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    <title>Communication &amp; Média</title>
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    <title>PROGRAMME SOCIALISTE , 1981 en miniature</title>
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    <published>2006-06-15T04:00:00Z</published>
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    <summary><![CDATA[Redistribuer avant de produire : le premier secr&eacute;taire du PS, Fran&ccedil;ois Hollande, &eacute;value &agrave; 2 % du PIB la charge financi&egrave;re d&rsquo;un projet qui, comme il y a 25 ans, repose sur le pari de la croissance &eacute;conomique.]]></summary>
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        <![CDATA[<p align="justify"><em>Redistribuer avant de produire : le premier secr&eacute;taire du PS, Fran&ccedil;ois Hollande, &eacute;value &agrave; 2 % du PIB la charge financi&egrave;re d&rsquo;un projet qui, comme il y a 25 ans, repose sur le pari de la croissance &eacute;conomique.</em></p><p align="justify">Les socialistes auraient-ils invent&eacute; la machine &agrave; remonter le temps et &agrave; rajeunir ? On pourrait le croire, &agrave; lire le projet commun mis au point par le bureau national du Parti socialiste en vue de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 2007. Il y flotte comme un air de 1981. Il y a vingt-cinq ans, les socialistes proclamaient leur intention de &laquo; changer la vie &raquo;. En 2006, ils veulent &laquo; R&eacute;ussir ensemble le changement &raquo;. Il y a un quart de si&egrave;cle, la gauche unie programmait la nationalisation d&rsquo;un quart de l&rsquo;industrie. Aujourd&rsquo;hui, la rue Solf&eacute;rino veut r&eacute;introduire la &laquo; pleine propri&eacute;t&eacute; publique d&rsquo;EDF &raquo;. A l&rsquo;aube de la d&eacute;cennie 80, les socialistes et leurs alli&eacute;s promettaient un Smic revaloris&eacute; de 25 %. </p><p align="justify">Une g&eacute;n&eacute;ration plus tard, les socialistes s&rsquo;engagent &agrave; passer le salaire minimum &agrave; 1 500 euros bruts d&rsquo;ici &agrave; la fin de la l&eacute;gislature, soit une hausse de 23 % par rapport &agrave; son niveau actuel de 1 218 euros&hellip; Rien ne manque pour les amateurs d&eacute;sireux de plonger dans la vague r&eacute;tro rose. M&ecirc;me pas l&rsquo;invocation d&rsquo;un &laquo; imp&ocirc;t citoyen &raquo; ! Ah &ccedil;a ira, &ccedil;a ira&hellip; Et comme en 1981, monte d&eacute;j&agrave; la querelle sur le co&ucirc;t d&rsquo;un tel programme. </p><p align="justify"><strong>Param&eacute;trage impr&eacute;cis</strong></p><p align="justify">Les experts du parti ont promis de chiffrer l&rsquo;incidence financi&egrave;re de ces mesures d&rsquo;ici le d&eacute;but juillet. Pour des observateurs ext&eacute;rieurs, l&rsquo;exercice est en l&rsquo;&eacute;tat quasiment impossible &agrave; mener tant les inconnues sont nombreuses. &laquo; Le param&eacute;trage de la plupart des annonces reste totalement impr&eacute;cis. Un seul exemple &agrave; propos de la garantie de ressources aux jeunes ch&ocirc;meurs : quel sera son montant ? et pour combien de temps ? C&rsquo;est le flou &raquo;, constate Denis Ferrand, &eacute;conomiste chez Rexecode.</p><p align="justify">Pour Beno&icirc;te Taffin, d&eacute;l&eacute;gu&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;association Contribuables associ&eacute;s, la facture sera in&eacute;vitablement lourde. &laquo; Je ne crois pas &agrave; une habilet&eacute; tactique consistant &agrave; frapper l&rsquo;opinion publique par des annonces qui seraient sans lendemain ou &eacute;dulcor&eacute;es. Les promesses sont faites pour &ecirc;tre tenues. &raquo; De fait, les fameuses 110 propositions du programme commun de l&rsquo;union de la gauche n&rsquo;ont-elles pas &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;es &agrave; 95 % par Fran&ccedil;ois Mitterrand, except&eacute; le passage au quinquennat ?</p><p align="justify"><strong>Suppression des baisses d&rsquo;imp&ocirc;ts</strong></p><p align="justify">Fran&ccedil;ois Hollande, le premier secr&eacute;taire et probable candidat &agrave; la candidature, a &eacute;valu&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;quivalent de 2 % du PIB la charge financi&egrave;re du projet. En indiquant d&rsquo;o&ugrave; il retirera l&rsquo;argent : &laquo; Pour moiti&eacute; de la croissance &eacute;conomique, pour l&rsquo;autre moiti&eacute; de la suppression des baisses d&rsquo;imp&ocirc;ts et d&rsquo;&eacute;conomies budg&eacute;taires dans la d&eacute;fense (porte-avions). &raquo; Vraiment ? Difficile de croire que la fusion de l&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu progressif avec la contribution sociale g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e et proportionnelle se fera &agrave; pression fiscale constante.</p><p align="justify">Mais au fait, qu&rsquo;en pense le p&egrave;re de la CSG, Michel Rocard ? Au moins, la classe moyenne saura-t-elle pourquoi elle verse sa contribution puisque le nouvel imp&ocirc;t a &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute; &laquo; citoyen &raquo;. La remise en cause des all&eacute;gements de cotisations patronales constitue un autre &laquo; vrai sujet &raquo;, tr&egrave;s illustratif de la d&eacute;marche d&rsquo;ensemble : redistribuer avant de produire. Un sacr&eacute; pari. En 1983, le projet socialiste s&rsquo;&eacute;tait fracass&eacute; sur le mur du d&eacute;ficit ext&eacute;rieur, la reprise internationale pr&eacute;vue en 1982 n&rsquo;ayant pas &eacute;t&eacute; au rendez-vous. Aujourd&rsquo;hui, la donne est diff&eacute;rente. L&rsquo;Hexagone n&rsquo;arrive pas &agrave; coller &agrave; la croissance mondiale, le mur est budg&eacute;taire. Les caisses sont vides et l&rsquo;endettement public s&rsquo;est envol&eacute;.</p><p align="justify"><strong>Philippe Plassart</strong></p>]]>
        
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    <title>Tout dire pour faciliter la vie du consommateur</title>
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    <published>2006-06-15T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-25T00:27:15Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[La ma&icirc;trise de l&rsquo;information pour, toujours, mieux (et plus) consommer.]]></summary>
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        <![CDATA[<p align="justify">Rupture. Les nouvelles fronti&egrave;res du marketing<br /><strong>par Thierry Maillet</strong></p><p align="justify"><em>La ma&icirc;trise de l&rsquo;information pour, toujours, mieux (et plus) consommer.</em></p><p align="justify">&laquo; Il faut tout faire appara&icirc;tre &raquo;, pr&eacute;tend Michel-Edouard Leclerc avec le nouveau site lanc&eacute; par les Centres Leclerc. Le distributeur veut prouver que ses magasins offrent les prix les moins &eacute;lev&eacute;s et renvoit au pass&eacute; l&rsquo;image traditionnelle du distributeur chez qui &laquo; tout doit dispara&icirc;tre &raquo;. Serait-ce la fin de toute une civilisation mat&eacute;rialiste fond&eacute;e sur l&rsquo;affichage de la possession ? Jusqu&rsquo;aux ann&eacute;es 90, les distributeurs ne vendaient rien d&rsquo;autre que des biens, puis ils apprirent &agrave; vendre des voyages, des assurances et ils devinrent m&ecirc;me souvent banquiers. Mais cela ne pouvait suffire. Dor&eacute;navant, le distributeur se rend compte qu&rsquo;il n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que le s&eacute;lectionneur des meilleurs produits au meilleur prix pour ses clients.</p><p align="justify">Savoir devient la cl&eacute; du commerce et surtout, ne rien cacher qui pourrait &ecirc;tre retenu contre vous. Un livre sur l&rsquo;histoire de Google a justement pris le titre de The Search, qui pourrait &ecirc;tre traduit par la recherche ou, plus agressivement, la traque. R&eacute;dig&eacute; par un des meilleurs connaisseurs de l&rsquo;Internet am&eacute;ricain (le r&eacute;dacteur en chef du journal The Wired), cet ouvrage d&eacute;crit le nouveau paradigme d&eacute;couvert par Google : l&rsquo;acc&egrave;s et la ma&icirc;trise de l&rsquo;information priment sur toute autre consid&eacute;ration. Depuis Machiavel, les pouvoirs savaient l&rsquo;importance cruciale d&rsquo;une ma&icirc;trise absolue de l&rsquo;information. C&rsquo;est maintenant aux individus de pouvoir partager ce privil&egrave;ge. Cette nouvelle r&egrave;gle scelle un contrat tacite entre le consommateur et le distributeur. Ce dernier s&rsquo;engage &agrave; faciliter la vie du consommateur.</p><p align="justify">Le meilleur produit au meilleur prix, dans les meilleures conditions d&rsquo;&eacute;thique et de respect de l&rsquo;environnement, est devenu la r&egrave;gle de la bonne distribution. En &eacute;change, le consommateur ne doit s&rsquo;engager qu&rsquo;&agrave; partager avec le distributeur une volont&eacute; commune de transparence et d&rsquo;honn&ecirc;tet&eacute;. C&rsquo;est peu, mais le distributeur sait qu&rsquo;il ne peut demander plus &agrave; un consommateur de r&ecirc;ver devant un lin&eacute;aire. Cette nouvelle relation en marche devient possible gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;alliance d&rsquo;une technologie avanc&eacute;e de partage de l&rsquo;information avec un niveau &eacute;lev&eacute; d&rsquo;&eacute;ducation &agrave; la consommation.</p><p align="justify">Un consommateur &eacute;duqu&eacute; n&rsquo;est pas un individu dipl&ocirc;m&eacute; mais un fin connaisseur des arcanes de la consommation. Les marques sont confront&eacute;es &agrave; de subtils d&eacute;crypteurs. Open, sugg&egrave;re Orange dans sa nouvelle communication, et Transparence, pr&eacute;tend Leclerc. Les entreprises ne peuvent plus &ecirc;tre envahissantes et omnipr&eacute;sentes, mais facilitatrices et modestes. Le pouvoir de l&rsquo;information a chang&eacute; de camp et les entreprises doivent s&rsquo;adapter &agrave; ce nouveau paradigme.</p>]]>
        
