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    <title>Le Nouvel Economiste : Actualités</title>
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    <updated>2006-09-25T02:01:08Z</updated>
    
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    <title>France Télévision, mission impossible</title>
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    <published>2006-09-06T12:28:14Z</published>
    <updated>2006-09-25T02:01:08Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[&nbsp;&nbsp; Difficile de trouver la solution de cette &eacute;quation o&ugrave; l&rsquo;on r&eacute;clame &agrave; la fois &agrave; chacun des pr&eacute;sidents du holding, Patrick de Carolis et Patrice Duhamel, de pr&eacute;senter des programmes de la plus grande qualit&eacute; tout en attirant le...]]></summary>
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        <![CDATA[<p><br />&nbsp;<img width="300" height="209" border="0" src="http://www.nouveleconomiste.fr/1355/Une.jpg" /></p><p>&nbsp;</p><p align="left">  Difficile de trouver la solution de cette &eacute;quation o&ugrave; l&rsquo;on r&eacute;clame &agrave; la fois &agrave; chacun des pr&eacute;sidents du holding, Patrick de Carolis et Patrice Duhamel, de pr&eacute;senter des programmes de la plus grande qualit&eacute; tout en attirant le maximum d&rsquo;annonceurs. Afin d&rsquo;assurer un budget en &eacute;quilibre.</p>]]>
        
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    <title>Borloo, rencontre du troisième type</title>
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    <published>2006-06-15T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-22T16:44:31Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[Le ministre de l&rsquo;Emploi et de la Coh&eacute;sion sociale n&rsquo;est pas celui que l&rsquo;on croit.]]></summary>
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        <![CDATA[<p align="justify"><em>Le ministre de l&rsquo;Emploi et de la Coh&eacute;sion sociale n&rsquo;est pas celui que l&rsquo;on croit. On le dit brouillon, il est m&eacute;thodique ; dilettante, il est pers&eacute;v&eacute;rant ; opportuniste, il est pragmatique. Une autre fa&ccedil;on de faire en politique.</em></p><p align="justify">En 2002, le maire de Valenciennes est Un homme en col&egrave;re. &laquo; Cela fait plus de douze ans que je cours dans tous les couloirs, les minist&egrave;res, les r&eacute;gions, les d&eacute;partements, les banques. J&rsquo;ai fini par savoir comment cela ne marchait pas &raquo;, explique alors l&rsquo;&eacute;lu local dans un essai &laquo; coup de gueule &raquo;. Quatre ans plus tard, Borloo est, assure-t-il, un &laquo; homme heureux &raquo;, heureux de travailler &agrave; 100 % &laquo; port&eacute; &raquo; par les r&eacute;sultats obtenus &agrave; la t&ecirc;te du minist&egrave;re de l&rsquo;Emploi et de la Coh&eacute;sion sociale.</p><p align="justify">Aujourd&rsquo;hui, la rumeur en fait un premier ministrable. Certains l&rsquo;encouragent m&ecirc;me &agrave; jouer sa carte sans plus attendre pour la pr&eacute;sidentielle. Le parcours de l&rsquo;homme trace le costume d&rsquo;un personnage &agrave; multiples facettes. Avocat, maire, d&eacute;put&eacute;, ministre : ces exp&eacute;riences additionn&eacute;es composent un cocktail assur&eacute;ment utile. A 55 ans, Jean-Louis Borloo peut encore construire un avenir, franchir une autre &eacute;tape. Le veut-il ? Le peut-il ? Et pour quoi faire ?</p><p align="justify">Le ministre conna&icirc;t autant la r&egrave;gle du jeu institutionnel que la pr&eacute;&eacute;minence pr&eacute;sidentielle. Ne d&eacute;couvrant pas ouvertement ses volont&eacute;s, il pr&eacute;f&egrave;re faire valoir son action rue de Grenelle. Son meilleur actif, il n&rsquo;en doute pas. &laquo; Quand j&rsquo;ai lanc&eacute; mon plan de coh&eacute;sion sociale, certains m&eacute;dias &eacute;taient dubitatifs et parlaient de moi comme d&rsquo;Harry Potter. Aujourd&rsquo;hui, les r&eacute;sultats parlent d&rsquo;eux-m&ecirc;mes &raquo;, explique-t-il au Nouvel Economiste. Les r&eacute;sultats ?