication, car m&ecirc;me les logiciels les moins chers sont pirat&eacute;s. Ce n&rsquo;est pas un hasard si en Europe de l&rsquo;Ouest, les trois plus mauvais &eacute;l&egrave;ves sont la France, l&rsquo;Italie et la Gr&egrave;ce. &raquo; Derni&egrave;re observation : le revers de la m&eacute;daille de la popularit&eacute; du haut d&eacute;bit. &laquo; Nous sommes un des pays du monde o&ugrave; la p&eacute;n&eacute;tration de l&rsquo;Internet rapide, notamment l&rsquo;ADSL, est la plus forte. Conjoncturellement, ce succ&egrave;s a en partie contribu&eacute; &agrave; alimenter le ph&eacute;nom&egrave;ne du piratage. L&rsquo;&eacute;change de logiciels demeure une pratique courante &agrave; travers les plateformes ill&eacute;gales de peer-to-peer &raquo;, observe le porte-parole de l&rsquo;association des &eacute;diteurs de logiciels.</p><p align="justify"><strong>Pr&eacute;venir en communiquant sur la r&eacute;pression</strong></p><p align="justify">Compte tenu de ces raisons, &agrave; la fois multiples et complexes, comment les &eacute;diteurs de logiciels et leurs repr&eacute;sentants comptent-ils faire face ? Pas question tout d&rsquo;abord pour eux de verrouiller &agrave; tout-va leurs produits. Une telle strat&eacute;gie est &eacute;conomiquement suicidaire. &laquo; L&rsquo;investissement pour mettre en place des syst&egrave;mes de s&eacute;curit&eacute;, en particuliers anticopie, co&ucirc;terait beaucoup trop cher aux industriels &raquo;, confesse Eric Beaurepaire, par ailleurs directeur marketing pour l&rsquo;Europe du Sud chez Symantec, l&rsquo;un des principaux &eacute;diteurs de logiciels de s&eacute;curit&eacute; au monde. R&eacute;sultat, les professionnels du secteur ne peuvent s&rsquo;appuyer que sur le classique couple pr&eacute;vention-r&eacute;pression pour d&eacute;fendre leurs int&eacute;r&ecirc;ts. Et sur ce terrain, le premier levier se nourrit du second. Et vice versa. &laquo; Faire baisser le piratage en entreprise commence par la communication. Apr&egrave;s plusieurs ann&eacute;es de campagne, je crois que tous les chefs d&rsquo;entreprise ou responsables de soci&eacute;t&eacute; savent que l&rsquo;utilisation de logiciels pirat&eacute;s leur fait encourir de s&eacute;rieux risques. Le piratage est un d&eacute;lit p&eacute;nal &raquo;, rappelle Eric Beaurepaire. Les fautifs ne risquent pas rien : jusqu&rsquo;&agrave; 3 ans d&rsquo;emprisonnement, 750 000 euros d&rsquo;amendes, voire l&rsquo;interdiction d&rsquo;exercer une ou plusieurs activit&eacute;s professionnelles ou sociales. Cette seule information s&rsquo;av&egrave;re pourtant inop&eacute;rante. Les &eacute;diteurs savent qu&rsquo;ils ne pourront faire baisser le piratage en France qu&rsquo;&agrave; coups de sanctions exemplaires. Un peu comme en mati&egrave;re de s&eacute;curit&eacute; routi&egrave;re, la sensibilisation doit d&egrave;s lors s&rsquo;accompagner de la peur du gendarme. La g&eacute;n&eacute;ralisation des contr&ocirc;les &eacute;tant impossible en mati&egrave;re de piratage informatique, les &eacute;diteurs misent sur l&rsquo;effet boule de neige de campagnes de communication-r&eacute;alit&eacute;. &laquo; Nous avons d&eacute;cid&eacute; de communiquer sur la r&eacute;pression en mettant l&rsquo;accent sur des exemples de contr&ocirc;les d&rsquo;entreprises et les jugements qui ont suivi &raquo;, r&eacute;sume le porte-parole du BSA. Le budget consacr&eacute; par l&rsquo;association n&rsquo;est pas communiqu&eacute;.</p><p align="justify"><strong>Le handicap du manque de leaders fran&ccedil;ais du logiciel</strong></p><p align="justify">Cette strat&eacute;gie sera-t-elle suffisante pour inverser la tendance ? Peut-&ecirc;tre. Arr&ecirc;ter l&rsquo;h&eacute;morragie est une chose, parvenir &agrave; des taux de piratage similaires &agrave; ceux des Etats-Unis &agrave; tout juste 20 % en est une autre. Les mauvaises habitudes des entreprises fran&ccedil;aises n&rsquo;expliquent pas tout. Les &eacute;diteurs tricolores ont sans doute un r&ocirc;le primordial &agrave; jouer aupr&egrave;s des pouvoirs publics. Aujourd&rsquo;hui, les associations les plus actives sont pilot&eacute;es par des &eacute;diteurs &eacute;trangers. Ces g&eacute;ants mondiaux, &agrave; l&rsquo;instar de Microsoft, Symantec, Adobe ou SAP, ont des priorit&eacute;s qui d&eacute;passent le seul march&eacute; fran&ccedil;ais. &laquo; Par manque de leaders puissants, les &eacute;diteurs tricolores ont sans doute du mal &agrave; se faire entendre aupr&egrave;s des pouvoirs publics sur le sujet du piratage &raquo;, conc&egrave;de Eric Beaurepaire. Un vrai handicap. Des patrons fran&ccedil;ais agissant ensemble trouveraient sans doute un meilleur &eacute;cho &agrave; leurs dol&eacute;ances. La cr&eacute;ation de l&rsquo;Afdel, association des &eacute;diteurs fran&ccedil;ais de logiciels, en d&eacute;cembre dernier, va dans ce sens. Il &eacute;tait temps. Car derri&egrave;re le piratage se situent des enjeux majeurs pour l&rsquo;&eacute;conomie fran&ccedil;aise. Selon une &eacute;tude publi&eacute;e par BSA et IDC fin 2005, une baisse de 10 points du taux de piratage en France d&rsquo;ici 2009 se traduirait par la cr&eacute;ation de 30 000 emplois et pr&egrave;s de 5,5 milliards d&rsquo;euros de contribution suppl&eacute;mentaire du secteur informatique au PIB.</p><p align="justify"><strong>Edouard Laugier</strong></p>]]></description>