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    <title>La Reine des abeilles</title>
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    <published>2006-06-15T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-25T15:00:57Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[Surnomm&eacute;e ainsi par Yves Messarovitch, conseiller chez Image 7, Anne M&eacute;aux suscite dans les milieux m&eacute;diatico-politiques bruits et agitations.]]></summary>
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        <![CDATA[<p align="justify"><em>Surnomm&eacute;e ainsi par Yves Messarovitch, conseiller chez Image 7, Anne M&eacute;aux suscite dans les milieux m&eacute;diatico-politiques bruits et agitations. Depuis qu&rsquo;elle s&rsquo;occupe de Mittal, elle figure au rang des consultants internationaux. R&eacute;cit d&rsquo;une entremetteuse.</em></p><p align="justify"><strong>La vie selon VGE</strong></p><p align="justify">D&rsquo;un milieu social &laquo; middle class + &raquo; &ndash; p&egrave;re m&eacute;decin et m&egrave;re professeur de latin grec &ndash;, cette Bretonne de Vannes suit le parcours oblig&eacute; de l&rsquo;establishment fran&ccedil;ais : Sciences-Po, panach&eacute; d&rsquo;&eacute;tudes de droit. Cette laur&eacute;ate du concours de formation latine poss&egrave;de a priori un bagage plus litt&eacute;raire que l&rsquo;alphabet des affaires. En 1974, elle b&ucirc;che ses polycopi&eacute;s de la rue Saint-Guillaume quand la campagne de Val&eacute;ry Giscard d&rsquo;Estaing bat son plein. Ce quadra, qui incarne &agrave; l&rsquo;&eacute;poque un tonique lib&eacute;ralisme politique, souhaite constituer autour de lui un petit cercle de jeunes gens capables d&rsquo;accompagner sa campagne. A 21 ans, Anne M&eacute;aux entame donc sa premi&egrave;re vie dans un bureau &agrave; l&rsquo;Elys&eacute;e. &laquo; A l&rsquo;&eacute;poque, j&rsquo;avais une vision noire ou blanche de la politique &raquo;, confie-t-elle, sur la terrasse accol&eacute;e &agrave; son vaste bureau de la rue Copernic. En 1981, la d&eacute;faite ne met pas VGE d&eacute;finitivement &agrave; terre. Il demande &agrave; la jeune femme : &laquo; Voulez-vous rester avec moi ? &raquo; Elle s&rsquo;occupera alors du groupe parlementaire de l&rsquo;UDF (que pr&eacute;sidait alors Jean-Claude Gaudin), puis de la &laquo; bande &agrave; L&eacute;o &raquo;, ces fringants outsiders qui voulaient faire de la politique autrement. Avec le r&eacute;sultat que l&rsquo;on conna&icirc;t. Elle rencontre Alain Madelin, pur et dur chantre du lib&eacute;ralisme, pour lequel elle travaille &laquo; par affinit&eacute;s id&eacute;ologiques &raquo;. Lors des pr&eacute;sidentielles de 1988, elle doit faire un choix crucial : &laquo; qu&eacute;mander une circonscription &raquo; ou passer &agrave; autre chose. &laquo; La politique vous oblige &agrave; trois vies : professionnelle, personnelle et puis sa circonscription et c&rsquo;&eacute;tait trop pour moi &raquo;, r&eacute;sume-t-elle, pour expliquer le terme de sa carri&egrave;re dans les coulisses des palais de la R&eacute;publique. Elle y gardera des convictions lib&eacute;rales, des amiti&eacute;s li&eacute;es &agrave; ce courant de pens&eacute;e : Madelin, Millon, Novelli&hellip;</p><p align="justify"><strong>La vie d&rsquo;entrepreneuse</strong></p><p align="justify">N&eacute;e un 7 juillet, Anne M&eacute;aux cr&eacute;e sa soci&eacute;t&eacute; en septembre 1988. &laquo; J&rsquo;ai pass&eacute; deux ans au minist&egrave;re de l&rsquo;Industrie &agrave; vanter les m&eacute;rites de l&rsquo;entreprise : G&eacute;rard Longuet m&rsquo;a dit que j&rsquo;&eacute;tais faite pour fonder ma bo&icirc;te. &raquo; Dont acte. Riche d&rsquo;un carnet d&rsquo;adresses &eacute;pais comme le bottin, jugeant que &laquo; la fin des ann&eacute;es 80 marquait un tournant dans la communication &raquo;, Image 7 na&icirc;t. Le 7, son chiffre f&eacute;tiche, est obsessionnel, puisque l&rsquo;adresse de son entreprise est le 7, rue Copernic&hellip; &laquo; Je sais g&eacute;rer les jeux strat&eacute;giques, juger les hommes, manager les crises &raquo;, constate-t-elle pour expliquer que son m&eacute;tier ne se r&eacute;sume pas &laquo; &agrave; de simples RP &raquo;. 52 salari&eacute;s, dont 35 consultants, composent cette PME aux multiples pouvoirs d&rsquo;influence. L&rsquo;un de ses premiers clients sera Fran&ccedil;ois Pinault. Un adoubement de poids de la part d&rsquo;un des grands capitalistes fran&ccedil;ais. En 2006, l&rsquo;entreprise compte 80 clients &agrave; l&rsquo;ann&eacute;e et quelques dizaines de ponctuels. &laquo; Les r&eacute;currents couvrent les frais. Les autres ne sont donc que pour le bonus &raquo;, poursuit-elle pour justifier l&rsquo;envergure de sa soci&eacute;t&eacute;. Chaque lundi, les consultants se r&eacute;unissent et discutent de tous les dossiers. Les comp&eacute;tences et les r&eacute;seaux de chacun s&rsquo;&eacute;paulent. Le jeudi matin, le comit&eacute; de direction se r&eacute;unit. Celle que l&rsquo;on qualifie ais&eacute;ment de faiseuse de rois d&eacute;ment ce r&ocirc;le. Avec un peu trop d&rsquo;humilit&eacute;, elle note &laquo; qu&rsquo;un bon projet avec une mauvaise com&rsquo; peut &eacute;chouer mais qu&rsquo;un mauvais projet avec une bonne com&rsquo; ne peut aboutir &raquo;. Chaque client se voit attribuer deux consultants : un senior et un junior. Aux carrefours des pouvoirs, des journalistes aux hommes d&rsquo;affaires, Anne M&eacute;aux doit beaucoup aux avocats et banquiers d&rsquo;affaires. De Jean-Michel Darrois &agrave; Goldman Sachs (qui lui a amen&eacute; Mittal), de Lazard au Cabinet Prat et Bredin, elle cultive d&rsquo;excellents rapports avec les hommes de finances et de droit. R&eacute;sultat, Image 7 est incontournable, malgr&eacute; ses d&eacute;n&eacute;gations, et chaque bataille industrielle voit son nom appara&icirc;tre face &agrave; Euro RSCG, Michel Calzaroni ou Publicis. Quant &agrave; la presse, elle avoue &laquo; qu&rsquo;on ne lui ment pas, mais qu&rsquo;on ne lui dit pas tout &raquo;. P&eacute;ch&eacute; avou&eacute;&hellip;</p><p align="justify"><strong>Beno&icirc;t Delmas</strong></p>]]>
        
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    <title>Le provocateur</title>
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    <published>2006-06-15T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-25T03:25:16Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[Dominique Rousseau, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du CSM, est &agrave; l&rsquo;origine de quelques propositions &eacute;bouriffantes pour d&eacute;tacher le judiciaire du politique.]]></summary>
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        <![CDATA[<p align="justify"><em>Dominique Rousseau, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du CSM, est &agrave; l&rsquo;origine de quelques propositions &eacute;bouriffantes pour d&eacute;tacher le judiciaire du politique.</em></p><p align="justify">&laquo; C&rsquo;est un m&eacute;tier &agrave; risque o&ugrave; l&rsquo;on c&ocirc;toie tous les jours l&rsquo;erreur. Il faut d&eacute;cider le plus souvent rapidement, parfois sous la pression et sans se tromper sur la qualification des faits. &raquo; A &eacute;couter Dominique Rousseau se lancer dans cette d&eacute;finition, on pourrait penser qu&rsquo;il d&eacute;crit la profession de m&eacute;decin urgentiste. Eh bien non, ce professeur de droit constitutionnel a &eacute;t&eacute; durant quatre ans le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du Conseil sup&eacute;rieur de la magistrature (CSM).</p><p align="justify">Cet organisme ind&eacute;pendant, charg&eacute; de g&eacute;rer la carri&egrave;re mais aussi de sanctionner les d&eacute;rapages des 7 000 fonctionnaires de l&rsquo;Hexagone, a &eacute;t&eacute; dirig&eacute; par&hellip; un non-magistrat. Nomm&eacute; en 2002 par le pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale de l&rsquo;&eacute;poque, Raymond Forni, Dominique Rousseau, 56 ans, professeur de droit &agrave; Montpellier, a tenu les r&ecirc;nes du CSM durant une p&eacute;riode o&ugrave; jamais la contestation du pouvoir des juges n&rsquo;a &eacute;t&eacute; aussi vive. Que ce soit le comportement du juge Burgaud dans l&rsquo;affaire d&rsquo;Outreau, ou encore l&rsquo;affairisme de certains magistrats &agrave; Nice ou &agrave; Bobigny, les robes noires suscitent aujourd&rsquo;hui la d&eacute;fiance plus que le respect habituellement attach&eacute; &agrave; leur fonction. S&rsquo;il constate que certains ont tendance &agrave; s&rsquo;&eacute;couter parler, Dominique Rousseau consid&egrave;re cependant que &laquo; le m&eacute;tier est globalement exerc&eacute; avec conscience &raquo;.</p><p align="justify">Attentif &agrave; illustrer son propos, il se souvient de ce juge auteur d&rsquo;une d&eacute;cision qui a fait jurisprudence en mati&egrave;re m&eacute;dicale : &laquo; Avant d&rsquo;arr&ecirc;ter son choix, il &eacute;tait tourment&eacute; au point de ne plus en dormir la nuit. &raquo; Durant ses quatre ann&eacute;es de mandat, le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral s&rsquo;est beaucoup attach&eacute; &agrave; consolider l&rsquo;ind&eacute;pendance du CSM. &laquo; Nous avons &eacute;t&eacute; une institution rebelle parce que notre r&ocirc;le est de d&eacute;fendre l&rsquo;ind&eacute;pendance de l&rsquo;activit&eacute; judiciaire. &raquo; Et ces objectifs passent parfois avec une critique &agrave; peine voil&eacute;e de certains choix du chef de l&rsquo;Etat qui est &eacute;galement&hellip; pr&eacute;sident de droit du CSM. Ainsi Dominique Rousseau n&rsquo;a pas du tout appr&eacute;ci&eacute; que Jacques Chirac cr&eacute;e une commission ad hoc sur les conditions dans lesquelles avait &eacute;t&eacute; jug&eacute; Alain Jupp&eacute; au tribunal de Nanterre. &laquo; J&rsquo;ai d&eacute;nonc&eacute; ce fait du prince dans Le Monde.</p><p align="justify">Un professeur d&rsquo;universit&eacute; a un statut qui lui permet de dire ce que ne peuvent sans doute pas exprimer des magistrats. &raquo; Partisan d&rsquo;une r&eacute;forme, il souhaite &eacute;galement que le chef de l&rsquo;Etat ne soit plus le pr&eacute;sident du CSM, une initiative visiblement trop audacieuse pour les autres membres de l&rsquo;institution, qui ne l&rsquo;ont pas suivi. En revanche, Dominique Rousseau quitte ses fonctions sur une proposition forte devant laquelle les politiques et l&rsquo;actuel garde des Sceaux, en premier lieu, devront se positionner.</p><p align="justify">Le CSM pr&eacute;conise en effet que les magistrats du parquet, ceux qui d&eacute;clenchent les poursuites et repr&eacute;sentent l&rsquo;accusation, deviennent ind&eacute;pendants, comme leurs coll&egrave;gues juges du si&egrave;ge. Dans cette hypoth&egrave;se, leur nomination et leurs sanctions ne seraient plus du ressort du ministre de la Justice, comme aujourd&rsquo;hui, mais du CSM ind&eacute;pendant du pouvoir politique. Le ministre de la Justice, Pascal Cl&eacute;ment, qui se fait fort de lancer une r&eacute;forme de la justice avant l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance pr&eacute;sidentielle, saisira-t-il la balle au bond ?</p><p align="justify"><strong>Franck Bouaziz</strong></p>]]>
        
