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    <title>Leclerc, la formule gagnant - gagnant</title>
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    <published>2005-11-17T15:10:46Z</published>
    <updated>2006-06-21T15:56:42Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[Une strat&eacute;gie de prix bas immuable, un pr&eacute;sident au discours de militant de la vie moins ch&egrave;re, et des concepts de vente en perp&eacute;tuel renouvellement : le groupement des centres Leclerc dispose de bons atouts pour combattre la morosit&eacute; ambiante.]]></summary>
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        <![CDATA[<p class="MsoNormal" align="justify">Une strat&eacute;gie de prix bas immuable, un pr&eacute;sident au discours de militant de la vie moins ch&egrave;re, et des concepts de vente en perp&eacute;tuel renouvellement : le groupement des centres Leclerc dispose de bons atouts pour combattre la morosit&eacute; ambiante. R&eacute;sultat : son chiffre d&rsquo;affaires ne cesse de cro&icirc;tre (+1,7 % &agrave; fin ao&ucirc;t) et sa part de march&eacute; de 17 % le place en t&ecirc;te d&rsquo;un secteur pourtant r&eacute;put&eacute; sinistr&eacute;.</p><p class="MsoNormal" align="justify">Michel-Edouard Leclerc se frotte les mains. Le Bureau d&rsquo;informations et de pr&eacute;visions &eacute;conomiques est formel, l&rsquo;embellie n&rsquo;est pas pour demain, les d&eacute;penses incompressibles augmentant plus vite que le revenu disponible (+4,9 % en 2005 contre seulement +3 %). Moralit&eacute; : le positionnement de son enseigne n&rsquo;en est que plus l&eacute;gitime. &laquo; A ceux qui d&eacute;clarent qu&rsquo;il est temps de sortir de la dictature des prix bas, nous r&eacute;pondons non ! &raquo;, mart&egrave;le-t-il. Les chiffres lui donnent raison.</p><p class="MsoNormal" align="justify">Sur les 8 premiers mois de l&rsquo;ann&eacute;e, les centres Leclerc ont ainsi vu leur chiffre d&rsquo;affaires global progresser de 2,5 % &agrave; 15,8 milliards d&rsquo;euros hors carburant, tandis qu&rsquo;en France, la hausse &eacute;tait de 1,7 % &agrave; 14,9 milliards lorsque, toutes enseignes confondues, le segment des hypers reculait de 0,9 % Et le chiffre d&rsquo;affaires n&rsquo;est pas le seul motif de satisfaction. Sur la m&ecirc;me p&eacute;riode, le taux de fid&eacute;lit&eacute; (part du budget alimentaire consacr&eacute;e par le client &agrave; une enseigne) du groupement progressait de 1,8 point &agrave; 30,8 % et, surtout, sa part de march&eacute; gagnait 0,5 % &agrave; 17 %, lui permettant de devancer ainsi largement le num&eacute;ro 2 du march&eacute;, Carrefour, qui stagne &agrave; 14,6 %. </p><p class="MsoNormal" align="justify">De quoi conforter le pr&eacute;sident du groupement dans sa volont&eacute; de rester &laquo; moins cher sur tout &raquo;, l&rsquo;entr&eacute;e de gamme, les marques de distributeur et les marques nationales&hellip; Un combat de tous les instants depuis que son concurrent direct, Carrefour, a lui aussi d&eacute;cid&eacute; de faire des prix bas son cheval de bataille. Etre &laquo; moins cher sur tout &raquo;&hellip; ce qui est comparable</p><p class="MsoNormal" align="justify">&laquo; La strat&eacute;gie de Carrefour consiste &agrave; se montrer tr&egrave;s agressif sur certains produits et sur certaines zones de chalandise, ce qui lui permet alors d&rsquo;&ecirc;tre moins cher que Leclerc, souligne un analyste. Les adh&eacute;rents Leclerc s&rsquo;en inqui&egrave;tent et