</p><p align="justify">La baisse du ch&ocirc;mage depuis un an lui a valu une ovation sans pr&eacute;c&eacute;dent dans l&rsquo;h&eacute;micycle de la part des d&eacute;put&eacute;s UMP. Et peu importe, que ce retournement trouve son explication principale dans la relance du traitement social via les contrats subventionn&eacute;s &ndash; une politique abandonn&eacute;e par son pr&eacute;d&eacute;cesseur qu&rsquo;il a r&eacute;tablie par pragmatisme. Le logement ? Dans le secteur social, Jean-Louis Borloo a su r&eacute;veiller les HLM et les maires. Avec un rythme annuel de 80 000, la progression est de 40 % par rapport &agrave; 2003. Ce dont il est le plus fier ?</p><p align="justify">La r&eacute;novation urbaine en cours dans les zones oubli&eacute;es de la R&eacute;publique. Il faut l&rsquo;entendre &eacute;num&eacute;rer les noms de tous ces quartiers difficiles qu&rsquo;il veut rendre &laquo; aussi beaux que les autres &raquo;. Borloo veut d&eacute;placer les montagnes d&rsquo;inertie qui plombent le mod&egrave;le social fran&ccedil;ais. Et derri&egrave;re les statistiques et dans les dossiers, le ministre convivial autant que chaleureux sait qu&rsquo;il y a toujours des individus de chair et d&rsquo;esprit. Bref, il marche &agrave; l&rsquo;affect. Son positionnement le situe au centre droit, pro-business par r&eacute;alisme, pro-&eacute;tatique par n&eacute;cessit&eacute;.</p><p align="justify">Double conviction hybride forg&eacute;e par la richesse de ses exp&eacute;riences, au c&oelig;ur de la vie des affaires, puis de celle des collectivit&eacute;s locales et de l&rsquo;administration. Il se croit capable de faire &eacute;voluer la synth&egrave;se du mod&egrave;le fran&ccedil;ais. L&rsquo;ancien patron de l&rsquo;&eacute;quipe de foot de Valenciennes exerce son talent d&rsquo;entra&icirc;neur par cercles concentriques, appliquant une m&eacute;thode &laquo; s&eacute;quentielle &raquo;. Celle qui veut que l&rsquo;on ne traite les sujets qu&rsquo;un par un. &laquo; Il mature, il r&eacute;fl&eacute;chit, c&rsquo;est un cr&eacute;atif utile. </p><p align="justify">Jamais il n&rsquo;&eacute;chappe au principe de r&eacute;alit&eacute;. Seul le concret et le positif l&rsquo;int&eacute;ressent &raquo;, r&eacute;sume un proche. Ce qui le caract&eacute;rise le plus ? sa volont&eacute;, dit-il, d&rsquo;ancrer son action dans la dur&eacute;e. S&rsquo;inspirant des lois de programmation militaire &ndash; mises en place pour garantir la construction des sous- marins &agrave; t&ecirc;te nucl&eacute;aire &ndash; il a pris soin de sanctuariser dans le temps son effort pour la coh&eacute;sion sociale. Pour &eacute;chapper &agrave; la loi d&rsquo;airain de l&rsquo;action politique &ndash; efforts imm&eacute;diats, effets diff&eacute;r&eacute;s &ndash;, il frappe toujours fort l&rsquo;opinion par ses annonces. La maison &agrave; 100 000 euros, le ch&egrave;que emploi service universel &ndash; &laquo; une nouvelle monnaie &raquo; &ndash;, c&rsquo;est lui.</p><p align="justify">On lui reproche de beaucoup promettre, de multiplier les effets d&rsquo;annonce. En vieux routier de la politique, il sait bien qu&rsquo;il faut promettre 10 pour r&eacute;aliser 5, et que 5 valent mieux que 0&hellip; Parmi ses convictions forg&eacute;es par l&rsquo;exp&eacute;rience de Valenciennes ? En fait, m&ecirc;me en p&eacute;riode de disette budg&eacute;taire un dossier indispensable trouve toujours son financement. Aussi, s&rsquo;il se fait fort de contourner les contingences financi&egrave;res, il conna&icirc;t l&rsquo;imp&eacute;ratif pour le politique en action : un projet ne r&eacute;ussit que s&rsquo;il est &oelig;uvre collective. Alors : est-ce, pour demain, un Borloo qu&rsquo;il nous faut ? Sa fibre sociale est un atout. Il apporte une dimension pragmatique &agrave; l&rsquo;action politique. Celle du renouveau, &agrave; condition que lui-m&ecirc;me croie &agrave; son &eacute;toile.