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    <title>Du potentiel, mais pour quelle ambition ?</title>
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    <published>2006-06-15T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-24T21:47:36Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[Incontr&ocirc;lable, impr&eacute;visible et, depuis peu, irr&eacute;sistible.Tel est Jean-Louis Borloo, seul &eacute;l&eacute;ment pr&eacute;pond&eacute;rant du gouvernement Villepin &agrave; tirer son &eacute;pingle du jeu dans la sinistrose actuelle]]></summary>
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        <![CDATA[<p align="justify"><em>Incontr&ocirc;lable, impr&eacute;visible et, depuis peu, irr&eacute;sistible.Tel est Jean-Louis Borloo, seul &eacute;l&eacute;ment pr&eacute;pond&eacute;rant du gouvernement Villepin &agrave; tirer son &eacute;pingle du jeu dans la sinistrose actuelle. Jusqu&rsquo;o&ugrave; ira cet ambitieux qui n&rsquo;en a pas l&rsquo;air ? Voici quelques &eacute;l&eacute;ments de r&eacute;ponse.</em></p><p align="justify">Qu&rsquo;il semble loin le temps o&ugrave; Jean-Louis Borloo amusait la classe politique avec sa crini&egrave;re improbable et ses lacets d&eacute;faits. Aujourd&rsquo;hui, s&rsquo;il est toujours aussi d&eacute;contract&eacute; lorsqu&rsquo;il re&ccedil;oit, rue de Grenelle, le dimanche apr&egrave;s-midi, le num&eacute;ro 3 du gouvernement est pris au s&eacute;rieux. Les &eacute;lus, las de la gu&eacute;guerre Villepin-Sarkozy et du feuilleton Clearstream, ont r&eacute;cemment salu&eacute; son action dans l&rsquo;h&eacute;micycle, la presse d&eacute;cortique sa strat&eacute;gie et commence &agrave; se pencher sur ses r&eacute;seaux et les instituts de sondage le consacrent &laquo; matignonnable &raquo;. Mais lui, que pense-t-il de ce buzz assourdissant ? &laquo; Je prends les choses comme elles viennent, r&eacute;pond-il sur un ton d&eacute;tach&eacute;. Je ne suis pas s&ucirc;r de tout comprendre. &raquo; Jean-Louis Borloo se souvient, sourire aux l&egrave;vres, de ses premiers jours &agrave; la t&ecirc;te de ce &laquo; grand bastringue &raquo; qu&rsquo;est le minist&egrave;re de l&rsquo;Emploi et de la Coh&eacute;sion sociale. &laquo; Je n&rsquo;ai pas dormi pendant quarante-huit heures, j&rsquo;avais mal au ventre parce que je ne me croyais pas &agrave; la hauteur, dit-il.</p><p align="justify">Ensuite, je me suis enferm&eacute; dans mon bureau pendant deux mois avec mon &eacute;quipe pour r&ecirc;ver le plan de coh&eacute;sion sociale. Et on l&rsquo;a fait. &raquo; Sur le terrain, cela donne 30 milliards d&rsquo;euros distribu&eacute;s aux collectivit&eacute;s locales pour am&eacute;liorer l&rsquo;ordinaire dans les domaines de l&rsquo;emploi, du logement et des services &agrave; la personne. &laquo; Cette manne explique sans doute ma nouvelle popularit&eacute; aupr&egrave;s des &eacute;lus &raquo;, glisse-t-il, pragmatique. Elle explique, par exemple, qu&rsquo;un Yves Jego, sarkozyste en diable, soit brutalement devenu un thurif&eacute;raire du copr&eacute;sident du Parti radical. Yves Jego est d&eacute;put&eacute;-maire de Montereau, en Seine-et-Marne, une ville embl&eacute;matique de la fracture sociale o&ugrave; les mots &laquo; r&eacute;novation urbaine &raquo; prennent tout leur sens. &laquo; Je suis port&eacute; par les remont&eacute;es du terrain, analyse Borloo, pas par une lame de fond m&eacute;diatique comme S&eacute;gol&egrave;ne Royal. &raquo;<br />Il est vrai que dans la construction de l&rsquo;image du leader centriste, sa ville de Valenciennes joue un r&ocirc;le capital. &laquo; Cela revient dans toutes les &eacute;tudes qualitatives &raquo;, rappelle J&eacute;r&ocirc;me Fourquet, directeur-adjoint du d&eacute;partement Opinion de l&rsquo;Ifop. Valenciennes, cet oc&eacute;an de mis&egrave;re que ma&icirc;tre Borloo, maire de la ville depuis 1989, a profond&eacute;ment transform&eacute;. Valenciennes o&ugrave; il continue de passer des week-ends, conscient que l&rsquo;on tombe toujours par l&agrave; o&ugrave; on est mont&eacute;.</p><p align="justify">Valenciennes dont on susurre, dans son entourage, qu&rsquo;elle devra se passer de lui d&egrave;s 2008. Le costume n&rsquo;est plus tout &agrave; fait &agrave; la mesure du personnage. Proc&eacute;dons par &eacute;limination : Premier ministre ? Il est assur&eacute;ment tent&eacute; par la fonction. &laquo; Ce que j&rsquo;ai r&eacute;ussi ici, pense-t-il, pourrait prendre une autre dimension &agrave; Matignon. &raquo; Malheureusement pour lui, il n&rsquo;est pas tr&egrave;s soutenu au sommet. Dominique de Villepin, qui entretient d&eacute;sormais des rapports ex&eacute;crables avec celui qui lui a habilement subtilis&eacute; la communication sur la baisse du ch&ocirc;mage, fait pression sur le chef de l&rsquo;Etat. Quant &agrave; Nicolas Sarkozy, si, officiellement, il n&rsquo;a pas oppos&eacute; un veto &agrave; la promotion de Jean-Louis Borloo, ses proches r&eacute;pandent l&rsquo;id&eacute;e que &laquo; malgr&eacute; son talent, Borloo n&rsquo;est pas assez carr&eacute; pour assumer une telle charge &raquo;. La prochaine pr&eacute;sidentielle ? Le ministre de l&rsquo;Emploi en sera l&rsquo;un des contributeurs, mais n&rsquo;envisage pas de se lancer dans la bataille. &laquo; Pour l&rsquo;&eacute;lectorat de la droite et du centre, reconna&icirc;t Jean-Louis Borloo, c&rsquo;est le tour de Nicolas. Sa candidature est install&eacute;e dans les esprits et le parti lui est acquis. &raquo; En revanche, le lib&eacute;ral Sarko aura vraisemblablement besoin d&rsquo;afficher le social Borloo &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s afin de consolider son &eacute;quation politique. Ecoutons le politologue J&eacute;r&ocirc;me Fourquet : &laquo; Borloo a dam&eacute; le pion aux Fillon et autre Douste-Blazy qui pouvaient, eux aussi, pr&eacute;tendre incarner l&rsquo;aile sociale de la droite. Il sera donc incontournable en 2007. &raquo; Un conseiller du pr&eacute;sident de l&rsquo;UMP nous a confi&eacute; qu&rsquo;effectivement, &laquo; il sera dans le jeu car il repr&eacute;sente quelque chose &raquo;.</p><p align="justify">Avant de pr&eacute;ciser : &laquo; Je ne crois pas, cependant, que Sarkozy pr&eacute;sident de la R&eacute;publique fera de Jean-Louis Borloo son Premier ministre. Il n&rsquo;est pas assez fiable aux yeux de Nicolas. &raquo; Ce tr&egrave;s proche du ministre de l&rsquo;Int&eacute;rieur raconte au passage cette anecdote : &laquo; Nicolas avait f&ecirc;t&eacute; ses cinquante ans chez Marc-Philippe Dauberesse, dans le Nord. Il avait invit&eacute; Borloo, qui avait confirm&eacute; sa venue. On l&rsquo;attend encore&hellip; &raquo; Entrav&eacute; sur la route qui m&egrave;ne &agrave; Matignon, pas suffisamment arm&eacute; pour la pr&eacute;sidentielle, Jean-Louis Borloo devrait concentrer ses efforts sur les municipales de 2008. Sollicit&eacute; pour affronter Martine Aubry &agrave; Lille, lui pr&eacute;f&egrave;rerait s&rsquo;occuper de Bertrand Delano&euml; &agrave; Paris. Seul petit souci : l&rsquo;UMP a d&eacute;j&agrave; choisi sa candidate au cours de primaires longues et laborieuses. Elle s&rsquo;appelle Fran&ccedil;oise de Panafieu et ne semble pas pr&ecirc;te &agrave; c&eacute;der la place. L&rsquo;Homme en col&egrave;re* pourrait cependant tenter sa chance en franc-tireur, posture qui ne lui r&eacute;ussit pas si mal depuis vingt ans.</p><p align="justify"><strong>Y. Derai</strong></p><p align="justify">* De J.-L. Borloo, paru aux Editions Ramsay</p>]]>
        
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    <title>Dommage professionnel</title>
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    <published>2006-06-15T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-24T21:47:41Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[L&rsquo;arriv&eacute;e de Patrick de Carolis &agrave; la pr&eacute;sidence de France T&eacute;l&eacute;visions a d&eacute;clench&eacute; une vague de d&eacute;parts provoqu&eacute;s.]]></summary>
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        <![CDATA[<p align="justify"><em>L&rsquo;arriv&eacute;e de Patrick de Carolis &agrave; la pr&eacute;sidence de France T&eacute;l&eacute;visions a d&eacute;clench&eacute; une vague de d&eacute;parts provoqu&eacute;s. Dernier sur la liste, le r&eacute;cent d&eacute;barquement d&rsquo;Alexandre Michelin, directeur de l&rsquo;antenne et des programmes de France 5.</em></p><p align="justify">France T&eacute;l&eacute;visions conna&icirc;t des jours tumultueux. Lors du 59e Festival de Cannes, une bonne partie du mercato s&rsquo;est jou&eacute;e sur la Croisette. Autant que les choses d&eacute;sagr&eacute;ables se fassent dans un lieu agr&eacute;able&hellip; D&eacute;part provoqu&eacute; de Thierry Ardisson, oraison funeste pour Marc-Olivier Fogiel, ruptures de contrat pour Franz-Olivier Giesbert et Christine Ockrent, etc.</p><p align="justify">La nouvelle &eacute;quipe que manage le ticket Carolis-Duhamel a d&eacute;cid&eacute; de mettre en place un nouveau France T&eacute;l&eacute;visions pour sa premi&egrave;re rentr&eacute;e, celle de septembre prochain. En interne, hors antenne, la valse des fauteuils ne cesse depuis plusieurs mois. D&eacute;cid&eacute; &agrave; faire table rase de l&rsquo;&egrave;re Marc Teissier, qui dirigea, six ann&eacute;es durant le holding du service public, Patrick de Carolis donne l&rsquo;impression de vouloir imposer sa loi, son tempo &agrave; ce mastodonte de 9 000 personnes.</p><p align="justify">Dernier sur la longue liste : Alexandre Michelin. Cette jeune pousse de l&rsquo;audiovisuel sauce fran&ccedil;aise, directeur de l&rsquo;antenne et des programmes de France 5 &ndash; cha&icirc;ne de la connaissance et du savoir &ndash; vient d&rsquo;&ecirc;tre d&eacute;barqu&eacute; sans m&eacute;nagement. Alors que cette cha&icirc;ne n&rsquo;a cess&eacute; de progresser pour friser les 7 % d&rsquo;audience moyenne. Pris&eacute;e par les enseignants, les parents&hellip; France 5 gagne chaque ann&eacute;e quelques points d&rsquo;audience suppl&eacute;mentaires. Les causes du d&eacute;part d&rsquo;Alexandre Michelin n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; clairement &eacute;nonc&eacute;es par le 8e &eacute;tage de France T&eacute;l&eacute;visions qui, au passage, semble faire peu de cas du risque discriminatoire !</p><p align="justify">Et Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de tutelle, surpris d&rsquo;une telle d&eacute;cision, a d&rsquo;ailleurs souhait&eacute; le rencontrer ouvertement pour tenter d&rsquo;amortir le choc. Au risque de d&eacute;juger les dirigeants du holding. Dans le charivari actuel, on ne sait si l&rsquo;&eacute;quipe Carolis place partout ses pions ou si cela rel&egrave;ve plut&ocirc;t du concours de circonstances. Certains, dans le confortable silence du off, &eacute;voquent une purge. D&rsquo;autres, comme Marcel Trillat, patron du tout-puissant SNJ, parlent de &laquo; gestion militaire par un quarteron d&rsquo;individus &raquo;. Bref, Alexandre Michelin est-il un dommage collat&eacute;ral d&rsquo;une nouvelle administration qui impose ses hommes ou alors victime d&rsquo;une querelle d&rsquo;individus et de pouvoirs ? A suivre.</p><p align="justify"><strong>Jacques Digueneuve</strong></p>]]>
        
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    <title>Naissance du « ségolisme »</title>
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    <published>2006-06-15T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-25T00:27:39Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[Deux coups &agrave; droite, un coup &agrave; gauche : comme Nicolas Sarkozy elle a compris, elle aussi, qu&rsquo;il fallait surprendre &agrave; la fois ses amis et ses adversaires.]]></summary>
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        <![CDATA[<p align="justify"><strong>La chronique de&hellip;Sylvie Pierre-Brossolette</strong></p><p align="justify"><em>Deux coups &agrave; droite, un coup &agrave; gauche : comme Nicolas Sarkozy elle a compris, elle aussi, qu&rsquo;il fallait surprendre &agrave; la fois ses amis et ses adversaires.</em></p><p align="justify">D&eacute;fi apr&egrave;s d&eacute;fi, S&eacute;gol&egrave;ne Royal semble &ecirc;tre en passe de r&eacute;ussir son pari : bousculer les vieilles lois du Parti socialiste en lui disant ses quatre v&eacute;rit&eacute;s. L&agrave; o&ugrave; avaient &eacute;chou&eacute; Michel Rocard et la deuxi&egrave;me gauche, puis, au temps de leur &laquo; modernit&eacute; &raquo;, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, en butte au tropisme id&eacute;ologique &ndash; r&eacute;el ou suppos&eacute; &ndash; des militants, la pr&eacute;sidente de la R&eacute;gion Poitou-Charentes perce le mur archa&iuml;que de la langue de b&eacute;ton fa&ccedil;on programme commun. </p><p align="justify">Derri&egrave;re, elle trouve des &eacute;lecteurs conquis par tant de fraicheur et d&rsquo;audace, pr&ecirc;ts &agrave; lui pardonner maladresses ou d&eacute;rapages par rapport aux sacro-saintes lois du PS, ces &laquo; valeurs &raquo; et autres tabous &agrave; ranger au magasin de l&rsquo;Histoire. Avec elle, &ccedil;a marche. Ses concurrents en deviennent verts, ne parvenant pas &agrave; comprendre pourquoi on pourrait soudain se passer d&rsquo;&ecirc;tre rouge dans un parti qui a eu d&eacute;j&agrave; du mal &agrave; s&rsquo;accepter rose. La blanche madone des sondages n&rsquo;a pas fini de les faire se porter p&acirc;le. Elle n&rsquo;a aucune intention de se laisser ligoter par le projet socialiste, adopt&eacute; dans la douleur le 6 juin. Elle continuera &agrave; d&eacute;cliner ses id&eacute;es originales, que cela plaise ou non aux caciques de la rue de Solf&eacute;rino.</p><p align="justify">Certes, elle admettra que le texte s&rsquo;impose &agrave; tous. Mais &agrave; chacun sa mani&egrave;re d&rsquo;interpr&eacute;ter la partition commune. La petite musique de &laquo; S&eacute;go &raquo; a une tonalit&eacute; particuli&egrave;re, m&eacute;lange de douceur et de coups de cymbale, qui lui conf&egrave;re une originalit&eacute; qu&rsquo;elle n&rsquo;abandonnera pas. &Ccedil;a passe ou &ccedil;a casse.</p><p align="justify">Certes, il pourra y avoir des rectifications de tir, de temps &agrave; autre. Mais l&rsquo;essence du &laquo; s&eacute;golisme &raquo; se maintiendra dans ses propos futurs. Deux coups &agrave; droite, un coup &agrave; gauche : l&rsquo;exacte r&eacute;plique de Nicolas Sarkozy qui a compris, lui aussi, qu&rsquo;il fallait savoir surprendre &agrave; la fois ses amis et ses adversaires. Les deux pr&eacute;sidentiables pr&eacute;f&eacute;r&eacute;s des Fran&ccedil;ais, &agrave; un an avant l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance, se trouvent &ecirc;tre &ndash; hasard ou n&eacute;cessit&eacute; ? &ndash; les plus &laquo; r&eacute;acs &raquo; de leur camp.</p><p align="justify">Leurs ennemis des deux bords se disent qu&rsquo;il y a maldonne, que la France n&rsquo;a jamais fonctionn&eacute; comme cela, que les &eacute;lecteurs se r&eacute;veilleront avec leur classique tropisme centro-progressiste &agrave; l&rsquo;approche du scrutin. Et si le &laquo; cher et vieux pays &raquo; avait chang&eacute; ?</p>]]>
        