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         <category>économique</category>
         <pubDate>Thu, 01 Jun 2006 05:00:00 +0100</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Le « data mining » en Bourse</title>
         <description><![CDATA[<p align="justify"><em>Comment &laquo; 1000 mercis &raquo;, une jeune pousse de 3,5 millions d&rsquo;euros a lev&eacute; plus de 10 millions sur l&rsquo;Alternext avec une valorisation &laquo; post-money &raquo; de 65 millions d&rsquo;euros !</em></p><p align="justify">Ses actionnaires lui disent merci&hellip; et Alternext aussi. Pour concr&eacute;tiser l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t que les premiers portent &agrave; cette microsoci&eacute;t&eacute; cot&eacute;e depuis d&eacute;but f&eacute;vrier, les autorit&eacute;s du march&eacute; viennent de la faire b&eacute;n&eacute;ficier du privil&egrave;ge d&rsquo;une grande : la cotation en continu. La modicit&eacute; de son chiffre d&rsquo;affaires, 3,5 millions d&rsquo;euros l&rsquo;an dernier, en ferait plut&ocirc;t le sympathique placement pour business-angels. Et pourtant, Yseulys Costes, 33 ans, son PDG, a r&eacute;ussi &agrave; lever 10,4 millions d&rsquo;euros pour 26,2 % de son capital. Ce qui valorise aujourd&rsquo;hui la jeune pousse, introduite par Oddo Corporate Finance, &agrave; plus de 65 millions d&rsquo;euros. </p><p align="justify"><strong>Un engouement des institutionnels</strong></p><p align="justify">L&rsquo;enthousiasme comme la confiance des institutionnels furent d&egrave;s le d&eacute;part tr&egrave;s palpables : ils ont sur-souscrit 19 fois l&rsquo;offre du placement global qui repr&eacute;sente 88,5 % de ces capitaux, quand les particuliers &ndash; sursouscrivant 26 fois &ndash; sont intervenus pour le reste. Ils n&rsquo;ont visiblement pas &eacute;t&eacute; effray&eacute;s par un PER culminant &agrave; 47,5 sur les chiffres 2005. Il est vrai qu&rsquo;en guise de cadeau de bienvenue &ndash; dans les jours suivant leurs emplettes d&rsquo;action &ndash; 1000 mercis (raison sociale de cette soci&eacute;t&eacute; high-tech) annon&ccedil;ait une marge op&eacute;rationnelle de 47,41 % pour son premier semestre et un chiffre d&rsquo;affaires de 3,5 millions d&rsquo;euros. Soit un quasi-doublement de ses activit&eacute;s par rapport &agrave; l&rsquo;an dernier. Il est vrai qu&rsquo;Yseulys est abonn&eacute;e depuis plus de trois ans &agrave; ces progressions &agrave; trois chiffres.</p><p align="justify">Avec une optimisation aussi vertueuse que copieuse de l&rsquo;effet de levier : les frais fixes plafonnent depuis des mois &ndash; les effectifs sont inf&eacute;rieurs &agrave; 40 salari&eacute;s &ndash; quand les facturations &agrave; BNP Paribas, Expedia, Meetic, Priceminister, TF1, Yahoo !, SFR , elles, s&rsquo;envolent. Et ce n&rsquo;est pas fini. Ce jeune pass&eacute; bondissant est une sorte de garantie pour le proche avenir. Et comme les ressources tr&egrave;s r&eacute;cemment r&eacute;colt&eacute;es n&rsquo;ont justement qu&rsquo;un seul et unique objectif : doper la croissance en d&eacute;marrant l&rsquo;internationalisation de la soci&eacute;t&eacute; sur des march&eacute;s en friche, apr&egrave;s une premi&egrave;re implantation en Espagne, il n&rsquo;est pas sorcier d&rsquo;extrapoler les courbes.</p><p align="justify"><strong>Une &laquo; love money &raquo; de renom</strong></p><p align="justify">Leur ascendance est sympathiquement programm&eacute;e. Son mod&egrave;le &eacute;conomique, une croissance ultrarapide adoss&eacute;e sur de tr&egrave;s faibles co&ucirc;ts de structure, est aujourd&rsquo;hui bien cal&eacute; sur le genre d&eacute;j&agrave; largement d&eacute;clin&eacute; par les Google, e-Bay ou Yahoo !. Le premier &agrave; l&rsquo;avoir compris est Marc Simoncini, le cr&eacute;ateur du site Meetic. 2000 : en pleine turbulence de la bulle Internet, il n&rsquo;h&eacute;site pas &agrave; miser 760 000 euros sur ce projet qui n&rsquo;utilise d&rsquo;ailleurs que la &laquo; love money &raquo; de quelques copains pour son d&eacute;marrage : un site o&ugrave; chacun peut enregistrer ses multiples envies de cadeaux. Sans le savoir, les internautes vont alimenter une gargantuesque base de donn&eacute;es de leurs multiples d&eacute;sirs. Leurs 850 000 profils se transforment vite en or aupr&egrave;s des annonceurs qui savent pr&eacute;cis&eacute;ment qui toucher et pourquoi.</p><p align="justify">Avec une toute nouvelle visibilit&eacute; sur les rendements : les deux associ&eacute;s Yseulys Costes et Thibaut Munier ne sont pas vraiment impressionn&eacute;s par le malstrom balayant par dizaine les jeunes soci&eacute;t&eacute;s Internet. Voil&agrave; 5 ans d&eacute;j&agrave; qu&rsquo;Yseulys est partie passer un MBA sur le marketing interactif &agrave; la Robert O. Anderson School, (Etats-Unis) apr&egrave;s un DEA de marketing et strat&eacute;gie &agrave; Dauphine. Elle est convaincue que le &laquo; on line &raquo; donne une tout autre dimension aux vieilles techniques publicitaires et marketing. &laquo; La collecte de donn&eacute;es sur Internet est notre savoir-faire : on apporte sur un plateau aux annonceurs des consommateurs largement identifi&eacute;s, on travaille la mati&egrave;re et on loue nos fichiers &agrave; des annonceurs comme Nespresso, on invente des jeux pour valoriser l&rsquo;interr&eacute;action. Avec la r&eacute;volution Internet, on peut d&eacute;sormais mesurer directement le rendement d&rsquo;un message publicitaire.