matraquent leurs marges pour maintenir leur leadership sur les prix mais globalement, Leclerc reste l&rsquo;enseigne la moins ch&egrave;re m&ecirc;me si, comme tous les acteurs du secteur, elle sait sans aucun doute se m&eacute;nager de tr&egrave;s belles marges sur certaines r&eacute;f&eacute;rences en provenance de pays comme la Chine par exemple&hellip; </p><p class="MsoNormal" align="justify">L&rsquo;essentiel est de rester le moins cher sur tout ce qui est comparable, c&rsquo;est-&agrave;-dire les marques nationales et, dans une moindre mesure, les MDD. &raquo; Mais qu&rsquo;on ne s&rsquo;y trompe pas : Michel-Edouard Leclerc a beau marteler depuis des ann&eacute;es ses m&ecirc;mes messages sur les prix, il n&rsquo;a rien d&rsquo;un m&eacute;c&egrave;ne. &laquo; Si nous sommes sur cette culture du prix bas, c&rsquo;est parce que les retomb&eacute;es financi&egrave;res sont l&agrave; ! &raquo;, souligne-t-il avant d&rsquo;expliquer : &laquo; La strat&eacute;gie Leclerc est capitalistique mais elle est fond&eacute;e sur la valorisation du patrimoine &agrave; long terme. M&ecirc;me si cette politique de prix bas contraint nos adh&eacute;rents &agrave; gagner un peu moins pendant deux ans, la valeur de leur fonds de commerce s&rsquo;en trouve accrue puisque cela leur permet de creuser l&rsquo;&eacute;cart avec la concurrence. C&rsquo;est cela notre calcul.</p><p class="MsoNormal" align="justify">Les enseignes int&eacute;gr&eacute;es, elles, n&rsquo;ont pas le temps de mener cette politique sur le long terme. Chez nous, ce ne sont pas les financiers qui fixent les prix. &raquo; Et tant pis si cette libert&eacute; de mouvement se paye par un net retard sur la concurrence &agrave; l&rsquo;international, Leclerc n&rsquo;&eacute;tant pour l&rsquo;heure pr&eacute;sent que dans quelques pays d&rsquo;Europe (Italie, Pologne, Espagne, Portugal, Slov&eacute;nie) faute de capitaux suffisants&hellip;</p><p class="MsoNormal" align="justify">Pour 2005, Michel-Edouard Leclerc pr&eacute;voit un chiffre d&rsquo;affaires de 30 milliards d&rsquo;euros, soit une progression de 5 % par rapport &agrave; l&rsquo;ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente, et il entend bien maintenir ce rythme sur 2006. Quant au r&eacute;sultat net de l&rsquo;entreprise avant imp&ocirc;ts, il est pour l&rsquo;heure de 3,2 %, mais la strat&eacute;gie de prix bas privil&eacute;gi&eacute;e par l&rsquo;enseigne impliquera n&eacute;cessairement une r&eacute;duction des marges au cours des prochains mois. Le patron du groupement le sait et se dit pr&ecirc;t &agrave; fournir cet effort &agrave; condition de ne pas &ecirc;tre le seul &agrave; y consentir&hellip; &laquo; nous n&rsquo;allons pas baisser nos marges pour engraisser des groupes du CAC 40 ! lance-t-il. En revanche, nous sommes pr&ecirc;ts &agrave; les accompagner sur leur baisse des prix pour que, ensemble, nous gagnions en volume et donc en parts de march&eacute;. &raquo; Hard discount et MDD : deux armes de dissuasion massive</p><p align="justify">Pour l&rsquo;enseigne, l&rsquo;&eacute;volution de la loi Galland &ndash; qui pr&eacute;voit une diminution du seuil de revente &agrave; perte et des marges arri&egrave;re limit&eacute;es &agrave; 20 % du tarif officiel au 1er janvier 2006 et &agrave; 15 % l&rsquo;ann&eacute;e suivante &ndash; ouvre de nouveaux horizons. Pas illimit&eacute;s, certes, mais suffisants pour lui permettre d&rsquo;intensifier la pression sur ses fournisseurs de grandes marques et, surtout, creuser l&rsquo;&eacute;cart avec la concurrence. &laquo; L&rsquo;amendement de la loi Galland met la balle dans le camp des fournisseurs mais pour l&rsquo;heure, les grandes marques nous ont annonc&eacute; des hausses tarifaires allant de +5 &agrave; +17 %, indique Michel-Edouard Leclerc.