</p><p align="justify"><strong>Philippe Plassart</strong></p><p align="justify"><em>Portrait</em></p><p align="justify"><strong>Un personnage &agrave; multiples facettes</strong></p><p align="justify">&laquo;Touche-&agrave;-tout s&eacute;ducteur &raquo;, &laquo; magicien ou bonimenteur ? &raquo; Dans la collection du Monde, les titres consacr&eacute;s &agrave; l&rsquo;acension politique de l&rsquo;avocat millionnaire aux multiples vies traduisent la m&eacute;fiance des journalistes. Les facettes de ce personnage d&eacute;concertant qui aime tant la vie &ndash; le jour, la nuit &ndash;, contraste avec les aspects si lisses de nombre de politiques. A Janson-de-Sailly, au d&eacute;but des ann&eacute;es 70, le jeune scout &eacute;tonne d&eacute;j&agrave; par ses brillants r&eacute;sultats, qui lui ouvriront l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; pas moins de 4 licences : droit, philosophie, histoire et science &eacute;co !</p><p align="justify">Compl&eacute;t&eacute;es par des &eacute;tudes en finances &agrave; l&rsquo;Institut sup&eacute;rieur des affaires, puis &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de Manchester. La d&eacute;cennie suivante &ndash; celle du &laquo; trenta &raquo; &ndash; consacrera sa carri&egrave;re d&rsquo;avocat. Nomm&eacute; au barreau de Paris, il fonde un cabinet sp&eacute;cialis&eacute; dans l'entreprise en difficult&eacute;, dans la transmission, l'implantation, les fusions et acquisitions. Expert en droit des faillites, il r&eacute;ussit &agrave; d&eacute;boucler les dossiers Chaumet et La Chapelle-Darblay, etc. Borloo est alors l&rsquo;un des conseils les plus recherch&eacute;s par les grandes entreprises, son client le plus connu est Bernard Tapie.</p><p align="justify">Fortune le classe, en 1980, parmi les cinq avocats les mieux pay&eacute;s au monde. Durant ces &laquo; ann&eacute;es fric &raquo;, ce s&eacute;ducteur ambitieux enseigne l&rsquo;analyse financi&egrave;re &agrave; HEC. Proche, tr&egrave;s proche d&rsquo;une actrice de cin&eacute;ma, c&rsquo;est sa p&eacute;riode brouillon, f&eacute;tard et show-biz. Le sport va canaliser ses multiples &eacute;nergies. 1986, la r&eacute;ussite et l&rsquo;enthousiasme de son ami Bernard Tapie &agrave; la t&ecirc;te de l&rsquo;Olympique de Marseille lui donne des id&eacute;es. Il devient pr&eacute;sident du FC Valenciennes&hellip; jusqu&rsquo;en 1991. Son investissement footballistique va d&eacute;velopper la facette sociale du juriste iconoclaste qui se mobilise pour l&rsquo;&eacute;conomie locale. La d&eacute;cennie 90 sera donc celle de la facette politique. Quasi exclusivement. Naissance d&rsquo;une vocation au contact des r&eacute;alit&eacute;s sinistr&eacute;es de la r&eacute;gion. Le terrain, qui n&rsquo;est pas exclusivement celui du foot, est une rude &eacute;cole. Valenciennes et ses drames seront son universit&eacute; en action politique. </p><p align="justify">Il y d&eacute;couvre une ville ravag&eacute;e par la fermeture des mines et des hauts fourneaux. D&eacute;pensier, il consacrera une part de sa fortune &agrave; son implantation. L&rsquo;auteur d&rsquo;un guide sur les aides et financements va se colleter avec l&rsquo;urgence d&rsquo;une chirurgie lourde, la r&eacute;duction &laquo; in vivo &raquo; de la fameuse fracture sociale. Il devient d&eacute;put&eacute; de la 21e circonscription du Nord le 2 avril 1993. P&eacute;riode o&ugrave; il est aussi conseiller r&eacute;gional du Nord-Pas-de-Calais et d&eacute;put&eacute; europ&eacute;en.