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    <title>La crise de leadership des Juifs de France</title>
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    <published>2006-06-15T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-24T10:47:21Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[A quelques mois d&rsquo;&eacute;lections importantes au sein de ses principales institutions &ndash; Crif, consistoire, fonds social &ndash;, la communaut&eacute; juive organis&eacute;e compte ses divisions.]]></summary>
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        <![CDATA[<p align="justify"><em>A quelques mois d&rsquo;&eacute;lections importantes au sein de ses principales institutions &ndash; Crif, consistoire, fonds social &ndash;, la communaut&eacute; juive organis&eacute;e compte ses divisions. Car si ses leaders d&eacute;noncent d&rsquo;une seule voix la r&eacute;surgence de l&rsquo;antis&eacute;mitisme en France et affichent un soutien ind&eacute;fectible &agrave; Isra&euml;l, en interne, la lutte pour le pouvoir fait rage.</em></p><p align="justify">Par <strong>Yves Derai<br /></strong><br />Les Juifs sont solidaires&hellip; Les Juifs sont bien organis&eacute;s&hellip; Ils forment un puissant lobby&hellip; Autant de clich&eacute;s qui ne r&eacute;sistent pas &agrave; l&rsquo;analyse. A l&rsquo;image de la soci&eacute;t&eacute; tout enti&egrave;re, les Juifs de France traversent une grave crise de leadership. Jean Kahn, pr&eacute;sident du consistoire central, l&rsquo;institution en charge de la gestion du culte, s&rsquo;accroche au pouvoir malgr&eacute; une sant&eacute; d&eacute;faillante. Le Grand Rabbin de France, Joseph Sitruk, qui a d&eacute;j&agrave; exerc&eacute; deux mandats de sept ans, a annonc&eacute; qu&rsquo;il sera candidat &agrave; sa propre succession dans un an.</p><p align="justify">Ce brillant orateur, repr&eacute;sentant d&rsquo;une orthodoxie sans concession, est lui aussi tr&egrave;s diminu&eacute; physiquement et appara&icirc;t us&eacute; par la charge. Au Conseil repr&eacute;sentatif des institutions juives de France (Crif), une &eacute;lection tr&egrave;s incertaine se profile &agrave; l&rsquo;horizon 2007. Quatre candidats plus ou moins d&eacute;clar&eacute;s briguent la succession de Roger Cukierman, l&rsquo;actuel pr&eacute;sident de l&rsquo;organisation n&eacute;e pendant la Seconde Guerre mondiale et devenue, au fil du temps, l&rsquo;interlocuteur incontournable des pouvoirs publics. Au Fonds social juif unifi&eacute; (FSJU), troisi&egrave;me institution centrale de la communaut&eacute; juive (apr&egrave;s le Crif et le consistoire), responsable des secteurs social et culturel, tout irait pour le mieux si le sc&eacute;nario savamment mis au point par ses instances dirigeantes n&rsquo;avait connu d&rsquo;impr&eacute;vu de derni&egrave;re minute. Son pr&eacute;sident, David de Rothschild, qui avait de longue date exprim&eacute; son souhait de passer la main et jet&eacute; son d&eacute;volu sur une autre association prestigieuse, a adoub&eacute; un peu vite son dauphin, Pierre Besnainou.</p><p align="justify">Pure formalit&eacute;, l&rsquo;ancien PDG de Liberty Surf sera confirm&eacute; dans ses nouvelles attributions par un vote des 30 membres du comit&eacute; directeur en juin prochain. Mais David de Rothschild, qui pensait relayer en douceur Simone Veil &agrave; la t&ecirc;te de la Fondation pour la m&eacute;moire de la Shoa, a d&eacute;couvert qu&rsquo;il n&rsquo;&eacute;tait pas seul en course. Le c&eacute;l&egrave;bre chasseur de nazis, Serge Klarsfeld, a annonc&eacute; qu&rsquo;il &eacute;tait lui aussi int&eacute;ress&eacute; par le poste. Deux l&eacute;gitimit&eacute;s s&rsquo;affrontent donc : celle, &eacute;conomique et consensuelle, du premier des Rothschild, face &agrave; celle de l&rsquo;h&eacute;ro&iuml;que militant antifasciste. Au vu des deux personnalit&eacute;s en pr&eacute;sence, il n&rsquo;y aura pas de combat frontal. &laquo; Ils sont suffisamment intelligents l&rsquo;un et l&rsquo;autre pour trouver un deal &raquo;, estime un proche du dossier. La Fondation, objet de beaucoup de convoitises, distribue une manne annuelle de 20 millions d&rsquo;euros aux associations qui d&eacute;fendent ou transmettent la m&eacute;moire de la Shoa.</p><p align="justify"><strong>Manager le CRIF comme une PME</strong></p><p align="justify">&laquo; Vous connaissez le proverbe, lance, mi-ironique, mi-d&eacute;pit&eacute;, Roger Cukierman. Deux Juifs, trois synagogues ! &raquo; Le Crif, qui f&eacute;d&egrave;re une soixantaine d&rsquo;organisations de toutes tendances, est, lui, confront&eacute; au boycott du consistoire central. A l&rsquo;origine de la brouille, le fameux d&icirc;ner annuel de l&rsquo;institution, dont l&rsquo;invit&eacute; d&rsquo;honneur est traditionnellement le chef du gouvernement. Le Grand Rabbin de France, Joseph Sitruk, exige de prendre la parole lors de cette soir&eacute;e o&ugrave; se bousculent ministres, ambassadeurs, journalistes et figures marquantes de la communaut&eacute; juive. &laquo; Il s&rsquo;agit d&rsquo;un d&icirc;ner r&eacute;publicain, rappelle Roger Cukierman, l&rsquo;occasion d&rsquo;un dialogue fructueux entre l&rsquo;Etat et l&rsquo;institution la&iuml;que qu&rsquo;est le Crif.</p><p align="justify">Je refuse de d&eacute;naturer le sens de ce rendez-vous. &raquo; Sous la houlette de cet ancien chef d&rsquo;entreprise &ndash; Roger Cukierman a pr&eacute;sid&eacute; le groupe Edmond de Rothschild &ndash;, le Crif est devenu une petite PME extr&ecirc;mement performante. &laquo; Notre budget est pass&eacute; de 600 000 euros &agrave; 1,7 million en cinq ans, dit-il, et nous avons multipli&eacute; par trois le nombre de nos salari&eacute;s [une quinzaine actuellement]. &raquo; Comme le pr&eacute;sident du Crif ne croit pas aux miracles, il s&rsquo;est tout simplement adress&eacute; aux personnalit&eacute;s fortun&eacute;es peuplant son carnet d&rsquo;adresses qui ont, pour la plupart, accept&eacute; de mettre la main &agrave; la poche. &laquo; On reste quand m&ecirc;me tr&egrave;s loin des standards du lobby juif am&eacute;ricain, temp&egrave;re Roger Cukierman. L&rsquo;American Jewish Comittee (AJC) ou l&rsquo;Anti Diffamation League (ADL) g&egrave;rent 48 millions de dollars par an chacun ! &raquo; </p><p align="justify">Moins bien nanti que ses homologues d&rsquo;outre-Atlantique, le Crif parvient cependant &agrave; faire entendre sa voix, voire &agrave; infl&eacute;chir le traitement de l&rsquo;actualit&eacute; moyen-orientale par certains m&eacute;dias fran&ccedil;ais jug&eacute;s &laquo; pro-palestiniens &raquo;. &laquo; Par exemple, j&rsquo;ai obtenu de l&rsquo;AFP qu&rsquo;il n&rsquo;appelle plus les terroristes palestiniens des &ldquo;r&eacute;sistants&rdquo; mais des &ldquo;activistes&rdquo; et n&rsquo;utilise plus l&rsquo;expression de &ldquo;b&eacute;b&eacute;-colon&rdquo; &raquo;, se f&eacute;licite Roger Cukierman.</p><p align="justify">Le Crif envoie d&eacute;sormais une revue de presse &laquo; cibl&eacute;e &raquo; et une newsletter num&eacute;rique &agrave; quelque vingt mille destinataires, et organise r&eacute;guli&egrave;rement des petits d&eacute;jeuners avec des hommes politiques, ouverts aux adh&eacute;rents de l&rsquo;Association des amis du Crif. &laquo; J&rsquo;ai voulu &agrave; un moment que des personnes physiques puissent adh&eacute;rer directement, mais cette proposition n&rsquo;a pas re&ccedil;u l&rsquo;aval de notre board, confie Roger Cukierman. On craignait une banalisation de l&rsquo;institution. &raquo; Ce militant exemplaire, qui affirme &laquo; travailler plus pour le Crif aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;hier dans mon entreprise &raquo; estime que &laquo; cette mission est devenue un boulot &agrave; plein temps &raquo;.</p><p align="justify"><strong>Vive concurrence sur un petit march&eacute;</strong></p><p align="justify">L&rsquo;un de ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs, Jean Kahn, fut lui aussi un patron extr&ecirc;mement mobilis&eacute;. Il continue d&rsquo;ailleurs d&rsquo;&oelig;uvrer pour la communaut&eacute; juive, mais dans le cadre moins expos&eacute; du consistoire central. En th&eacute;orie, cette institution, cr&eacute;&eacute;e sous Napol&eacute;on-Ier, g&egrave;re les affaires cultuelles de l&rsquo;ensemble de la communaut&eacute; juive de France et coordonne les activit&eacute;s des consistoires r&eacute;gionaux. Mais en pratique, ces derniers b&eacute;n&eacute;ficient de beaucoup d&rsquo;autonomie, et notamment le consistoire de Paris, de loin le plus important. Se d&eacute;pla&ccedil;ant dans un fauteuil roulant depuis une h&eacute;morragie c&eacute;r&eacute;brale, Jean Kahn est tr&egrave;s contest&eacute;. &laquo; Au lieu de venir pour servir, les gens viennent se servir &raquo;, lance Raphy Marciano, directeur g&eacute;n&eacute;ral du Centre communautaire de Paris et t&eacute;moin engag&eacute; de la vie juive en France. Il d&eacute;nonce aussi la confusion des genres. &laquo; R&eacute;cemment, le consistoire a emmen&eacute; des hommes politiques fran&ccedil;ais en Isra&euml;l pour tenter de les gagner &agrave; la cause sioniste, dit-il. &Ccedil;a n&rsquo;est pas son r&ocirc;le. C&rsquo;est au Crif que revient ce type d&rsquo;op&eacute;rations. &raquo;</p><p align="justify">Le jeune pr&eacute;sident du consistoire de Paris, Jo&euml;l Mergui, invite quant &agrave; lui ses cadres &agrave; des rencontres avec des dirigeants fran&ccedil;ais pour &eacute;changer sur beaucoup de sujets, ce qui irrite &eacute;videmment le Crif. &laquo; Il y a trop d&rsquo;associations et donc, de divisions &raquo;, regrette Roger Cukierman, impuissant face &agrave; cette efflorescence. Un responsable du consistoire de Paris qui ne porte pas l&rsquo;actuel pr&eacute;sident dans son c&oelig;ur ajoute : &laquo; Entre les synagogues, la r&eacute;gulation du march&eacute; de la cashrout [certification religieuse des produits alimentaires, N.D.L.R.] et les services rendus aux 300 000 Juifs de la r&eacute;gion parisienne &ndash; circoncisions, bar-mitzvahs [communions], mariages, enterrements&hellip; &ndash;, le consistoire de Paris ne manque pas de dossiers. </p><p align="justify">Je ne comprends pas pourquoi il se disperse en s&rsquo;acharnant &agrave; concurrencer le Crif sur le terrain politique. &raquo; Ilot de stabilit&eacute; au c&oelig;ur de cette mer mouvement&eacute;e, le Fonds social juif unifi&eacute; (FSJU) pr&eacute;f&egrave;re, plut&ocirc;t que de s&rsquo;ing&eacute;rer dans la sph&egrave;re politicienne, se concentrer sur ses domaines de pr&eacute;dilection, &agrave; savoir le culturel et le social. Le FSJU est financ&eacute; par la collecte communautaire et les subventions de l&rsquo;Etat. L&rsquo;organisme collecteur, l&rsquo;Appel unifi&eacute; juif de France (AUJF) forme, avec le FSJU, une seule entit&eacute; juridique. Les deux organisations ont d&rsquo;ailleurs le m&ecirc;me pr&eacute;sident, David de Rothschild. Ce sch&eacute;ma devrait n&eacute;anmoins &eacute;voluer avec l&rsquo;arriv&eacute;e de Pierre Besnainou, puisque ce dernier a demand&eacute; &agrave; David de Rothschild de continuer &agrave; co-pr&eacute;sider l&rsquo;AUJF pendant quelque temps. &laquo; Cette transition douce a &eacute;t&eacute; con&ccedil;ue pour rassurer les gros donateurs &raquo;, explique David Saada, directeur g&eacute;n&eacute;ral du FSJU. Sont consid&eacute;r&eacute;s comme &laquo; gros donateurs &raquo; les membres qui donnent au moins 100 000 euros par an &agrave; l&rsquo;AUJF. &laquo; C&rsquo;est notre point faible, assure David Saada. </p><p align="justify">Dans d&rsquo;autres pays, comme la Suisse, qui compte une communaut&eacute; juive bien moins importante, il y a plus de gros donateurs. Je crois cette lacune due &agrave; l&rsquo;historique de la communaut&eacute; juive de France, qui ne s&rsquo;est d&eacute;velopp&eacute;e qu&rsquo;&agrave; la fin des ann&eacute;es 60 avec l&rsquo;arriv&eacute;e massive des Juifs originaires d&rsquo;Afrique du Nord. &raquo; Le FSJU repr&eacute;sente la plupart des &eacute;coles juives sous contrat avec l&rsquo;Etat aupr&egrave;s des pouvoirs publics, les subventionne et inspire la partie des programmes consacr&eacute;e aux &eacute;tudes juives, dans un esprit de tol&eacute;rance en phase avec la la&iuml;cit&eacute; fran&ccedil;aise. Il soutient par ailleurs de nombreuses associations culturelles, ainsi que le p&ocirc;le m&eacute;dia r&eacute;unissant la radio RCJ et le mensuel L&rsquo;Arche. En r&eacute;alit&eacute;, si le FSJU n&rsquo;appara&icirc;t pas en premi&egrave;re ligne dans les luttes politiques internes de la communaut&eacute; juive, il poss&egrave;de un pouvoir d&rsquo;influence incontestable &agrave; travers ses m&eacute;dias, ses 18 mandats au Crif (sur 130) et ceux des associations membres du Crif qui ne survivraient pas sans son soutien.</p><p align="justify">Son futur pr&eacute;sident, Pierre Besnainou, ne souhaite pas pour l&rsquo;instant se porter candidat au Crif, mais &laquo; il sera le faiseur de roi &raquo;, indique un proche de Roger Cukierman. Rappelons qu&rsquo;outre ses fonctions &agrave; venir &agrave; l&rsquo;AUJF et au FSJU, Pierre Besnainou est pr&eacute;sident du Congr&eacute;s juif europ&eacute;en (CJE), affili&eacute; au Congr&eacute;s juif mondial (CJM), poss&egrave;de le mensuel Tribune Juive, dirig&eacute; par Ivan Leva&iuml; et Yves Azeroual, et a cr&eacute;&eacute;, r&eacute;cemment, Alya et meilleure int&eacute;gration (AMI). Celle-ci fournit un accompagnement aux Juifs fran&ccedil;ais qui ont d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;&eacute;migrer en Isra&euml;l, accompagnement financier ou d&rsquo;ordre administratif. Pierre Besnainou est donc devenu incontournable dans la communaut&eacute; juive organis&eacute;e, au m&ecirc;me titre que Gil Ta&iuml;eb, cofondateur d&rsquo;AMI [voir interview]. Dentiste de profession, ce quadra, qui s&rsquo;est fait conna&icirc;tre gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;Association de soutien &agrave; Isra&euml;l (ASI), pratique lui aussi le cumul des mandats : pr&eacute;sident de la section fran&ccedil;aise de l&rsquo;Association pour le bien-&ecirc;tre du soldat isra&eacute;lien (ABSI), vice-pr&eacute;sident du Consistoire de Paris, membre du Crif, il devrait faire partie de l&rsquo;&eacute;quipe du FSJU qu&rsquo;est en train de constituer Pierre Besnainou. &laquo; Si le pr&eacute;sident de la communaut&eacute; juive de France &eacute;tait &eacute;lu au suffrage direct, Gil Ta&iuml;eb l&rsquo;emporterait haut la main &raquo;, pronostique un bon connaisseur des affaires de la communaut&eacute; juive.</p><p align="justify">Et comme s&rsquo;il n&rsquo;avait pas assez de lignes &agrave; son CV, ce jeune Prot&eacute;e du sionisme vient d&rsquo;accepter la pr&eacute;sidence de Kadima-France, section hexagonale du parti d&rsquo;Ehud Olmert, Premier ministre de l&rsquo;Etat h&eacute;breu. Malgr&eacute; son d&eacute;vouement, Gil Ta&iuml;eb fait l&rsquo;objet de critiques pour son engagement au c&ocirc;t&eacute; de Georges Sarre, pr&eacute;sident du Mouvement des citoyens (MDC) fond&eacute; par Jean-Pierre Chev&egrave;nement. &laquo; On ne peut pas &agrave; la fois &ecirc;tre un dirigeant communautaire et faire de la politique &raquo;, pense, par exemple, Pierre A&iuml;denbaum, maire PS du IIIe arrondissement de Paris et ancien pr&eacute;sident de la Ligue internationale contre le racisme et l&rsquo;antis&eacute;mitisme (Licra). Dans son viseur &eacute;galement, Nicole Guedj, ancienne ministre du gouvernement Raffarin, conseill&egrave;re &agrave; l&rsquo;Elys&eacute;e et membre du Crif. Responsabilit&eacute;s communautaires et engagement citoyen sont-ils compatibles ? Un th&egrave;me qui garantirait d&eacute;bats et effervescence au sein d&rsquo;une communaut&eacute; o&ugrave; l&rsquo;on se prosterne volontiers devant le dieu D&eacute;mocratie.</p><p align="justify"><strong>Organismes communautaires</strong></p><p align="justify">- Montant de la collecte de l&rsquo;Appel unifi&eacute; juif de France (AUJF) : 11 millions d&rsquo;euros en 2005</p><p align="justify">- Budget 2005 du FSJU et de l&rsquo;AUJF (m&ecirc;me compte d&rsquo;exploitation) : 30 millions d&rsquo;euros</p><p align="justify">- Budget annuel de Alya meilleure int&eacute;gration (AMI) : 1,8 million d&rsquo;euros</p><p align="justify"><strong>Organisation phare de la communaut&eacute; juive</strong></p><p align="justify">La r&eacute;gion Ile-de-France comptant la plus grande partie de la communaut&eacute; juive de l&rsquo;Hexagone. Le consistoire de Paris (ACIP) est la plus importante des associations dans le domaine rituel et &eacute;ducatif. Ses services administrent pr&egrave;s de 80 synagogues et prennent en charge les salaires des ministres officiants. Le consistoire est &eacute;galement un organisme certificateur qui garantie le respect des r&egrave;gles rituelles dans la production de viande et de denr&eacute;es alimentaires portant le label &laquo; cacher sous la surveillance du tribunal rabbinique de Paris &raquo;. Il per&ccedil;oit, &agrave; ce titre, une taxe assise sur tous les produits ainsi labellis&eacute;s. En 2004, ce pr&eacute;l&egrave;vement a g&eacute;n&eacute;r&eacute; 8,3 millions d&rsquo;euros de recettes et correspond &agrave; la moiti&eacute; des ressources de l&rsquo;ACIP. Le reste est essentiellement constitu&eacute; par les dons volontaires effectu&eacute;s par les fid&egrave;les dans les synagogues. Responsable du patrimoine (les synagogues et oratoires), le consistoire assure aussi l&rsquo;enseignement religieux de 2 000 &eacute;l&egrave;ves, qui assistent &agrave; des cours hebdomadaires dispens&eacute;s par des professeurs r&eacute;mun&eacute;r&eacute;s par l&rsquo;ACIP. En 2004, apr&egrave;s un exercice 2003 d&eacute;ficitaire, le consistoire de Paris a renou&eacute;&nbsp; avec un r&eacute;sultat net positif de 469 803 euros.</p><p align="justify"><strong>3 questions &agrave;...Gil Ta&iuml;eb, vice-pr&eacute;sident du Consistoire de Paris</strong></p><p align="justify"><strong>&laquo; La communaut&eacute; doit garder sa pluralit&eacute; politique &raquo;</strong></p><p align="justify"><strong>Comment se porte le Consistoire de Paris dont on avait dit qu&rsquo;il &eacute;tait au bord du d&eacute;p&ocirc;t de bilan ?</strong></p><p align="justify">La situation est fragile mais en progr&egrave;s. La nouvelle &eacute;quipe dirigeante, men&eacute;e par Jo&euml;l Mergui, a proc&eacute;d&eacute; &agrave; une restructuration, elle a chang&eacute; le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral. Nous sommes en phase de consolidation. Notre grand chantier demeure l&rsquo;unit&eacute; de la cashrout [certification casher] en France. Dans le pass&eacute;, celle du Consistoire de Paris estampillait 80 % des produits alimentaires et donc, finan&ccedil;ait une grande partie de nos activit&eacute;s. Aujourd&rsquo;hui, la cashrout consistoriale repr&eacute;sente moins de 10 % du march&eacute;. Le manque &agrave; gagner est &eacute;norme.</p><p align="justify"><strong>Comment conciliez-vous responsabilit&eacute; communautaire, militantisme sioniste et engagement politique au MDC de Jean-Pierre Chev&egrave;nement et Georges Sarre ?</strong></p><p align="justify">Je ne vois pas o&ugrave; est la contradiction. J&rsquo;ai toujours soutenu la d&eacute;mocratie isra&eacute;lienne qui est une cause juste. Je me suis pr&eacute;sent&eacute; au Consistoire de Paris car il me semblait que cette institution &eacute;tait en prise avec la communaut&eacute; r&eacute;elle, notamment &agrave; travers les synagogues. Quant &agrave; la politique fran&ccedil;aise, je souhaite que les Juifs s&rsquo;y int&eacute;ressent plus et affirment fortement leur attachement &agrave; la citoyennet&eacute;. A ma mani&egrave;re, j&rsquo;essaye de montrer l&rsquo;exemple. J&rsquo;ai aussi peur que la communaut&eacute; juive se fasse rouler par Sarkozy, comme elle s&rsquo;est faite avoir dans le pass&eacute; par Mitterrand. J&rsquo;invite mes coreligionnaires &agrave; garder leur ind&eacute;pendance d&rsquo;esprit et &agrave; ne pas se laisser embrigader.</p><p align="justify"><strong>Pourquoi y a-t-il autant de divisions au sein des Juifs de France ?</strong></p><p align="justify">Je pense que c&rsquo;est pareil dans d&rsquo;autres communaut&eacute;s. Je lis dans la presse que les musulmans de France connaissent aussi de tr&egrave;s vifs d&eacute;bats internes. Il faudrait que les gens comprennent que la multiplication des associations dilue la repr&eacute;sentativit&eacute; des grandes organisations.</p><p align="justify">Propos recueillis par <strong>Y.D.</strong></p>]]>
        