</p><p align="justify">On travaille donc le CPM (co&ucirc;t pour 1 000) &raquo;, raconte cette universitaire qui n&rsquo;avait pas vraiment les g&egrave;nes de l&rsquo;entrepreneuriat : ses parents sont fonctionnaires. Elle est re&ccedil;ue comme chercheur invit&eacute; &agrave; la Harvard Business School puis enseigne le Marketing Interactif dans plusieurs &eacute;tablissements (HEC, ESSEC, universit&eacute; Paris-IX Dauphine). Auteur de nombreux ouvrages sur les th&egrave;mes du marketing on-line et des bases de donn&eacute;es, elle a &eacute;galement &eacute;t&eacute; pendant deux ans coordinatrice de l&rsquo;IAB France (Interactive Advertising Bureau).</p><p align="justify"><strong>Une strat&eacute;gie de rupture</strong></p><p align="justify">&laquo; Internet a provoqu&eacute; une vraie rupture d&rsquo;innovation dans ces deux mondes. Cela fait six ans que les grandes agences nous laissent un boulevard. Elles ont eu beaucoup de gentillesse &agrave; nous abandonner ce terrain. Nous avons actuellement une avance de 6 mois que nous nous effor&ccedil;ons de pr&eacute;server &raquo;, observe avec malice cet entrepreneur qui d&egrave;s le d&eacute;part compense l&rsquo;aridit&eacute; de ses recherches acad&eacute;miques par de multiples applications pratiques. Une vaste salle &agrave; manger dans les bureaux de la rue de Ch&acirc;teaudun rassemble des dipl&ocirc;m&eacute;s surdos&eacute;s &ndash; ing&eacute;nieurs, sociologues, statisticiens, d&eacute;veloppeurs, etc. &ndash;, afin de forger la culture maison.</p><p align="justify">&laquo; Contrairement &agrave; ce qui se passe dans les autres pays, en France les &eacute;tudes cloisonnent les savoirs. Souvent, les diff&eacute;rents sp&eacute;cialistes ne se comprennent pas et n&rsquo;utilisent pas le m&ecirc;me langage, alors nous cr&eacute;ons des expressions &agrave; nous &raquo;, s&rsquo;&eacute;tonne mademoiselle le PDG, toujours &agrave; la t&ecirc;te de 21,6 % du capital, si enthousiaste quand elle d&eacute;crit les gisements du &laquo; data mining &raquo;. Elle les exploite d&rsquo;ailleurs de deux fa&ccedil;ons, quasiment &agrave; &eacute;galit&eacute; de son chiffre d&rsquo;affaires pour la publicit&eacute; et pour le marketing. Le m&eacute;dia interactif permet aussi bien la conqu&ecirc;te de nouveaux chalands que leur fid&eacute;lisation. Pour Expedia : 1,2 million de profils pour un voyage &agrave; Venise sont ainsi collect&eacute;s en 35 jours pour un investissement des plus modestes. Alors que la f&eacute;e &laquo; Elisa &raquo;, une base de donn&eacute;es de 6 millions de consommateurs, est l&rsquo;instrument privil&eacute;gi&eacute; de la publicit&eacute;.</p><p align="justify">&laquo; On s&rsquo;amuse beaucoup, on d&eacute;friche, on est au tout d&eacute;but du ph&eacute;nom&egrave;ne, notamment sur l&rsquo;analyse des comportements. En fait, on fait un m&eacute;tier de fourmi qui a une forte dimension industrielle du fait des gros volumes trait&eacute;s : on exp&eacute;die 15 millions de mails par semaine. Mais dans le domaine des enqu&ecirc;tes qualitatives, on est encore largement en retard vis-&agrave;-vis des Etats-Unis &raquo;. Alors, comment acc&eacute;l&eacute;rer ? &laquo; L&rsquo;introduction en Bourse est un formidable acc&eacute;l&eacute;rateur de mutation. Apr&egrave;s 6 ans de travail, c&rsquo;est un v&eacute;ritable miroir tendu. Elle r&eacute;clame un travail d&rsquo;introspection en vous obligeant &agrave; donner une photo parfaite de votre soci&eacute;t&eacute;. Cela va nous faire gagner du temps pour notre croissance externe en Europe. &raquo; </p><p align="justify"><strong>Patrick Arnoux</strong></p>]]></description>
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         <category>médiatique</category>
         <pubDate>Thu, 18 May 2006 05:00:00 +0100</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Les grandes manoeuvres pour le contôle du Net</title>
         <description><![CDATA[<p align="justify">L'entreprise num&eacute;rique. La face cach&eacute;e des r&eacute;volutions technologiques par<strong> Josse Roussel</strong></p><p align="justify"><em>La loi sur le droit d&rsquo;auteur sur Internet renforce les &eacute;diteurs de logiciels. Toute innovation favorable au contenu num&eacute;rique ne pourra se faire qu&rsquo;avec leur accord.</em></p><p align="justify">L&rsquo;Assembl&eacute;e nationale a finalement adopt&eacute; le mercredi 17 mars dernier un texte favorisant l&rsquo;&eacute;mergence de plates-formes de t&eacute;l&eacute;chargement l&eacute;gales et payantes. Durant les d&eacute;bats parlementaires, deux points de vue se sont oppos&eacute;s : un Internet libertaire et festif contre une Toile payante et orient&eacute;e business. Au-del&agrave; de ces deux visions oppos&eacute;es de l&rsquo;Internet et de la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle des contenus num&eacute;risables (musique, cin&eacute;ma, textes, images, etc.), la controverse met en lumi&egrave;re la volont&eacute; des &eacute;diteurs de logiciels, avec Microsoft en t&ecirc;te d&rsquo;affiche, de contr&ocirc;ler le r&eacute;seau Internet.