</p><p align="justify">Il a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; la liste de Simone Veil &agrave; celle de Val&eacute;ry Giscard d&rsquo;Estaing. Sa fibre politique est &agrave; l&rsquo;image de son temp&eacute;rament : aussi complexe que sinueux. Celui qui fut un des prot&eacute;g&eacute;s d&rsquo;Edgar Faure a &eacute;galement cofond&eacute; G&eacute;n&eacute;ration &eacute;cologie. Il esp&egrave;re int&eacute;grer le gouvernement Rocard en 90, puis celui de Balladur en 93, pour finalement obtenir un minist&egrave;re chez Raffarin, apr&egrave;s avoir propos&eacute; ses services &agrave; Lionel Jospin et quitt&eacute; Fran&ccedil;ois Bayrou. Maire de Valenciennes, dans le Nord, il est aussi pr&eacute;sident de la communaut&eacute; d&rsquo;agglom&eacute;ration de Valenciennes depuis 2001.</p><p align="justify">Porte-parole de l&rsquo;UDF &agrave; cette &eacute;poque, apr&egrave;s le 21 avril 2002, il rejoint l&rsquo;UMP. Aujourd&rsquo;hui, il partage la pr&eacute;sidence du Parti radical valoisien avec Andr&eacute; Rossinot. Alors la trajectoire du ludion centriste autant qu&rsquo;inclassable inqui&egrave;te quelque peu dans les rangs de l&rsquo;UMP&hellip;</p><p align="justify"><strong>P. Arnoux</strong></p>]]>
        
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    <title>Les grands travaux du ministre</title>
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    <published>2006-06-15T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-13T18:58:50Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[Emploi, logement, action sociale, discrimination : ces quatre chantiers sont les siens. Bilan d&rsquo;action.]]></summary>
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        <![CDATA[<p align="justify"><em>Emploi, logement, action sociale, discrimination : ces quatre chantiers sont les siens. Bilan d&rsquo;action.</em></p><p align="justify"><strong>Ch&ocirc;mage. La baisse co&ucirc;te que co&ucirc;te</strong></p><p align="justify">Faire descendre le nombre des demandeurs d&rsquo;emploi en l&rsquo;absence de cr&eacute;ations d&rsquo;emplois : c&rsquo;est possible. La suite sera plus difficile.</p><p align="justify">Entre avril 2005 et avril 2006, le nombre de demandeurs d&rsquo;emploi inscrits &agrave; l&rsquo;ANPE a diminu&eacute; de 210 000, soit une baisse de 8,1 % en rythme annuel. Dans la m&ecirc;me p&eacute;riode, le taux de ch&ocirc;mage est tomb&eacute; de 10,1 % &agrave; 9,3 %.<br /><br />Intervenant apr&egrave;s plusieurs ann&eacute;es de hausse, le renversement de tendance est donc spectaculaire et significatif. Peut-il &ecirc;tre mis &agrave; l&rsquo;actif de l&rsquo;activisme de Jean-Louis Borloo ?<br />Pour le minist&egrave;re, aucun doute, la r&eacute;ponse est naturellement positive : &laquo; L&rsquo;&eacute;volution positive de l&rsquo;emploi co&iuml;ncide avec la mont&eacute;e en puissance du plan de coh&eacute;sion sociale depuis un an. &raquo; Co&iuml;ncidence ? Le terme employ&eacute; par les services &eacute;voque plus un concours de circonstances qu&rsquo;un r&eacute;sultat totalement pr&eacute;m&eacute;dit&eacute;. Et il y a effectivement bien un peu de cela !</p><p align="justify">Le contexte &eacute;conomique dans lequel intervient cette d&eacute;crue de ch&ocirc;mage n&rsquo;est pourtant pas favorable. La progression du PIB n&rsquo;a &eacute;t&eacute; que d&rsquo;un maigre 1,5 % l&rsquo;an dernier et le d&eacute;but 2006 n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; flamboyant, loin s&rsquo;en faut. Ce niveau d&rsquo;activit&eacute; est insuffisant pour gonfler les carnets de commande et booster les cr&eacute;ations d&rsquo;emplois. Ces derni&egrave;res n&rsquo;ont pas d&eacute;pass&eacute; les 70 000 entre avril 2005 et avril 2006. Tour de passe-passe ou potion miracle ? Une baisse du ch&ocirc;mage avec si peu de cr&eacute;ations d&rsquo;emplois : mais alors comment Jean-Louis Borloo s&rsquo;y est-il pris ?