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    <title>Tout sauf Ségolène</title>
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    <published>2006-06-01T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-26T08:09:03Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[Les &eacute;l&eacute;phants du PS n&rsquo;arrivent pas &agrave; croire que les militants accorderont leur confiance &agrave; une candidate sans v&eacute;ritable exp&eacute;rience du pouvoir et &agrave; la fibre socialiste id&eacute;ologiquement contestable]]></summary>
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        <![CDATA[<p align="justify"><strong>La chronique de&hellip;Sylvie Pierre-Brossolette</strong></p><p align="justify"><em>Les &eacute;l&eacute;phants du PS n&rsquo;arrivent pas &agrave; croire que les militants accorderont leur confiance &agrave; une candidate sans v&eacute;ritable exp&eacute;rience du pouvoir et &agrave; la fibre socialiste id&eacute;ologiquement contestable</em>.</p><p align="justify">Les &eacute;l&eacute;phants s&rsquo;accrochent &eacute;norm&eacute;ment. De Dominique Strauss-Kahn &agrave; Laurent Fabius en passant par Jack Lang, Lionel Jospin et m&ecirc;me&hellip; Fran&ccedil;ois Hollande, ils font des efforts d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;s pour rester dans la course face &agrave; l&rsquo;&eacute;chapp&eacute;e solitaire de S&eacute;gol&egrave;ne Royal. Chacun fait ses calculs, n&rsquo;arrivant pas &agrave; croire qu&rsquo;in fine, les militants socialistes accorderont leur confiance, et leurs suffrages, &agrave; une candidate sans v&eacute;ritable exp&eacute;rience du pouvoir et &agrave; la fibre socialiste id&eacute;ologiquement contestable dans ce parti encore tr&egrave;s marqu&eacute; par la haine des th&egrave;ses de la &laquo; deuxi&egrave;me gauche &raquo;.</p><p align="justify">DSK a fait le plus fort, ces derniers jours, &agrave; l&rsquo;occasion du lancement de son livre, 365 jours (Grasset). Il ne se r&eacute;signe pas &agrave; dispara&icirc;tre du paysage &eacute;lys&eacute;en, m&ecirc;me si la pr&eacute;sidente de la R&eacute;gion Poitou-Charentes lui vole beaucoup de ses soutiens dans les f&eacute;d&eacute;rations du parti. Son pari : arriver au second tour du tournoi socialiste de novembre prochain.</p><p align="justify">A ce moment-l&agrave;, pense-t-il, face &agrave; S&eacute;gol&egrave;ne Royal, il parviendra &agrave; d&eacute;montrer qu&rsquo;il est le plus capable de diriger la France. M&ecirc;me raisonnement pour Laurent Fabius, qui croit dur comme fer que c&rsquo;est lui qui b&eacute;n&eacute;ficiera des divisions de l&rsquo;ex-majorit&eacute; du parti. Il pr&eacute;voit que les recal&eacute;s du premier tour, ou m&ecirc;me les &eacute;limin&eacute;s de la pr&eacute;-campagne &agrave; cause de r&egrave;gles de parrainage ou autres obstacles mis sur le chemin des outsiders comme Arnaud Montebourg ou Jack Lang, joueront en sa faveur, au nom du principe &laquo; tout sauf S&eacute;gol&egrave;ne &raquo;. Cela le changera du &laquo; tout sauf Fabius &raquo; qu&rsquo;il a connu &agrave; une autre &eacute;poque.</p><p align="justify">Il croit que la d&eacute;testation de la madone des sondages sera plus forte que le peu de sympathie qu&rsquo;il suscite chez les socialistes. Et que Lionel Jospin, son ancien rival, pourrait lui aussi pr&eacute;f&eacute;rer &laquo; Lolo &agrave; S&eacute;go &raquo;. Daniel Vaillant le dit tout net : &laquo; Si ni Jospin ni Hollande ne devaient concourir, pour moi, ce serait Fabius. Au moins, c&rsquo;est un homme d&rsquo;Etat. &raquo; Mais le premier secr&eacute;taire, pas plus que le vrai-faux retrait&eacute; de la politique, n&rsquo;a encore renonc&eacute;.</p><p align="justify">Ils ont un peu le m&ecirc;me plan en t&ecirc;te : que ce soit avant, pendant ou apr&egrave;s l&rsquo;investiture &eacute;ventuelle de S&eacute;gol&egrave;ne, elle peut s&rsquo;&eacute;crouler et devoir &ecirc;tre remplac&eacute;e en urgence par l&rsquo;un d&rsquo;eux. C&rsquo;est ce que l&rsquo;on appelle en ce moment, rue de Solf&eacute;rino, l&rsquo;hypoth&egrave;se S&eacute;go-Lipietz, en r&eacute;f&eacute;rence &agrave; l&rsquo;&eacute;pisode malheureux qui conduisit le candidat Vert &agrave; se retirer de la campagne tellement elle avait mal commenc&eacute;. En un mot comme en cent, c&rsquo;est la temp&ecirc;te sous les cr&acirc;nes, tandis que sainte S&eacute;gol&egrave;ne marche sur les eaux.</p>]]>
        