</p><p align="justify">Pour les g&eacute;ants du software, les r&eacute;glementations imposant un respect strict de la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle auront pour effet de contraindre les internautes &agrave; utiliser les logiciels qu&rsquo;ils &eacute;ditent, puisque seuls ces derniers seront techniquement et l&eacute;galement compatibles avec les mesures techniques de protection (DRM pour Digital Rights Management). Ainsi, l&rsquo;oligopole des &eacute;diteurs de logiciels disposera du renfort de la loi pour contr&ocirc;ler tous les &eacute;changes de contenus num&eacute;riques prot&eacute;g&eacute;s par le droit d&rsquo;auteur (musique, texte, vid&eacute;o).</p><p align="justify">Il jouira en cons&eacute;quence d&rsquo;une position privil&eacute;gi&eacute;e pour avoir la haute main sur le Net. Cette situation est dangereuse pour le d&eacute;veloppement du Net et la libert&eacute; des internautes. Les leaders du soft pourront sans difficult&eacute; &eacute;carter les solutions propos&eacute;es par les &eacute;diteurs de logiciels libres. Ainsi, des innovations technologiques majeures ne pourront se diffuser, faute d&rsquo;un accord avec les majors du logiciel. La libert&eacute; des internautes s&rsquo;en trouvera entrav&eacute;e. Ils ne pourront pas acc&eacute;der &agrave; de nouvelles solutions techniques innovantes.</p><p align="justify">Pis, tous leurs mouvements sur le Net seront syst&eacute;matiquement traqu&eacute;s par des mouchards num&eacute;riques ultraperformants. Ces derniers permettront de constituer des bases de donn&eacute;es aussi pr&eacute;cises que gigantesques. V&eacute;ritables mines d&rsquo;or marketing, elles n&rsquo;en constitueront pas moins une r&eacute;elle menace pour la vie priv&eacute;e. Une &eacute;ventualit&eacute; aussi catastrophique qu&rsquo;inacceptable. <br /></p>]]></description>
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         <category>judiciaire</category>
         <pubDate>Thu, 11 May 2006 05:00:00 +0100</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>La révolution des liens sponsorisés</title>
         <description><![CDATA[<p align="justify"><em>Cette forme de publicit&eacute; &laquo; sans risque &raquo; sur Internet conna&icirc;t un succ&egrave;s grandissant aupr&egrave;s des annonceurs : elle permet de g&eacute;n&eacute;rer du trafic, du recrutement de clients, et surtout de mesurer le rendement de son investissement.</em></p><p align="justify">&laquo; Pour ma publicit&eacute;, je ne passe plus que par Internet. 99 % de mes clients m&rsquo;ont connu gr&acirc;ce aux liens sponsoris&eacute;s &raquo;, attaque Philippe Rousselet, propri&eacute;taire du Mas du Chatelas, chambres d&rsquo;h&ocirc;tes dans la Dr&ocirc;me. Liens sponsoris&eacute;s, le mot est l&acirc;ch&eacute;. Invent&eacute;e en 1997 par l&rsquo;Am&eacute;ricain Overture (rachet&eacute; en juillet 2003 par Yahoo ! pour plus de 1,6 milliard de dollars), cette forme de publicit&eacute; essentiellement pr&eacute;sente sur les moteurs de recherche comme Google et Yahoo ! conna&icirc;t un succ&egrave;s grandissant aupr&egrave;s des annonceurs. Le syst&egrave;me ? Aussi simple qu&rsquo;efficace. Pour exister sur les moteurs de recherche, les sites Web doivent &ecirc;tre bien plac&eacute;s, autrement dit faire partie de la dizaine de sites, en haut de l&rsquo;&eacute;cran, &agrave; port&eacute;e de clic.</p><p align="justify">Or, il n&rsquo;y a pas de place pour tout le monde. Les moteurs de recherche font donc payer les emplacements favorables selon le syst&egrave;me des liens sponsoris&eacute;s. Les annonceurs leur ach&egrave;tent des mots cl&eacute;s ou des combinaisons de mots cl&eacute;s selon un syst&egrave;me d&rsquo;ench&egrave;res. Bien s&ucirc;r, plus un mot est recherch&eacute;, plus il co&ucirc;te cher, ce qui est par exemple le cas des expressions &laquo; voyages de charme &raquo; ou &laquo; DVD en solde &raquo;. Celui qui fera la meilleure ench&egrave;re passera avant les autres dans les r&eacute;sultats. En pratique, les mots cl&eacute;s achet&eacute;s prennent la forme de liens dits &laquo; sponsoris&eacute;s &raquo;, lesquels apparaissent &agrave; c&ocirc;t&eacute; des r&eacute;sultats &laquo; classiques &raquo; du moteur de recherche. Voil&agrave; pour le principe d&rsquo;une pratique pl&eacute;biscit&eacute;e par les annonceurs.</p><p align="justify"><strong>Pr&egrave;s de la moiti&eacute; des investissements de l&rsquo;e-pub</strong></p><p align="justify">Selon la derni&egrave;re &eacute;tude de PriceWaterhouseCoopers pour l&rsquo;IAB (Internet Advertising Bureau), ces liens commerciaux ont repr&eacute;sent&eacute; 41 % des 12,5 milliards de dollars du march&eacute; total de l&rsquo;e-pub aux Etats-Unis en 2005. Ils devancent les autres formes de publicit&eacute; : les banni&egrave;res (34 %) et les petites annonces (17 %). &laquo; En France, le d&eacute;collage des liens sponsoris&eacute;s a eu lieu l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re. Nous n&rsquo;avons pas encore de donn&eacute;es chiffr&eacute;es sur leur part de march&eacute; dans les investissements publicitaires des annonceurs sur Internet, s&rsquo;excuse J&eacute;r&ocirc;me de Labriffe, pr&eacute;sident de l&rsquo;IAB en France. Elles n&rsquo;atteindront probablement pas le niveau en valeur enregistr&eacute; aux Etats-Unis, mais les d&eacute;penses en liens sponsoris&eacute;s seront sans doute significatives en 2006 &raquo;, pr&eacute;voit-il. Selon Forrester, pr&egrave;s de la moiti&eacute; des d&eacute;penses des annonceurs sur la Toile fran&ccedil;aise devraient &ecirc;tre consacr&eacute;es aux liens sponsoris&eacute;s &agrave; horizon 2010.