</p><p align="justify"><strong>Tour de passe-passe ou potion miracle ?</strong></p><p align="justify">A ce stade, une r&eacute;ponse objective n&rsquo;a rien d&rsquo;&eacute;vident. Etienne Wasmer, &eacute;conomiste sp&eacute;cialiste du march&eacute; du travail, t&eacute;moigne : &laquo; Un expert chevronn&eacute; a besoin de plus d&rsquo;une heure pour tenter de comprendre d&rsquo;o&ugrave; vient la baisse du ch&ocirc;mage. Il lui faut examiner une dizaine de s&eacute;ries statistiques &eacute;parpill&eacute;es dans une douzaine de notes. &raquo; Un maquis propice &agrave; la suspicion. Le minist&egrave;re n&rsquo;aurait-il pas donn&eacute; des instructions pour &laquo; peigner &raquo; les fichiers de l&rsquo;ANPE, notamment &agrave; la faveur du suivi individualis&eacute; des demandeurs d&rsquo;emploi mis en place depuis le d&eacute;but 2006 ?</p><p align="justify">De fait, les chiffres indiquent une progression de l&rsquo;ordre de 9 % sur un an des &laquo; sorties &raquo; de l&rsquo;Agence suite &agrave; des absences au contr&ocirc;le et &agrave; des radiations administratives en avril dernier. Des pointes ponctuelles de m&ecirc;me ampleur avaient &eacute;t&eacute; relev&eacute;es en juin et novembre derniers. &laquo; Ces ressauts sont imputables au traitement de dossiers accumul&eacute;s non trait&eacute;s &raquo;, explique-t-on. Autre piste &agrave; creuser : le locataire de la rue de Grenelle serait-il le premier &agrave; surfer sur la mise &agrave; la retraite des g&eacute;n&eacute;rations nombreuses de baby-boomers n&eacute;s apr&egrave;s 1945 ? L&rsquo;argument semble un peu pr&eacute;matur&eacute; &ndash; la premi&egrave;re grosse vague de d&eacute;parts est attendue pour 2007 &ndash; et fait nouveau, ce recul attendu de la population active devrait &ecirc;tre compens&eacute; en partie par l&rsquo;arriv&eacute;e &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de travailler de toute une g&eacute;n&eacute;ration d&rsquo;immigr&eacute;s venus en France dans le cadre du regroupement familial. Un mouvement d&eacute;cel&eacute; par les experts de l&rsquo;Insee.</p><p align="justify">Quoi qu&rsquo;il en soit, une certitude : il y a depuis trois ans un nombre &eacute;lev&eacute; de d&eacute;parts d&rsquo;individus qui ayant travaill&eacute; tr&egrave;s jeunes peuvent faire valoir leurs droits avant 60 ans. Un h&eacute;ritage du pr&eacute;d&eacute;cesseur de Jean-Louis Borloo, Fran&ccedil;ois Fillon. Mais il reste difficile de dire dans quelle proportion ces d&eacute;parts ont &eacute;t&eacute; remplac&eacute;s. S&ucirc;rement pas du un pour un. Dans ce labyrinthe statistique, le minist&egrave;re pr&eacute;f&egrave;re faire mettre en valeur un fil d&rsquo;Ariane, celui du plan des services &agrave; la personne. Mis en place en janvier 2006, celui-ci n&rsquo;est v&eacute;ritablement op&eacute;rationnel que depuis le printemps.</p><p align="justify">L&rsquo;engouement semble ind&eacute;niable, comme en t&eacute;moigne la multiplication des conventions pass&eacute;es avec les op&eacute;rateurs. Mais chronologiquement, il ne peut pas expliquer une baisse du ch&ocirc;mage qui&hellip; lui est ant&eacute;rieure. Pour lever d&eacute;finitivement le myst&egrave;re de la baisse du ch&ocirc;mage, il faut retourner au plan de coh&eacute;sion sociale dont les mesures phares sont l&rsquo;apprentissage et les contrats aid&eacute;s. Du contrat de professionnalisation au contrat d&rsquo;avenir et d&rsquo;accompagnement, en passant par le contrat d&rsquo;apprentissage, Jean-Louis Borloo a repris et &eacute;largi la palette abandonn&eacute;e par ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs. Depuis la rentr&eacute;e de septembre 2005, on voit une mont&eacute;e en puissance de ces dispositifs du traitement social du ch&ocirc;mage. Et &agrave; la fin du mois de mars, pr&egrave;s de 200 000 personnes relevaient de ces cat&eacute;gories. Un investissement pour l&rsquo;avenir ? Le point d&rsquo;interrogation subsiste. Une n&eacute;cessit&eacute; sociale ? Sur ce plan, le doute n&rsquo;est gu&egrave;re permis.