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    <title>« L’enfant chéri de la pub tricolore »</title>
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    <published>2006-06-01T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-26T04:12:31Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[Comment transformer le s&eacute;isme Internet qui bouscule la publicit&eacute; en opportunit&eacute; ? Eric Tong Cuong, publicitaire aguerri, a mitonn&eacute; La Chose pour conqu&eacute;rir ce march&eacute;.]]></summary>
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        <![CDATA[<p align="justify"><em>Comment transformer le s&eacute;isme Internet qui bouscule la publicit&eacute; en opportunit&eacute; ? Eric Tong Cuong, publicitaire aguerri, a mitonn&eacute; La Chose pour conqu&eacute;rir ce march&eacute;.</em></p><p align="justify">La Chose ! Quel nom &eacute;trange pour une agence de publicit&eacute;. &laquo; Nous ne voulions pas d&rsquo;un nom qui corresponde &agrave; celui des fondateurs ou &agrave; leurs initiales, comme cela se voit beaucoup dans la publicit&eacute;. On avait envie d&rsquo;en choisir un qui dise quelque &laquo; chose &raquo; sur notre m&eacute;tier. La Chose est un produit final de strat&eacute;gie de communication apr&egrave;s moult r&eacute;flexions &raquo;, explique Eric Tong Cuong, pr&eacute;sident de La Chose et publicitaire &agrave; la carri&egrave;re sinueuse avec ses d&eacute;tours dans les univers artistiques et culturels. Ce qui lui donne un spectre de comp&eacute;tences assez large.</p><p align="justify">Il aborde donc la nouvelle probl&eacute;matique avec une vision panoramique : &laquo; Par ailleurs, une chose est prot&eacute;iforme et multiforme. C&rsquo;est un terme qui transmet bien le caract&egrave;re ind&eacute;pendant de l&rsquo;agence, englobant tous les m&eacute;tiers de la communication, du marketing services, de l&rsquo;Internet, etc. &raquo;, avance cet HEC de 43 ans, licenci&eacute; en sociologie.</p><p align="justify">Il se r&eacute;f&egrave;re au Yi-King, un manuel de divination chinoise. L&rsquo;ambivalence de son contenu l&rsquo;a aid&eacute; &agrave; cr&eacute;er La Chose. &laquo; Internet, un m&eacute;dia plus important que la t&eacute;l&eacute;vision &raquo;, souligne le publicitaire. Eric Tong Cuong &eacute;tait d&eacute;j&agrave;, &agrave; 27 ans, directeur g&eacute;n&eacute;ral de BDDP, avant de participer &agrave; la cr&eacute;ation de BETC Euro RSCG. Cr&eacute;ateur du label musical Na&iuml;ve, il a retrouv&eacute; l&rsquo;univers de la publicit&eacute; en 2004 en prenant la direction de Young &amp; Rubicam, filiale de WPP, apr&egrave;s un court passage &agrave; la pr&eacute;sidence de EMI France. Retour &agrave; la case d&eacute;part. La Chose, apr&egrave;s avoir pris une participation de 5 % dans Netbooster, sp&eacute;cialis&eacute;e dans le r&eacute;f&eacute;rencement Internet, a acquis r&eacute;cemment 100 % de l&rsquo;agence interactive Pekin.</p><p align="justify"><strong>Jian Geng Sun</strong></p>]]>
        
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    <title>Le cinéma refait le monde</title>
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    <published>2006-06-01T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-26T04:12:32Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[Le festival de Cannes a vu le triomphe de fils engag&eacute;s li&eacute;s &agrave; l&rsquo;histoire et &agrave; l&rsquo;actualit&eacute;. Le septi&egrave;me art chercherait-il &agrave; combler le vide de la politique ?]]></summary>
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        <![CDATA[<p align="justify"><strong>Par Jean-Luc Mano</strong></p><p align="justify"><em>Le festival de Cannes a vu le triomphe de fils engag&eacute;s li&eacute;s &agrave; l&rsquo;histoire et &agrave; l&rsquo;actualit&eacute;. Le septi&egrave;me art chercherait-il &agrave; combler le vide de la politique ?</em></p><p align="justify">La politique fait souvent du cin&eacute;ma. Mises en sc&egrave;ne de destins personnels, magnification des grands hommes et peuples r&eacute;duits au r&ocirc;le de figurant, l&rsquo;art de diriger les Nations semble avoir &eacute;lu domicile dans des studios de production au d&eacute;triment de l&rsquo;antique forum. La presse consacre plus de lignes &agrave; soupeser les castings qu&rsquo;&agrave; analyser les sc&eacute;narios, &agrave; commenter les jeux d&rsquo;acteurs qu&rsquo;&eacute;valuer les projets et les id&eacute;es. Il y a, certes, des vrais gentils et des plut&ocirc;t m&eacute;chants, mais tous, dans un &eacute;tourdissant d&eacute;luge de bonnes intentions, pr&eacute;tendent &oelig;uvrer en faveur d&rsquo;un happy-end qui n&rsquo;en finit plus de ne jamais arriver.</p><p align="justify">Revanche ou horreur du vide, c&rsquo;est le cin&eacute;ma qui se met &agrave; la politique. Le dernier festival de Cannes s&rsquo;est en effet employ&eacute;, au travers de sa s&eacute;lection, &agrave; refaire le monde. Qu&rsquo;on en juge : une Marie-Antoinette d&eacute;capante, un film qui, &agrave; d&eacute;faut d&rsquo;&ecirc;tre un chef-d&rsquo;&oelig;uvre, revisite une &eacute;tape de notre histoire coloniale, un pamphlet contre l&rsquo;oligarchie berlusconienne, une Palme d&rsquo;or, enfin, qui r&eacute;compense une &oelig;uvre engag&eacute;e de Ken Loach, plongeant aux origines du conflit irlandais. La veine historico-politique a domin&eacute; une Croisette d&eacute;sert&eacute;e par la l&eacute;g&egrave;ret&eacute;, l&rsquo;actualit&eacute; s&rsquo;est impos&eacute;e aux destins gentillets et aux introspections psychanalytiques. Cela ne donne pas forc&eacute;ment un cin&eacute;ma artistiquement &eacute;poustouflant mais traduit, &agrave; coup s&ucirc;r, la pr&eacute;occupation des artistes sur l&rsquo;&eacute;tat de leurs pays et sur celui du monde.</p><p align="justify">Apr&egrave;s tout, c&rsquo;est peut-&ecirc;tre ce renoncement des responsables &eacute;tatiques &agrave; changer le monde qui conduit le cercle de la cr&eacute;ation &agrave; l&rsquo;interpr&eacute;ter avec souvent plus de lucidit&eacute; que n&rsquo;en contiennent les productions gouvernementales. Et au final, n&rsquo;y a-t-il pas plus d&rsquo;authenticit&eacute; et de v&eacute;rit&eacute; dans le Babel d&rsquo;Innaritu que dans le pauvre polar Clearstream avec ses espions bavards, ses menteurs patent&eacute;s et ses corbeaux si rep&eacute;rables ? Allez donc au cin&eacute;ma, cela ne vous changera pas vraiment de la politique, mais au moins vous y verrez de vrais professionnels.</p>]]>
        
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    <title>La leçon du Pape</title>
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    <published>2006-06-01T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-25T01:08:34Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[Un discours sans parole qui invite &agrave; la r&eacute;flexion et &agrave; la transcendance.]]></summary>
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        <![CDATA[<p align="justify"><strong>Par Paul-Henri Moinet</strong></p><p align="justify"><em>Un discours sans parole qui invite &agrave; la r&eacute;flexion et &agrave; la transcendance.</em></p><p align="justify">Le Pape vient de donner au monde une pure le&ccedil;on de communication. Une communication d&eacute;barrass&eacute;e de ses trois impostures actuelles : le sermon (enrichi en morale), le programme (enrichi en politique), le show (enrichi en spectacle). Une communication sans effet ni affect. Ni exaltation ni exhortation. Une sorte de m&eacute;ditation parl&eacute;e, &agrave; ciel ouvert, dont la charge &eacute;motionnelle est aussi forte que la valeur intellectuelle. Pourquoi la le&ccedil;on est aussi parfaite ? D&rsquo;abord parce que le pape reconna&icirc;t la quasi-impossibilit&eacute; de parler &agrave; Auschwitz. C&rsquo;est presque impossible de prendre la parole dans le lieu m&ecirc;me de l&rsquo;horreur. Mais si je le fais, ce n&rsquo;est pas en ma qualit&eacute; de pape mais comme fils du peuple allemand. </p><p align="justify">Pertinence de l&rsquo;&eacute;metteur. Pourquoi je le fais ? Pour implorer la gr&acirc;ce de la r&eacute;conciliation dans notre monde qui n&rsquo;en finit pas de se d&eacute;chirer. Clart&eacute; de l&rsquo;objectif. Quelle est ma posture ? Quiconque veut se faire juge de Dieu et de l&rsquo;Histoire se trompe, je serai donc humble. Justesse de la posture. Au nom de quoi je parle ? Au nom de la Shoah dont, contrairement &agrave; Jean-Paul II, je prononce le mot. Et de la foi, bien s&ucirc;r, celle qui nous fait croire en un Dieu de raison qui est amour car la raison et l&rsquo;amour forment une seule et m&ecirc;me chose. Rigueur conceptuelle. Pour qui je parle ? Pour les Juifs &eacute;limin&eacute;s par les nazis qui ont voulu tuer le Dieu d&rsquo;Abraham, cr&eacute;ateur des crit&egrave;res de l&rsquo;Humanit&eacute; valables pour l&rsquo;&eacute;ternit&eacute;. Pour les Polonais ni&eacute;s comme peuple historique. Pour les Roms compt&eacute;s pour rien au regard de l&rsquo;histoire universelle revue et corrig&eacute;e par le Reich. Pour les Allemands r&eacute;sistants qui furent des lumi&egrave;res dans la nuit obscure. Et pour tous les hommes r&eacute;duits &agrave; l&rsquo;&eacute;tat de mati&egrave;re d&rsquo;abord, de cendres ensuite. Intelligence de la m&eacute;moire. Mais la grande force du discours du pape, c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas eu de discours. Il n&rsquo;a pas parl&eacute;, il a appel&eacute; &agrave; crier. D&eacute;passement ultime du discours. Crier vers ce Dieu silencieux &laquo; r&eacute;veille-toi &raquo;, crier pour r&eacute;veiller notre c&oelig;ur, ne pas laisser l&rsquo;&eacute;go&iuml;sme ou l&rsquo;indiff&eacute;rence l&rsquo;&eacute;touffer. Crier, c&rsquo;est porter la parole &agrave; l&rsquo;extr&ecirc;me, &agrave; incandescence ; crier, c&rsquo;est faire du feu avec de l&rsquo;air. Le cri est l&rsquo;Ascension du discours, ce qui fait sa puissance et sa gloire. Face au mal, l&rsquo;homme ne peut ni se taire (soumission) ni parler (absolution) : il faut qu&rsquo;il crie. Non pour se maudire ou maudire Dieu, mais pour se r&eacute;former de l&rsquo;int&eacute;rieur, ressusciter en quelque sorte ou, comme dirait un lacanien, devenir enfin sujet de son histoire. Danke sch&ouml;n Beno&icirc;t XVI.</p>]]>
        