</p><p align="justify"><strong>Trois atouts cl&eacute;s</strong></p><p align="justify">&laquo; Les annonceurs augmentent de plus en plus leur budget consacr&eacute; &agrave; ces liens. Nos clients ach&egrave;tent en moyenne une cinquantaine d&rsquo;expressions cl&eacute;s &raquo;, explique Laura Bigot, de Synodiance, une agence sp&eacute;cialis&eacute;e dans l&rsquo;optimisation du trafic sur Internet qui compte parmi ses clients des soci&eacute;t&eacute;s comme Sony, Guerlain ou Groupama. Cet engouement s&rsquo;explique d&rsquo;une part du fait que les liens sponsoris&eacute;s garantissent de la visibilit&eacute;. &laquo; On n&rsquo;est pas dans une logique de campagne. En achetant des mots cl&eacute;s, l&rsquo;annonceur sait qu&rsquo;il sera continuellement visible sur notre moteur &raquo;, avance Bertrand Jonquois, directeur France de Yahoo Search Marketing, anciennement Overture. Seconde raison, laquelle est sans doute l&rsquo;une des plus importantes : l&rsquo;annonceur ne prend pas de risque.</p><p align="justify">C&rsquo;est le syst&egrave;me du &laquo; pay-per-performance &raquo;. Qu&rsquo;il s&rsquo;appelle Coca-Cola ou le Mas du Chatelas, le paiement ne s&rsquo;effectue que si l&rsquo;internaute clique sur le lien achet&eacute;. &laquo; Le ticket d&rsquo;entr&eacute;e est de 50 euros, et le clic a un prix de base de 0,15 euro qui monte jusqu&rsquo;&agrave; quelques euros pour les mots cl&eacute;s les plus populaires &raquo;, explique Bertrand Jonquois.</p><p align="justify">Les tarifs semblent incitatifs. Mais attention toutefois &agrave; l&rsquo;envol&eacute;e des prix : selon e-Marketer, le co&ucirc;t par clic moyen chez Google aurait augment&eacute; de pr&egrave;s de 25 % pour d&eacute;passer 1,6 dollar en 2005. Chez Yahoo ! Search Marketing, l&rsquo;augmentation serait de 30,1 %, &agrave; 1,34 dollar. Il n&rsquo;emp&ecirc;che, les liens sponsoris&eacute;s gardent de sacr&eacute;s avantages aux yeux des annonceurs. Le troisi&egrave;me d&rsquo;entre eux est qu&rsquo;il permet la mesurabilit&eacute; imm&eacute;diate du rendement. Le retour sur investissement est facile &agrave; calculer. &laquo; Combien j&rsquo;ai investi et combien &ccedil;a me rapporte, les annonceurs adorent ! Et seul Internet le permet r&eacute;ellement &raquo;, jubile Bertrand Jonquois. Enfin, dernier avantage des liens sponsoris&eacute;s qui d&eacute;coule du pr&eacute;c&eacute;dent. Cette forme publicitaire autorise souplesse et flexibilit&eacute; des investissements. L&rsquo;annonceur peut ma&icirc;triser et ajuster ses d&eacute;penses en temps r&eacute;el dans une logique de ciblage.</p><p align="justify"><strong>&laquo; Ils ne sont qu&rsquo;une brique de la strat&eacute;gie de communication &raquo;</strong></p><p align="justify">&laquo; Il faut se m&eacute;fier des effets de mode des liens sponsoris&eacute;s, temp&egrave;re J&eacute;r&ocirc;me de Labriffe. Ils ne sont qu&rsquo;une brique de la strat&eacute;gie de communication des annonceurs. &raquo; La raison ? les liens sponsoris&eacute;s ne font pas tout. &laquo; Ce type de communication tr&egrave;s efficace pour effectuer du recrutement clients ne permet pas de valoriser une marque comme peut le faire une banni&egrave;re ou une vid&eacute;o Internet &raquo;, ajoute le responsable de l&rsquo;IAB en France.</p><p align="justify">Un avis que partage Laura Bigot, de Synodiance, une agence sp&eacute;cialis&eacute;e dans l&rsquo;optimisation du trafic sur Internet : &laquo; Le lien sponsoris&eacute; n&rsquo;a pas pour but de g&eacute;n&eacute;rer de la notori&eacute;t&eacute;, mais plut&ocirc;t du trafic et du recrutement &raquo;. Pour &ecirc;tre performant, l&rsquo;annonceur devra investir dans un suivi quasi quotidien de surveillance de ses mots cl&eacute;s, des taux de clics et des taux de transformation. &laquo; Il y a une m&eacute;canique des liens sponsoris&eacute;s &agrave; ma&icirc;triser pour l&rsquo;achat des bons mots cl&eacute;s et pour un reporting efficace avec des outils de tracking ou de statistique de trafic &raquo;, d&eacute;taille J&eacute;r&ocirc;me de Labriffe.</p><p align="justify">Accessible &agrave; tous &agrave; petit prix, le march&eacute; des liens sponsoris&eacute;s est plus complexe qu&rsquo;il n&rsquo;y para&icirc;t. Cela a donn&eacute; naissance &agrave; des strat&eacute;gies de Keyword marketing visant &agrave; assurer le retour sur investissement optimal en fonction des mots cl&eacute;s. Mieux vaut &eacute;galement s&rsquo;y conna&icirc;tre un peu en informatique et Internet. &laquo; Ce n&rsquo;&eacute;tait pas &eacute;vident au d&eacute;but, conc&egrave;de Philippe Rousselet. Mais je ne regrette pas &raquo;, conclut le propri&eacute;taire de nos chambres d&rsquo;h&ocirc;tes dans la Dr&ocirc;me. C&rsquo;est sans doute le principal.</p><p align="justify"><strong>Edouard Laugier</strong></p>]]></description>
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         <category>médiatique</category>
         <pubDate>Thu, 04 May 2006 05:00:00 +0100</pubDate>
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         <title>Web 2.0, l’internaute devient contre-pouvoir</title>