</p><p align="justify"><strong>Logement. La construction de HLM relanc&eacute;e</strong></p><p align="justify">A travers deux lois programmes, Jean-Louis Borloo s&rsquo;est engag&eacute; dans un ambitieux plan de r&eacute;novation et de construction de logements sociaux.</p><p align="justify">Comme il l&rsquo;avait d&eacute;j&agrave; accompli &agrave; l&rsquo;&eacute;chelon local &agrave; Valenciennes, Jean-Louis Borloo a fait du logement social un de ses chevaux de bataille. En avocat habitu&eacute; &agrave; conseiller les entreprises, il a cherch&eacute; &agrave; simplifier les diff&eacute;rents guichets qui financent le monde HLM. Le 1er ao&ucirc;t 2003, son plan de r&eacute;novation urbaine pr&eacute;voit la r&eacute;habilitation de 400 00 logements, la destruction de 250 000 autres et leur remplacement par 250 000 nouveaux. Un projet qui s&rsquo;&eacute;tale sur sept ans et n&eacute;cessitera 30 milliards d&rsquo;euros d&rsquo;investissements, r&eacute;partis entre l&rsquo;Etat et les financeurs habituels de ce secteur. L&rsquo;ensemble sera pilot&eacute; par un acteur unique cr&eacute;&eacute; &agrave; cette occasion : l&rsquo;Agence nationale de r&eacute;novation urbaine (Anru).</p><p align="justify">A elle de solliciter et de g&eacute;rer les contributions de l&rsquo;Etat, mais aussi de la Caisse des d&eacute;p&ocirc;ts et consignations ou encore du 1 % logement, ainsi que de l&rsquo;Agence nationale de l&rsquo;habitat (Anah). Ce guichet unique qui porte la griffe Borloo a notamment pour but d&rsquo;&eacute;viter que le plan de charge ne prenne trop de retard, parce que l&rsquo;un des financeurs sera plus long &agrave; r&eacute;agir que les autres. Toutefois, ce plan ne permettra pas la cr&eacute;ation de nouveaux logements. Or le besoin d&rsquo;habitat social demeure d&rsquo;autant plus &eacute;lev&eacute; que la hausse des loyers dans le secteur locatif priv&eacute; emp&ecirc;che un nombre croissant de jeunes m&eacute;nages d&rsquo;y acc&eacute;der. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;au mois de janvier 2005, le ministre de la Coh&eacute;sion sociale a annonc&eacute; la cr&eacute;ation de 500 000 nouveaux HLM sur cinq ans. </p><p align="justify">Ce qui suppose un effort financier de l&rsquo;Etat de 5,5 milliards d&rsquo;euros. Un ambitieux chantier, sur lequel Jean- Louis Borloo se sait attendu au tournant aussi bien par l&rsquo;opposition que par l&rsquo;UMP. Apr&egrave;s un d&eacute;marrage un peu poussif, l&rsquo;objectif de 80 000 unit&eacute;s lanc&eacute;es par an a &eacute;t&eacute; presque tenu en 2005, puisque 76 920 logements ont &eacute;t&eacute; agr&eacute;&eacute;s, soit 96 % de ce qui avait &eacute;t&eacute; fix&eacute;. Une progression importante au regard des 57 000 constructions lanc&eacute;es en 2003. Dans ce puissant &eacute;lan en faveur de la construction &agrave; caract&egrave;re social, Borloo a cependant failli &ecirc;tre pris &agrave; revers, par un missile parlementaire qu&rsquo;il n&rsquo;avait visiblement pas vu venir. Le d&eacute;p&ocirc;t, par les d&eacute;put&eacute;s UMP, d&rsquo;un amendement destin&eacute; &agrave; vider de sa substance la loi obligeant les communes &agrave; avoir un minimum de 20 % de logements sociaux sur leur territoire.