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    <title>« Le FN doit devenir le pôle de rassemblement de toute la droite »</title>
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    <published>2006-06-01T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-25T10:46:48Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[Apr&egrave;s quelques semaines d&rsquo;abstinence m&eacute;diatique cons&eacute;cutive &agrave; un d&eacute;saccord public avec le num&eacute;ro deux de son parti, Bruno Gollnisch, Marine Le Pen, vice-pr&eacute;sidente du Front national, revient. Avec un pack marketing tout neuf : nouveau look, nouveau livre et strat&eacute;gie aff&ucirc;t&eacute;e.]]></summary>
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        <![CDATA[<p align="justify"><em>Apr&egrave;s quelques semaines d&rsquo;abstinence m&eacute;diatique cons&eacute;cutive &agrave; un d&eacute;saccord public avec le num&eacute;ro deux de son parti, Bruno Gollnisch, Marine Le Pen, vice-pr&eacute;sidente du Front national, revient. Avec un pack marketing tout neuf : nouveau look, nouveau livre et strat&eacute;gie aff&ucirc;t&eacute;e.</em></p><p align="justify"><strong>Par Yves Derai</strong></p><p align="justify">Marine, tu es victime des pens&eacute;es de ton g&eacute;niteur. G&eacute;n&eacute;ration 80, on a retrouv&eacute; notre fureur. &raquo; Dans son dernier album, la rappeuse Diam&rsquo;s, dont les vers cognent comme des uppercuts dans l&rsquo;estomac, consacre un titre &agrave; Marine Le Pen. La condamnation est sans appel. R&eacute;action de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute;e ? Une lettre courtoise en mani&egrave;re de main tendue &agrave; l&rsquo;ic&ocirc;ne du 9-3. &laquo; Je lui ai propos&eacute; une rencontre. Pour lui dire que mon nom m&rsquo;avait aussi valu de la discrimination dans certains milieux &raquo;, explique la vice-pr&eacute;sidente du Front national. Fin de non-recevoir. &laquo; Tant pis. Au moins, j&rsquo;aurais essay&eacute;. Parfois, &ccedil;a marche. &raquo; Comme il y a quelques mois, lorsque Marine Le Pen s&rsquo;&eacute;tait adress&eacute;e au pr&eacute;sident du Conseil repr&eacute;sentatif des institutions juives de France (CRIF) qui l&rsquo;avait &eacute;trill&eacute;e dans la presse. La missive avait d&eacute;clench&eacute; un d&eacute;bat au sein de l&rsquo;organisation communautaire. Apr&egrave;s r&eacute;flexion, son pr&eacute;sident, Roger Cukierman, s&rsquo;&eacute;tait fendu d&rsquo;une lettre personnelle o&ugrave; il inclinait l&rsquo;ambitieuse h&eacute;riti&egrave;re &agrave; se d&eacute;marquer des d&eacute;clarations de son p&egrave;re sur les chambres &agrave; gaz, &laquo; point de d&eacute;tail de la Seconde Guerre mondiale &raquo; et d&rsquo;autres gracieuset&eacute;s prodigu&eacute;es depuis trente ans. Marine Le Pen est encore indign&eacute;e de la demande du CRIF. &laquo; Je ne vais pas trancher la t&ecirc;te de papa pour une conversation avec M. Cukierman &raquo;, s&rsquo;enflamme-t-elle.</p><p align="justify"><strong>Une strat&eacute;gie de d&eacute;diabolisation</strong></p><p align="justify">Quoi qu&rsquo;il en soit, la benjamine des filles Le Pen d&eacute;ploie toute sa panoplie afin de sortir le FN de l&rsquo;isolement o&ugrave; il est, &agrave; ses yeux, confin&eacute; depuis trop longtemps. Elle se f&eacute;licite que certains de ses proches, membres de G&eacute;n&eacute;ration Le Pen, aient d&eacute;fil&eacute; dans la manifestation en hommage &agrave; Ilan Halimi, jeune Juif tortur&eacute; et achev&eacute; par le &laquo; gang des barbares &raquo;. &laquo; Contrairement &agrave; Philippe de Villiers, qui a cherch&eacute; &agrave; faire un coup en se montrant &agrave; la t&ecirc;te du cort&egrave;ge, quelques &eacute;lus FN se sont gliss&eacute;s dans la foule en toute discr&eacute;tion &raquo;, rappelle-t-elle. Le petit groupe emmen&eacute; par Sonia Arrouas, conseiller r&eacute;gional en PACA, a d&rsquo;ailleurs &eacute;t&eacute; prot&eacute;g&eacute; par les militants de la Ligue de d&eacute;fense juive ! Preuve, selon Marine Le Pen, que &laquo; les gens &eacute;voluent. Nombre de ceux qui nous critiquaient dans les ann&eacute;es 80 se retrouvent aujourd&rsquo;hui &agrave; nos c&ocirc;t&eacute;s, notamment sur la question de l&rsquo;immigration. &raquo; Tout &agrave; sa strat&eacute;gie de d&eacute;diabolisation, la jeune femme, amincie et relook&eacute;e, publie un livre, A contre flots (Grancher), o&ugrave; elle se pr&eacute;sente comme une victime de la soci&eacute;t&eacute;. L&rsquo;attentat contre sa famille lorsqu&rsquo;elle avait huit ans, ses petits amis qui se d&eacute;tournaient d&rsquo;elle en apprenant sa filiation, la campagne m&eacute;diatique de sa m&egrave;re Pierrette qui, apr&egrave;s son divorce avec le patron du FN, avait d&eacute;nonc&eacute; l&rsquo;antis&eacute;mitisme de ce dernier et, pour le tourner en ridicule, avait pos&eacute; nue dans Play Boy, tout y passe. &laquo; Peut-on avoir peur d&rsquo;une jeune femme qui a autant souffert ? &raquo; semble demander, entre les lignes, Marine Le Pen, persuad&eacute;e que son livre est boycott&eacute; par de nombreux libraires. </p><p align="justify"><strong>Une mission de respectabilit&eacute; pour la pr&eacute;sidentielle de papa</strong></p><p align="justify">Qu&rsquo;importe, sa publication a donn&eacute; l&rsquo;occasion &agrave; son auteur d&rsquo;op&eacute;rer un retour remarqu&eacute; dans les m&eacute;dias. Elle a m&ecirc;me r&eacute;ussi &agrave; imposer ses conditions &agrave; Thierry Ardisson, pr&ecirc;t &agrave; tout pour l&rsquo;interviewer sur France 2 dans Tout le Monde en parle. &laquo; Je ne voulais pas me retrouver entre un rappeur et une actrice de porno, dit-elle. J&rsquo;ai refus&eacute; aussi la pr&eacute;sence de Baffie. Je savais que j&rsquo;allais aborder des questions intimes, je n&rsquo;avais pas envie de me faire vanner. &raquo; Ardisson a respect&eacute; le contrat et re&ccedil;u Marine Le Pen tel un h&ocirc;te de marque. Un livre, un r&eacute;gime, une nouvelle coupe de cheveux, un plan m&eacute;dia : Marine Le Pen ne s&rsquo;y serait pas prise autrement si elle avait &eacute;t&eacute; investie par son parti dans la perspective de la prochaine pr&eacute;sidentielle. Pourtant, cette fois encore, c&rsquo;est le vieux leader d&rsquo;extr&ecirc;me droite qui portera les couleurs du FN. A moins que&hellip; &laquo; Je comprends que vous vous posiez cette question. Quand on aborde une bataille aussi dure, il faut mettre toutes ses chances de son c&ocirc;t&eacute;. Se sentir bien physiquement, mettre ses id&eacute;es en ordre. Pourtant, je ne postule pas pour 2007. &raquo; Marine Le Pen assure que ses pr&eacute;occupations esth&eacute;tiques sont celles de toute femme qui &laquo; approche de la quarantaine &raquo;. Quant &agrave; son ouvrage, mi-essai, mi-autobiographie, elle le pr&eacute;parait &laquo; depuis longtemps &raquo;. Malgr&eacute; les d&eacute;n&eacute;gations de l&rsquo;ex-avocate, on a du mal &agrave; imaginer qu&rsquo;une telle convergence ne participe pas d&rsquo;une strat&eacute;gie m&ucirc;rement r&eacute;fl&eacute;chie. Marine Le Pen, contrairement &agrave; son rival interne Bruno Gollnisch, ne se r&eacute;sout pas &agrave; la condition de poil &agrave; gratter de la droite. &laquo; J&rsquo;ai une divergence de fond avec d&rsquo;autres cadres du parti, reconna&icirc;t-elle. Le caillou dans la chaussure, &ccedil;a va un moment. Certains de mes amis sont flatt&eacute;s que d&rsquo;autres reprennent nos id&eacute;es dans leur discours, moi pas. Je souhaite que le FN devienne demain le p&ocirc;le autour duquel se rassemble l&rsquo;ensemble de la droite et entre dans une logique de gouvernement. &raquo; Le sc&eacute;nario id&eacute;al de Marine Le Pen s&rsquo;articule de la fa&ccedil;on suivante : en mai 2007, profitant des divisions de l&rsquo;UMP entre sarkozystes et chiraquiens, aggrav&eacute;es par l&rsquo;affaire Clearstream, Jean-Marie Le Pen atteint une deuxi&egrave;me fois le second tour de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle pour affronter, ce coup-ci, le ou la candidate socialiste. Dans une telle configuration, les strat&egrave;ges du Front national supputent que leur chef de file pourrait r&eacute;aliser un score avoisinant les 40 % au second tour. Au lendemain de cette d&eacute;faite aux allures de victoire, Jean-Marie Le Pen transmettrait le t&eacute;moin &agrave; sa fille qui aurait pour mission de transformer le FN en parti respectable susceptible de passer des alliances avec d&rsquo;autres formations, en position de force. Marine Le Pen ne cesse d&rsquo;ailleurs de souligner que sa g&eacute;n&eacute;ration &laquo; n&rsquo;est pas du tout obs&eacute;d&eacute;e par la Seconde Guerre mondiale &raquo;. Elle se pla&icirc;t aussi &agrave; insinuer que Philippe de Villiers tient ces derniers temps des propos que le FN n&rsquo;a jamais os&eacute;s &ndash; &laquo; L&rsquo;Islam n&rsquo;est pas compatible avec la R&eacute;publique. &raquo; [N.D.L.R.] &laquo; Si on se met &agrave; classer les gens en fonction de leur religion, on commence avec les musulmans et on ne sait pas comment &ccedil;a finit &raquo;, argue-t-elle. Marine Le Pen conc&egrave;de cependant qu&rsquo;au sein du FN, les militants &laquo; ne comprennent pas toujours mon engagement en faveur de l&rsquo;avortement &raquo;. Sur le reste, contrairement &agrave; ce que diffuse l&rsquo;entourage de Bruno Gollnisch, sa ligne &laquo; mod&eacute;r&eacute;e &raquo; serait majoritaire. &laquo; Actuellement, mon p&egrave;re gagne sans cesse des points dans les sondages et c&rsquo;est moi qui communique le plus dans le mouvement &raquo;, insiste Marine Le Pen. A la fin de l&rsquo;entretien, sans qu&rsquo;on ne lui demande rien, elle ajoute : &laquo; Attention, je ne fais pas tout &ccedil;a pour pouvoir mettre un jour le titre de ministre sur une carte de visite. &Ccedil;a n&rsquo;est pas mon souci ! &raquo; Dont acte.<br /><br /><strong>L&rsquo;hymne &agrave; &laquo; papa &raquo;<br /><br /></strong>Avec A contre flots*, Marine Le Pen a accouch&eacute; d&rsquo;un &ecirc;tre hybride. Entre autobiographie et essai politique, l&rsquo;ouvrage h&eacute;site sans cesse. &laquo; Il est exactement &agrave; l&rsquo;image de ce que j&rsquo;ai voulu, dit-elle. Mon &eacute;diteur n&rsquo;a pas retouch&eacute; une ligne. De toute fa&ccedil;on, je ne l&rsquo;aurais pas accept&eacute;. &raquo; Son p&egrave;re non plus, d&rsquo;ailleurs, qui n&rsquo;a pu prendre connaissance du manuscrit que 24 heures avant son envoi &agrave; la fabrication. &laquo; Je crois qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; touch&eacute; &raquo;, dit l&rsquo;auteur. On le comprend. Papa a toujours raison. Papa n&rsquo;est pas raciste. Papa a &eacute;t&eacute; un bon papa. Papa a beaucoup d&rsquo;amis. Papa est g&eacute;n&eacute;reux. Maman n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; gentille avec papa. Et quand papa d&eacute;cr&egrave;te en direct sur les ondes que les chambres &agrave; gaz sont un d&eacute;tail de l&rsquo;histoire de la Seconde Guerre mondiale ? &laquo; Papa relativise tout. Il est comme &ccedil;a, il a tellement v&eacute;cu d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements graves depuis soixante ans. Des fois, c&rsquo;&eacute;tait ennuyeux pour nous car rien ne lui semblait r&eacute;ellement important. &raquo; Il y a quand m&ecirc;me un sujet sur lequel papa ne plaisante pas : l&rsquo;immigration. L&agrave;, il aurait m&ecirc;me tendance &agrave; dramatiser. Il se trouve d&rsquo;ailleurs que sur ce th&egrave;me, p&egrave;re et fille sont exactement sur la m&ecirc;me ligne et critiquent Sarkozy d&rsquo;une seule voix : &laquo; Comment peut-on &agrave; la fois se pr&eacute;senter comme celui qui s&rsquo;oppose &agrave; l&rsquo;immigration clandestine et faire voter la double peine ou cr&eacute;er le Conseil fran&ccedil;ais du culte musulman ? &raquo; Si Marine Le Pen esp&egrave;re prendre ses lecteurs A contre flots, Sarkozy aime bien prendre ses &eacute;lecteurs &agrave; contre-pied.<br /><br /><strong>Y. D.</strong><br /><br /><em>* &ldquo;A contre flots&rdquo; (Grancher).</em></p>]]>
        