</p><p align="justify">La n&eacute;gociation s&rsquo;annonce donc ardue car nous sommes convaincus que le prix reste la cl&eacute; de la demande et nous comptons bien pers&eacute;v&eacute;rer dans cette direction. Nos fournisseurs vont donc devoir arbitrer&hellip; &raquo; Pour lui l&rsquo;affaire est entendue : soit les fabricants choisissent de soutenir la politique tarifaire de Leclerc et profitent de la marge de man&oelig;uvre que leur offre l&rsquo;&eacute;volution de la loi pour ajuster leurs prix, soit l&rsquo;enseigne &laquo; jouera &agrave; fond la carte des marques de distributeurs (MDD) &raquo;. Celles-ci repr&eacute;sentent d&eacute;j&agrave; 28 % en valeur des ventes de Leclerc et pourraient monter rapidement &agrave; 33 %. Au d&eacute;triment des marques nationales bien s&ucirc;r&hellip;</p><p align="justify">Pour l&rsquo;heure, Michel-Edouard Leclerc renonce &agrave; son autre moyen de pression : le lancement d&rsquo;une cha&icirc;ne de magasins hard discount. Projet qu&rsquo;il avait menac&eacute; de mettre &agrave; ex&eacute;cution si le gouvernement ne revenait pas &agrave; une plus grande libert&eacute; tarifaire. Certains adh&eacute;rents ouvriront bien des points de vente hard discount sous l&rsquo;enseigne Leclerc Express d&rsquo;ici la fin de l&rsquo;ann&eacute;e, mais il s&rsquo;agira davantage d&rsquo;initiatives priv&eacute;es que d&rsquo;une strat&eacute;gie nationale &eacute;manant de la centrale. Les espaces de vente sp&eacute;cialis&eacute;s : un atout suppl&eacute;mentaire - Premi&egrave;re enseigne &agrave; investir dans la diversification des concepts de vente, Leclerc a tr&egrave;s t&ocirc;t multipli&eacute; les initiatives. Une strat&eacute;gie qui lui a permis d&rsquo;enrichir ses magasins &ndash; g&eacute;n&eacute;ralistes par d&eacute;finition &ndash; d&rsquo;une dimension sp&eacute;cialis&eacute;e in&eacute;dite dans l&rsquo;univers de la grande distribution.</p><p align="justify">Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;enseigne dispose de 9 espaces de vente th&eacute;matiques (L&rsquo;Auto, Brico-Leclerc, Espaces Culturels, Leclerc Voyages, Man&egrave;ge &agrave; bijoux, Parapharmacie, Parfumerie, Sport et stations-service) qui affichaient tous fin ao&ucirc;t des chiffres d&rsquo;affaires en hausse de +3,7 % pour le Man&egrave;ge &agrave; bijoux et &agrave; + 21,1 % pour la parfumerie. Ces succ&egrave;s encouragent le charismatique leader &agrave; enrichir encore la formule. L&rsquo;enseigne vient ainsi de s&rsquo;offrir son propre site d&rsquo;embouteillage d&rsquo;eau de source, l&rsquo;usine Aquamark, pr&egrave;s de Clermont-Ferrand. Cet investissement &ndash; 28 millions d&rsquo;euros &ndash; devrait lui permettre de vendre sous sa marque 300 millions de litres d&rsquo;eau par an. Le groupement annonce en outre des ambitions dans le secteur optique. Un domaine &agrave; fort potentiel pour des sp&eacute;cialistes du prix bas puisque, selon Michel-Edouard Leclerc, il reste pour l&rsquo;heure &laquo; tr&egrave;s cloisonn&eacute; &raquo; et donc &laquo; tr&egrave;s peu concurrenc&eacute; &raquo;&hellip;</p><p align="justify"><strong>Caroline Castets</strong></p>]]>
        
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