         <description><![CDATA[<p align="justify"><em>Les internautes sont d&eacute;sormais le centre de gravit&eacute; du Web. Jadis cantonn&eacute; aux blogs et autres Wiki, leur besoin d&rsquo;expression devient un pouvoir &eacute;conomique. Un ph&eacute;nom&egrave;ne que les g&eacute;ants du Web ne pouvaient ignorer plus longtemps.</em></p><p align="justify">Attention, mutation en vue. Une d&eacute;cennie apr&egrave;s &ecirc;tre discr&egrave;tement arriv&eacute; en France et une bulle Internet plus tard, le Net entame un nouveau cycle : le Web 2.0. Derri&egrave;re cette appellation se cache ni une deuxi&egrave;me mouture, ni un logiciel, ni une marque en particulier. Par opposition &agrave; son a&icirc;n&eacute;e, le 1.0, cette deuxi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration est celle o&ugrave; les leaders ne sont plus les entreprises mais les internautes. Ces derniers ont chang&eacute; de statut. Ils sont d&eacute;sormais actifs, participent, &eacute;crivent, publient, critiquent et partagent. Massivement et facilement. Ils sont &agrave; la fois contributeurs et b&eacute;n&eacute;ficiaires. Bref, ils font Internet. C&rsquo;est le people power. Voil&agrave; pour le principe. La d&eacute;signation de Web 2.0 s&rsquo;est naturellement impos&eacute;e par le biais d&rsquo;un implacable buzz marketing propre au r&eacute;seau Internet.</p><p align="justify"><strong>Le ph&eacute;nom&egrave;ne Wikip&eacute;dia</strong></p><p align="justify">Depuis un peu plus d&rsquo;une ann&eacute;e, des sites d&eacute;di&eacute;s aux internautes fleurissent sur le Web. C&rsquo;est tout d&rsquo;abord l&rsquo;effet blog, ces sortes de journaux intimes num&eacute;riques dont le nombre est difficilement quantifiable (plus de 30 millions selon Technorati, sorte de Google du blog, en r&eacute;alit&eacute; probablement bien plus). Mais ce n&rsquo;est pas tout. Le 2.0 a aussi donn&eacute; naissance &agrave; toute une s&eacute;rie de nouveaux services promus par une nouvelle g&eacute;n&eacute;ration de start-up. Wikipedia en est la figure embl&eacute;matique. Bas&eacute;e sur un mode collaboratif, cette encyclop&eacute;die permet &agrave; tout internaute de publier ses connaissances pour enrichir une base de donn&eacute;es tr&egrave;s structur&eacute;e, donc facile d&rsquo;utilisation en mati&egrave;re de recherche. R&eacute;sultat, de l&rsquo;histoire de BMW &agrave; la Constitution de la ve R&eacute;publique en passant par la bio de Madonna ou aux diff&eacute;rentes formes du marketing, il y en a pour tous les go&ucirc;ts. Et &ccedil;a marche. Dans son bilan annuel de l&rsquo;Internet, l&rsquo;institut d&rsquo;&eacute;tudes M&eacute;diam&eacute;trie confirme l&rsquo;engouement des Fran&ccedil;ais pour la version tricolore de cette encyclop&eacute;die collaborative d&rsquo;origine am&eacute;ricaine.</p><p align="justify">En un an, Wikipedia est pass&eacute; du 145e au 28e rang des sites fran&ccedil;ais, avec plus de 2,4 millions de visiteurs uniques par mois, devant Allocin&eacute;, et plus tr&egrave;s loin de g&eacute;ants des m&eacute;dias comme France T&eacute;l&eacute;visions ou M6. &laquo; Sur le Web 2.0, l&rsquo;internaute est au centre. Le mouvement a d&eacute;but&eacute; aux Etats-Unis avec les blogs et les wiki. Dans leur sillage, des dizaines de nouvelles soci&eacute;t&eacute;s ont vu le jour &raquo;, confirme Gr&eacute;gory Olivier, directeur de la communication grand public de chez MSN France. Leurs noms ? Del.icio.us ou Blinklist, deux services permettant de partager ses favoris, Digg.com, un site d&rsquo;actualit&eacute; o&ugrave; les internautes mettent en avant eux-m&ecirc;mes articles et informations, Flickr qui permet de publier et partager ses photos, YouTube, pour publier ses vid&eacute;os, et surtout Myspace, la plus connue des plateformes communautaires sur laquelle pr&egrave;s de 60 millions d&rsquo;utilisateurs partagent leurs exp&eacute;riences et leurs avis, voire leur journ&eacute;e et soir&eacute;e, sur des sujets divers et vari&eacute;s.</p><p align="justify"><strong>Le networking social, ph&eacute;nom&egrave;ne majeur</strong></p><p align="justify">Les succ&egrave;s de ces nouveaux services n&rsquo;ont pas &eacute;chapp&eacute; aux leaders du Web. &laquo; Les gens passent de plus en plus de temps sur Internet, 20 heures en moyenne par mois, rappelle Antoine Duarte, le PDG de Yahoo ! France. Ils sont de plus en plus pr&eacute;sents sur les blogs et les plateformes d&rsquo;&eacute;change. Lire les avis des autres, d&eacute;battre et partager ses opinions s&rsquo;est impos&eacute; dans les habitudes de consommation. Il &eacute;tait naturel pour nous d&rsquo;y venir. &raquo; Et Yahoo 360, plateforme communautaire alliant des outils de blogs, de messagerie instantan&eacute;e et de partage de musique ou de photos, a vu le jour. Pour appuyer sa d&eacute;marche, l&rsquo;Am&eacute;ricain a aussi effectu&eacute; des op&eacute;rations de croissance externe en s&rsquo;offrant en ces derniers mois les 300 000 utilisateurs de Del.icio.us et les quelque 270 000 de Flickr. &laquo; Ces acquisitions permettent au groupe d&rsquo;acc&eacute;l&eacute;rer sa croissance en proposant des nouveaut&eacute;s qui viennent compl&eacute;ter un socle de services ayant d&eacute;j&agrave; fait ses preuves, ajoute Antoine Duarte.