</p><p align="justify">Faute de quoi elles paient une amende. Difficile, en effet, pour le ministre de s&rsquo;engager sur la construction de 500 000 nouvelles unit&eacute;s si les communes rechignent &agrave; fournir des terrains, sachant qu&rsquo;elles n&rsquo;encourent aucune sanction. Finalement, l&rsquo;amendement a &eacute;t&eacute; retir&eacute; in extremis. Pour une fois, le m&eacute;diatique ministre aurait-il g&eacute;r&eacute; ce d&eacute;licat dossier, tout en discr&eacute;tion et en convergence de vues avec le Parti socialiste ?</p><p align="justify"><strong>Action sociale. De l&rsquo;argent et une mobilisation collective</strong></p><p align="justify">Des investissements bien cibl&eacute;s et une mise en r&eacute;seau des actions favorisent l&rsquo;innovation. L&rsquo;Anru repr&eacute;sente le navire amiral de l&rsquo;investissement &agrave; long terme dans l&rsquo;am&eacute;lioration de l&rsquo;environnement urbain. L&rsquo;agence a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e pour simplifier et coordonner les d&eacute;marches des collectivit&eacute;s locales et des bailleurs sociaux d&eacute;sireux de mettre en &oelig;uvre des projets de r&eacute;novation urbaine dans les quartiers d&eacute;finis comme prioritaires. Interlocuteur unique, offrant la garantie de ses financements, l&rsquo;agence est cens&eacute;e donner aux &eacute;lus la vision longue que requi&egrave;rent les projets de remodelage complet de certains quartiers.</p><p align="justify">L&rsquo;objectif est de parvenir &agrave; r&eacute;nover sur toute la France 200 &agrave; 400 territoires consid&eacute;r&eacute;s comme sensibles avec un apport financier de 1,1 milliard d&rsquo;euros par an sur dix ans, auxquels s&rsquo;ajouteront les financements des partenaires pour un total de 30 milliards d&rsquo;euros de travaux d&rsquo;ici 2013. &laquo; Les 184 projets d&eacute;j&agrave; examin&eacute;s dans 323 quartiers concernent 1,6 million d&rsquo;habitants &raquo;, indique le minist&egrave;re. L&rsquo;autre grande nouveaut&eacute;, selon le cabinet du ministre, concerne les cr&eacute;dits de fonctionnement de la politique de la ville. La r&eacute;forme cl&eacute; est celle de la dotation de solidarit&eacute; urbaine (DSU) con&ccedil;ue pour redonner de l&rsquo;oxyg&egrave;ne aux 800 communes fragiles b&eacute;n&eacute;ficiaires qui souvent d&eacute;marrent l&rsquo;ann&eacute;e dans le rouge. La dotation de 120 millions d&rsquo;euros en 2005 devrait doubler chaque ann&eacute;e. Une partie de ces ressources devrait aller vers le tissu associatif qui a souffert ces derni&egrave;res ann&eacute;es des baisses de cr&eacute;dits d&rsquo;autres postes de la politique de la ville.</p><p align="justify"><strong>Discriminations. De trop petits pas</strong></p><p align="justify">De nouvelles id&eacute;es en termes de r&eacute;pression et d&rsquo;incitation. Manque encore des mesures symboliques fortes. Le rapport de Yazid Sabeg, en 2004, avait permis de rappeler quelques r&eacute;alit&eacute;s que le mod&egrave;le r&eacute;publicain a des difficult&eacute;s &agrave; se formuler : les minorit&eacute;s &laquo; visibles &raquo;, principalement noire et maghr&eacute;bine, sont rares dans le monde politique ou judiciaire, &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision, dans la hi&eacute;rarchie des entreprises ou au sein des corps interm&eacute;diaires ; elles sont largement sous-repr&eacute;sent&eacute;es dans la fonction publique et, de mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, dans les postes en contact avec le public, alors qu&rsquo;elle repr&eacute;senteraient 12 % de la population. Les services de Jean-Louis Borloo, qui agissent de concert avec les minist&egrave;res de l&rsquo;Int&eacute;rieur et de l&rsquo;Egalit&eacute; des chances, estiment que la lutte contre le ph&eacute;nom&egrave;ne s&rsquo;exerce sur trois axes.