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    <title>« Une attitude contraire à la cause défendue »</title>
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    <published>2006-06-01T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-25T11:03:22Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[Ceux qui ont vot&eacute; non au r&eacute;f&eacute;rendum europ&eacute;en du 29 mai dernier &ndash; soit une majorit&eacute; des Fran&ccedil;ais &ndash; ont-ils voix &agrave; proposer un nouveau d&eacute;part &agrave; l&rsquo;Europe en panne ?]]></summary>
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        <![CDATA[<p align="justify"><strong>Par Mich&egrave;le Cotta</strong></p><p align="justify">Ceux qui ont vot&eacute; non au r&eacute;f&eacute;rendum europ&eacute;en du 29 mai dernier &ndash; soit une majorit&eacute; des Fran&ccedil;ais &ndash; ont-ils voix &agrave; proposer un nouveau d&eacute;part &agrave; l&rsquo;Europe en panne ?<br />&laquo; Non &raquo;, a dit carr&eacute;ment Val&eacute;ry Giscard d&rsquo;Estaing au micro de Jean-Pierre Elkabbach mardi matin, en r&eacute;cusant les propositions r&eacute;centes de Laurent Fabius pour une relance de l&rsquo;Europe. Qu&rsquo;il parle de ce qu&rsquo;il veut &ndash; telle est, r&eacute;sum&eacute;e en une phrase, sa sentence sans appel &ndash;, mais pas d&rsquo;Europe. Sur ce terrain, il s&rsquo;est disqualifi&eacute;.<br />Diantre ! La position de l&rsquo;ancien chef d&rsquo;Etat, principal artisan du projet de Constitution europ&eacute;enne rejet&eacute;e par les &eacute;lecteurs il y a un an, a le m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre claire. Mais c&rsquo;est peu de dire qu&rsquo;elle est d&rsquo;un dogmatisme inou&iuml;. Et, de surcro&icirc;t, d&eacute;raisonnable, c&rsquo;est-&agrave;-dire contraire &agrave; la cause qu&rsquo;il d&eacute;fend. D&rsquo;abord parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une sorte de m&eacute;pris, qui ne dit pas son nom, du suffrage universel. Les Fran&ccedil;ais ont vot&eacute; non. Les &eacute;lites politiques &eacute;taient au demeurant tellement s&ucirc;res qu&rsquo;il en serait ainsi, que la plupart des partisans de la Constitution europ&eacute;enne auraient pr&eacute;f&eacute;r&eacute; faire approuver le texte par le Parlement, comme dans d&rsquo;autres pays europ&eacute;ens, que de le soumettre par r&eacute;f&eacute;rendum aux &eacute;lecteurs. VGE s&rsquo;est dit convaincu que, si les Fran&ccedil;ais avaient vot&eacute; non, c&rsquo;est pour de mauvaises raisons, c&rsquo;est-&agrave;-dire pour des raisons de politique int&eacute;rieure, essentiellement pour manifester leur m&eacute;contentement &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de Jacques Chirac et de sa pr&eacute;sidence.<br />Certes. Peut-&ecirc;tre est-ce vrai, ou vrai en partie. Mais si, apr&egrave;s tout, ils avaient r&eacute;pondu &agrave; la question pos&eacute;e ? Et s&rsquo;ils n&rsquo;avaient pas exprim&eacute; tout bonnement, &agrave; leur mani&egrave;re, cette id&eacute;e, finalement assez simple, qu&rsquo;ils ne veulent pas de l&rsquo;Europe telle qu&rsquo;on la construit, f&eacute;d&eacute;rale et dominatrice, dans le domaine des id&eacute;es, trop pointilleuse dans ses interventions locales, trop peu repr&eacute;sentative des diff&eacute;rentes populations qui la composent ? Ces Fran&ccedil;ais-l&agrave; ont-ils voix au chapitre ? Ou bien, sous pr&eacute;texte qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas fourni la bonne r&eacute;ponse, ou, en tout cas, la r&eacute;ponse attendue par nos dirigeants, de gauche ou de droite, sont-ils pour toujours tax&eacute;s d&rsquo;imb&eacute;cillit&eacute; politique, de c&eacute;cit&eacute; &eacute;conomique ? Sont-ils d&eacute;finitivement consid&eacute;r&eacute;s comme, selon la formule d&rsquo;un Europ&eacute;en convaincu, &laquo; prisonniers du monde d&rsquo;hier &raquo; ? Ah, comme l&rsquo;Europe serait mieux sans les Europ&eacute;ens, n&eacute;erlandais ou fran&ccedil;ais ! Mais l&rsquo;attitude de Val&eacute;ry Giscard d&rsquo;Estaing n&rsquo;est pas seulement rigide : elle est aussi contraire &agrave; la cause qu&rsquo;il d&eacute;fend. S&rsquo;il croit &agrave; l&rsquo;Europe &ndash; et personne ne doute qu&rsquo;il y croit &ndash;, s&rsquo;il est convaincu que la France pr&eacute;cipite son d&eacute;clin en d&eacute;sapprouvant la construction europ&eacute;enne qui leur a &eacute;t&eacute; propos&eacute;e &ndash; et personne ne doute de sa conviction &ndash;, il doit tout faire, et tout entendre, de quelque c&ocirc;t&eacute; que viennent les propositions, pour rechercher et d&eacute;finir un nouveau consensus vers l&rsquo;Europe. Si ceux qui ont dit non le 29 mai dernier sont vou&eacute;s aux g&eacute;monies, s&rsquo;ils sont montr&eacute;s du doigt comme malades d&rsquo;une sorte de l&egrave;pre politique, avec qui fera-t-on l&rsquo;Europe de demain ?</p>]]>
        
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    <title>Une prise de parole sans prise de pouvoir</title>
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    <published>2006-05-18T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-25T09:42:29Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[Pourquoi les Eglises chr&eacute;tiennes tentent de revenir timidement dans le d&eacute;bat politique &agrave; l&rsquo;occasion de la loi sur l&rsquo;immigration]]></summary>
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        <![CDATA[<p align="justify"><em>Pourquoi les Eglises chr&eacute;tiennes tentent de revenir timidement dans le d&eacute;bat politique &agrave; l&rsquo;occasion de la loi sur l&rsquo;immigration</em>.</p><p align="justify">Comment faire entendre la voix des chr&eacute;tiens dans la soci&eacute;t&eacute; ? Prudentes &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de l&rsquo;anticl&eacute;ricalisme traditionnel des Fran&ccedil;ais, concurrenc&eacute;es par la tendance de l&rsquo;Islam &agrave; monopoliser l&rsquo;attention port&eacute;e aux religions par l&rsquo;opinion publique, les Eglises chr&eacute;tiennes ont des difficult&eacute;s &agrave; se positionner sur ce sujet. Les nouvelles lois sur l&rsquo;immigration pr&eacute;sent&eacute;es par Nicolas Sarkozy leur ont fourni une occasion de s&rsquo;y essayer en &eacute;vitant l&rsquo;&eacute;cueil habituel du soup&ccedil;on d&rsquo;interventionnisme politique. A la fin du mois dernier, Jean-Pierre Ricard, personnage le plus influent de </p><p align="justify">la chr&eacute;tient&eacute; en France en tant que pr&eacute;sident de la Conf&eacute;rence des &eacute;v&ecirc;ques, a cosign&eacute; avec le pasteur Jean-Arnold de Clermont (F&eacute;d&eacute;ration protestante de France) et monseigneur Emmanuel, le chef de file des &eacute;v&ecirc;ques orthodoxes, une lettre adress&eacute;e au Premier ministre Dominique de Villepin. Dans des termes extr&ecirc;mement prudents et mesur&eacute;s, rappelant &laquo; l&rsquo;enti&egrave;re l&eacute;gitimit&eacute; &raquo; du gouvernement &agrave; proposer de nouvelles dispositions sur l&rsquo;immigration, ils y d&eacute;noncent les principales dispositions des futures lois Sarkozy.</p><p align="justify">La critique d&rsquo;ensemble adress&eacute;e &agrave; ces textes est de ne pas s&rsquo;inscrire &laquo; dans le cadre d&rsquo;une politique globale de d&eacute;veloppement des pays du Sud &raquo;. Deux des auteurs de la missive sont re&ccedil;us par Dominique de Villepin, le 29 avril. L&rsquo;affaire a &eacute;t&eacute; largement m&eacute;diatis&eacute;e : mises &agrave; part quelques d&eacute;clarations virulentes du sarkozyste Patrick Devedjian, d&eacute;non&ccedil;ant les bonnes &acirc;mes choqu&eacute;es par ces dispositions, vite rattrap&eacute;es par son patron, la d&eacute;marche a globalement &eacute;t&eacute; per&ccedil;ue comme acceptable.</p><p align="justify"><strong>Aux fronti&egrave;res de la l&eacute;gitimit&eacute; des Eglises</strong></p><p align="justify">Pari gagn&eacute; pour les religieux ? Sur le fond, les Eglises se savent l&eacute;gitimes sur un sujet comme l&rsquo;immigration o&ugrave; le c&oelig;ur des valeurs chr&eacute;tiennes est engag&eacute;. &laquo; Sur le th&egrave;me de l&rsquo;immigration, il y a une r&eacute;currence, les Eglises ont toujours fait des propositions dans ce domaine qui correspondent aux valeurs de charit&eacute; &raquo;, commente la sp&eacute;cialiste des religions Dani&egrave;le Hervieu-L&eacute;ger, pr&eacute;sidente de l&rsquo;Ehess (Ecole des hautes &eacute;tudes en sciences sociales).</p><p align="justify">Cela dit, la d&eacute;marche n&rsquo;est pas neutre sur le plan strat&eacute;gique : &laquo; A travers cette expression, les Eglises reprennent pied dans le&nbsp;d&eacute;bat politique au sens large du terme &raquo;, poursuit Dani&egrave;le Hervieu-L&eacute;ger. Pourtant, depuis des d&eacute;cennies, les Eglises s&rsquo;abstiennent traditionnellement d&rsquo;intervenir dans le d&eacute;bat politique en France. Elles ont implicitement donn&eacute; des consignes de vote aux derni&egrave;res &eacute;lections pr&eacute;sidentielles en mettant en garde les &eacute;lecteurs contre les partis x&eacute;nophobes. Ph&eacute;nom&egrave;ne exceptionnel. Leur interventionnisme est bien moins marqu&eacute; que ce que l&rsquo;on peut observer en Italie ou en Espagne.</p><p align="justify">Les Eglises y sont s&eacute;par&eacute;es de l&rsquo;Etat, comme en France, mais elles n&rsquo;h&eacute;sitent pas &agrave; prendre des positions politiques fortes. &laquo; C&rsquo;est sans doute la cons&eacute;quence des situations de monopole caract&eacute;ristiques de ces pays, commente Jean-Arnold de Clermont, il ne suffit pas de d&eacute;cr&eacute;ter la s&eacute;paration, il faut aussi qu&rsquo;elle ait lieu dans les t&ecirc;tes. &raquo;</p><p align="justify"><strong>L&rsquo;enjeu du retour dans le d&eacute;bat public</strong></p><p align="justify">Le choix de se mettre en retrait a un co&ucirc;t : &laquo; Celui de para&icirc;tre moins impliqu&eacute; dans la soci&eacute;t&eacute; et une relative disparition en tant qu&rsquo;acteur de la sc&egrave;ne sociale &raquo;, estime Dani&egrave;le Hervieu-L&eacute;ger. Le probl&egrave;me pos&eacute; aux Eglises est de parvenir &agrave; se remettre en sc&egrave;ne sans avoir &agrave; essuyer le feu des contestations. Pour y parvenir, elles ont choisi de soigner la forme. A chaque prise de position publique, les Eglises fran&ccedil;aises courent le risque de se voir renvoy&eacute;es &agrave; leurs bonnes &oelig;uvres par les critiques qui couvent sous les cendres mal &eacute;teintes de l&rsquo;anticl&eacute;ricalisme fran&ccedil;ais. &laquo; Nous souhaitons &ecirc;tre per&ccedil;us comme un magist&egrave;re moral, surtout pas comme un parti politique, avance Jean- Arnold de Clermont.</p><p align="justify">D&rsquo;ailleurs nous avons choisi de nous exprimer avant que le texte ne vienne devant les d&eacute;put&eacute;s. &raquo; &laquo; Ces modes d&rsquo;intervention permettent au moins de construire un mod&egrave;le d&rsquo;interaction publique &raquo;, observe Daniel Hervieu-L&eacute;ger. &laquo; Il y a trop peu de d&eacute;bat public. La France fonctionne plut&ocirc;t en r&eacute;action &agrave; des d&eacute;cisions d&eacute;j&agrave; prises. Le r&ocirc;le des pouvoirs publics est de favoriser et d&eacute;velopper ces d&eacute;bats. Le n&ocirc;tre est d&rsquo;y participer &raquo;, poursuit Jean-Arnold de Clermont. Quant &agrave; la forme &oelig;cum&eacute;nique retenue, elle semble apporter une r&eacute;ponse &agrave; des risques d&rsquo;&eacute;clatement : &laquo; Face &agrave; la mont&eacute;e des demandes d&rsquo;affirmation identitaire &eacute;manant de diff&eacute;rents courants de la chr&eacute;tient&eacute; qui font &eacute;cho &agrave; ce qui se passe dans les autres religions, les Eglises r&eacute;pondent par un positionnement &oelig;cum&eacute;nique au nom de toute la chr&eacute;tient&eacute; &raquo;, poursuit la pr&eacute;sidente de l&rsquo;Ehess.</p><p align="justify">Pourquoi, alors, ne pas avoir tent&eacute; de faire le lien avec les juifs et les musulmans ? &laquo; C&rsquo;est un sujet que nous &eacute;voquons. Mais il n&rsquo;existe pas de lieu ou d&rsquo;instance sp&eacute;cifique interreligions comme le conseil des &eacute;glises chr&eacute;tiennes qui pourrait faciliter ce type de d&eacute;marches &raquo;, r&eacute;pond Jean-Arnold de Clermont. En attendant, les Eglises chr&eacute;tiennes tiennent une opportunit&eacute; de se diff&eacute;rencier de leurs &laquo; concurrents &raquo; juifs ou musulmans, qui auraient &eacute;galement eu une l&eacute;gitimit&eacute; &agrave; prendre une position forte sur le th&egrave;me de l&rsquo;immigration, mais qui ne l&rsquo;ont pas fait.<br /><br /><strong>Jacques Secondi</strong></p>]]>
        
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