</p><p align="justify">Pendant les manifestations contre le CPE, des milliers de photos ont &eacute;t&eacute; publi&eacute;es sur Flickr. Les gens ont un besoin d&rsquo;expression. &raquo; Un besoin qui devient r&eacute;alit&eacute; sur Internet o&ugrave; le &laquo; social networking &raquo; est devenu un ph&eacute;nom&egrave;ne majeur. &laquo; Internet &eacute;volue vers plus de lien social, constate aussi Gr&eacute;gory Olivier de MSN. L&rsquo;internaute est au centre du Web et tous les services &agrave; sa disposition doivent &ecirc;tre interconnect&eacute;s. &raquo; Pour les g&eacute;ants de l&rsquo;Internet, ne pas aller vers ce networking social non professionnel serait une erreur. Quitte &agrave; payer le prix fort comme Rupert Murdoch, qui a d&eacute;bours&eacute; 580 millions de dollars pour s&rsquo;offrir Myspace.com et ses millions de blogs et outils de partage tr&egrave;s fr&eacute;quent&eacute;s par les adolescents.</p><p align="justify"><strong>Edouard Laugier</strong></p><p align="justify"><strong>Les annonceurs ne sont plus ma&icirc;tres &agrave; bord</strong></p><p align="justify">&laquo; Avec le Web 2.0, les annonceurs ont perdu le pouvoir absolu. En deux clics de souris, il est en effet possible d&rsquo;avoir les opinions des clients, autrement dit de passer du discours de la marque &agrave; la r&eacute;alit&eacute; &raquo;, pr&eacute;vient Pascal Nessim, copr&eacute;sident de l&rsquo;agence m&eacute;dia Publicis Net. Sur Internet, le consommateur compare, arbitre, salue, mais aussi critique. Ce qui n&rsquo;est pas sans cons&eacute;quence pour les marques. Apple a par exemple &eacute;t&eacute; oblig&eacute; de remplacer les batteries d&eacute;faillantes de son baladeur iPod suite &agrave; un blog d&rsquo;un acheteur m&eacute;content.</p><p align="justify">Quant &agrave; la marque de cadenas Kryptonite, elle est pass&eacute;e sans le vouloir sur CNN. La cha&icirc;ne reprenant la vid&eacute;o d&rsquo;un bloggeur montrant un cadenas ouvert avec un simple stylo &agrave; bille ! &laquo; Les acheteurs et les clients sont rassur&eacute;s par les avis des autres qu&rsquo;ils trouvent sur les blogs et les sites Web. Les annonceurs doivent donc int&eacute;grer ce qui se passe sur Internet dans leur strat&eacute;gie de communication &raquo;, explique Philippe Simonet. Selon le cabinet d&rsquo;&eacute;tude am&eacute;ricain Outsell, les annonceurs se tournent de plus en plus vers les blogs.</p><p align="justify">Ces derniers entendent en effet augmenter significativement (46 %) leurs d&eacute;penses sur ce type de site. &laquo; C&rsquo;est dans leur int&eacute;r&ecirc;t, estime Pascal Nessim. Le Web 2.0 en g&eacute;n&eacute;ral, et les blogs en particulier, sont de formidables leviers de communication, car ils permettent de faire remonter des informations sur une marque ou un produit. De plus &ccedil;a donne une bonne image d&rsquo;ouverture, de partage et de dialogue de l&rsquo;entreprise. &raquo; Reste toutefois &agrave; accepter la critique.</p><p align="justify"><strong>Ed.L.</strong></p>]]></description>
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         <category>économique</category>
         <pubDate>Thu, 13 Apr 2006 05:00:00 +0100</pubDate>
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         <title>La coconception, un défi pour le droit d’auteur</title>
         <description><![CDATA[<p align="justify"><strong>Les nouvelles fronti&egrave;res du marketing par Thierry Maillet<br /><br /></strong>Les nouveaux m&eacute;dias bouleversent la cha&icirc;ne de valeur traditionnelle.<br /><br />Nos soci&eacute;t&eacute;s passent de l&rsquo;univers du physique &agrave; l&rsquo;univers du vivant, affirme Ren&eacute; Passet, professeur &agrave; la Sorbonne. Cette &eacute;volution a une cons&eacute;quence r&eacute;elle sur le monde &eacute;conomique. La soci&eacute;t&eacute; industrielle &eacute;tait bas&eacute;e sur l&rsquo;&eacute;change de biens physiques, puis de services finis et prot&eacute;g&eacute;s par un savoir-faire, voire un droit d&rsquo;auteur. Or, les nouvelles technologies permettent de rendre la mati&egrave;re vivante, et d&egrave;s lors, des interactions successives et compl&eacute;mentaires participent de l&rsquo;&eacute;laboration finale du produit. Les diff&eacute;rents stades de production &eacute;taient hier int&eacute;gr&eacute;s dans une cha&icirc;ne de valeur.</p><p align="justify">Aujourd&rsquo;hui, en informatique, quatre stades coexistent dans la cha&icirc;ne de l&rsquo;&eacute;laboration. Les deux premiers stades sont traditionnels : Apple prot&egrave;ge son code source et int&egrave;gre le maximum de composants dans sa cha&icirc;ne de production, mais d&eacute;j&agrave;, le monde PC ouvre ses codes au maximum d&rsquo;intervenants et Microsoft vient de r&eacute;v&eacute;ler son code source sous la pression des autorit&eacute;s de la concurrence europ&eacute;ennes. Les deux stades suivants sont innovants et remettent en cause le droit d&rsquo;auteur.</p><p align="justify">Les nouveaux outils de communication et de commerce en ligne, tels eBay, Google ou Amazon, d&eacute;l&egrave;guent le maximum de t&acirc;ches &agrave; leurs clients qui sont en m&ecirc;me temps leurs fournisseurs d&rsquo;information. Cr&eacute;ateurs de richesse, ces entrepreneurs ne savent o&ugrave; se situer par rapport aux d&eacute;finitions traditionnelles des droits du travail et du commerce, comme en attestent les poursuites engag&eacute;es par les Urssaf contre un &eacute;ventuel travail dissimul&eacute;.</p><p align="justify">Enfin, le quatri&egrave;me stade est le logiciel libre. De Wikipedia, l&rsquo;encyclop&eacute;die universelle qui n&rsquo;appartient &agrave; personne en particulier et &agrave; tout le monde en g&eacute;n&eacute;ral, au portail Firefox lanc&eacute; par la Fondation Mozilla (et non une soci&eacute;t&eacute; commerciale), et qui compte d&eacute;j&agrave; 50 millions d&rsquo;utilisateurs dans le monde &ndash; dont la Gendarmerie nationale qui a annonc&eacute; abandonner Internet Explorer pour ce nouveau portail. Sans oublier Linux, qui a &eacute;corn&eacute; l&rsquo;image en m&ecirc;me temps que le chiffre d&rsquo;affaires de Microsoft, gr&acirc;ce au premier logiciel libre, progressivement enrichi par ses utilisateurs devenant &agrave; la fois copropri&eacute;taires et coconcepteurs d&rsquo;un produit qui paradoxalement ne leur appartient pas. Cette &eacute;volution radicale vers la coconception des produits est amen&eacute;e &agrave; toucher de nombreux secteurs d&rsquo;activit&eacute;, et la prise de conscience ne doit pas &ecirc;tre retard&eacute;e, comme elle le fut par les professionnels de l&rsquo;information &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des blogs. </p>]]></description>
         <link>http://www.nouveleco.net/internet_et_e_business/2006/04/#000262</link>
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         <category>économique</category>
         <pubDate>Thu, 13 Apr 2006 05:00:00 +0100</pubDate>
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         <title>Une « agence intellectuelle » sur la Toile</title>
         <description><![CDATA[<p align="justify"><em>Ni club, ni blog, Telos. eu, premi&egrave;re &laquo; agence intellectuelle &raquo; sur le Net, cr&eacute;&eacute;e par Zaki Laidi et b&eacute;n&eacute;ficiant de parrains inattendus, exp&eacute;rimente une nouvelle fa&ccedil;on de penser ensemble. Premiers pas.</em></p><p align="justify">C&rsquo;est une esp&egrave;ce rare, donc pr&eacute;cieuse. Pour le bien commun de la cit&eacute;, certains intellectuels n&rsquo;ont de cesse de faire sortir la recherche de sa tour d&rsquo;ivoire. Avec Telos. eu, une &laquo; agence intellectuelle &raquo; qu&rsquo;il a ouverte sur la Toile &agrave; la fin de 2005, Zaki Laidi, chercheur au Centre d&rsquo;&eacute;tudes et de recherches internationales (Ceri) et professeur &agrave; Sciences-Po, apporte une pierre originale. Son dispositif mise sur la r&eacute;activit&eacute;. &laquo; Le comit&eacute; &eacute;ditorial sollicite des points de vue en fonction des sujets dominants. Nous ne cherchons pas de &ldquo;grandes signatures&rdquo;, mais des contributions de qualit&eacute; &raquo;, explique Laidi. Et &ccedil;a marche. En trois mois, plus de 70 auteurs ont fourni des contributions sur des th&egrave;mes aussi vari&eacute;s que l&rsquo;OMC, le patriotisme &eacute;conomique, le code du travail, la directive Bolkestein&hellip; Quelques esprits connus (Pascal Lamy, Elie Cohen, Bernard Brunhes&hellip;) en c&ocirc;toient d&rsquo;autres moins familiers. Puisant dans le vivier des centres de recherche de l&rsquo;Universit&eacute; fran&ccedil;aise, Telos &eacute;largit son cercle bien au-del&agrave; de l&rsquo;Hexagone.</p><p align="justify">Les motivations des auteurs ? Elles ne sont pas financi&egrave;res, les articles n&rsquo;&eacute;tant pas pay&eacute;s. Les contributeurs gagnent surtout un surcro&icirc;t de visibilit&eacute;, par-del&agrave; l&rsquo;isolement de leur bureau. Dans le m&ecirc;me esprit que le c&eacute;l&egrave;bre &laquo; projet syndicate &raquo; am&eacute;ricain, les textes commencent &agrave; &ecirc;tre repris par les journaux. Telos affiche clairement son positionnement : r&eacute;formiste ! Ses parrains &ndash; Pascal Lamy, Anthony Giddens (le th&eacute;oricien de la troisi&egrave;me voie blairiste), Louis Schweitzer, Agn&egrave;s Touraine ou Lionel Zinsou, banquier chez Rothschild &ndash; assument sans ambigu&iuml;t&eacute; cette filiation. &laquo; Nous ne publierons pas de point de vue altermondialiste. Telos ne doit pas &ecirc;tre une auberge espagnole de la pens&eacute;e. Nos valeurs : l&rsquo;acceptation de l&rsquo;&eacute;conomie ouverte comme la reconnaissance sans tabou des blocages de la soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise &raquo;, explique Zaiki Laidi, politologue sp&eacute;cialiste de la mondialisation. Une telle fermet&eacute; pourrait laisser imaginer une certaine raideur doctrinale &laquo; bien-pensante &raquo;, en d&eacute;phasage avec la rumeur du monde. Crainte renforc&eacute;e par le refus de jouer l&rsquo;interactivit&eacute; dans l&rsquo;esprit des blogs en acceptant n&rsquo;importe quelle contribution. Appr&eacute;hension d&eacute;mentie par la vari&eacute;t&eacute; des textes mis en ligne. L&rsquo;affaire du CPE a par exemple donn&eacute; lieu les semaines pass&eacute;es &agrave; une vari&eacute;t&eacute; assez r&eacute;jouissante d&rsquo;analyses argument&eacute;es. Provisoirement conclue par un papier de St&eacute;phane Carcillo, ma&icirc;tre de conf&eacute;rences &agrave; Paris I, ayant pour titre : &laquo; M&ecirc;me si le CPE est retir&eacute;, les syndicats devront bouger&hellip; &raquo;.</p><p align="justify"><strong>Philippe Plassart</strong> </p>]]></description>
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         <category>intellectuel</category>
         <pubDate>Thu, 13 Apr 2006 05:00:00 +0100</pubDate>
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