</p><p align="justify">Le premier, celui de la r&eacute;pression, est r&eacute;guli&egrave;rement renforc&eacute;. Un amendement &agrave; la loi sur l&rsquo;&eacute;galit&eacute; des chances vient de l&eacute;galiser le &laquo; testing &raquo; consistant &agrave; mettre &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve les entreprises et les lieux accueillant du public. Deuxi&egrave;me outil mis en avant : la &laquo; discrimination positive &raquo; appliqu&eacute;e &agrave; certains territoires d&eacute;favoris&eacute;s, class&eacute;s prioritaires comme les Zep et les Zones franches urbaines. Cette politique va certainement dans le bon sens, mais elle pourrait &ecirc;tre conduite beaucoup plus finement, par exemple en impliquant tous les acteurs, entreprises, associations, banques, &eacute;lus, autour de ghettos de pauvret&eacute; tr&egrave;s d&eacute;limit&eacute;s. Cette approche par les territoires repousse d&rsquo;autant le d&eacute;bat sur la discrimination positive des individus, raviv&eacute;e &agrave; chaque constat d&rsquo;&eacute;chec sur les mesures d&eacute;j&agrave; engag&eacute;es. Un autre amendement va cependant rendre obligatoire le CV anonyme dans les entreprises de plus de 50 salari&eacute;s. La troisi&egrave;me possibilit&eacute; d&rsquo;action touche aux symboles et &agrave; l&rsquo;&eacute;ducation. &laquo; Il faut modifier le regard sur les populations issues de l&rsquo;immigration &raquo;, estime un collaborateur du ministre.</p><p align="justify">Le futur CNHI, Centre national d&rsquo;histoire de l&rsquo;immigration, devrait y contribuer &agrave; partir de 2007 en donnant toute leur valeur aux apports &agrave; l&rsquo;histoire de France des populations issues des derni&egrave;res vagues d&rsquo;immigration. L&agrave; aussi, il est possible d&rsquo;aller beaucoup plus loin, via des symboles comme la comm&eacute;moration de l&rsquo;abolition de l&rsquo;esclavage d&eacute;cid&eacute;e en d&eacute;but d&rsquo;ann&eacute;e par Jacques Chirac, pour ramener &agrave; z&eacute;ro le nombre de Fran&ccedil;ais que d&rsquo;autres Fran&ccedil;ais ne consid&egrave;rent pas comme tels.</p><p align="justify"><strong>F. Bouaziz, P. Plassart, J. Secondi</strong></p>]]>
        
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    <title>Marchés boursiers : non, la fête n’est pas encore finie !</title>
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    <published>2006-06-15T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-13T22:15:13Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[Ne c&eacute;dons pas au catastrophisme ! Le nouveau patron de la Fed, Ben Bernanke, devrait prochainement monter au cr&eacute;neau pour rassurer les investisseurs sur le march&eacute;.]]></summary>
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            <category term="Idées &amp; Opinions" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.nouveleco.net/">
        <![CDATA[<p align="justify"><em>Ne c&eacute;dons pas au catastrophisme ! Le nouveau patron de la Fed, Ben Bernanke, devrait prochainement monter au cr&eacute;neau pour rassurer les investisseurs sur le march&eacute;.</em></p><p align="justify">Un Cac 40 &agrave; 4 715 points le 31 d&eacute;cembre 2005, &agrave; 5 329 points le 11 mai 2006 (en s&eacute;ance) et autour de 4 700 aujourd&rsquo;hui ! A l&rsquo;&eacute;vidence, ceux qui aiment les montagnes russes ont &eacute;t&eacute; servis ! Que s&rsquo;est-il donc pass&eacute; et surtout, la r&eacute;cente d&eacute;gringolade signifie-t-elle que le meilleur est derri&egrave;re nous et qu&rsquo;il va falloir d&eacute;sormais composer avec la d&eacute;prime boursi&egrave;re ?<br />Selon nous, la r&eacute;cente &laquo; claque &raquo; re&ccedil;ue par les principaux indices boursiers internationaux est principalement le fruit d&rsquo;une correction logique.</p><p align="justify">En effet, n&rsquo;oublions pas qu&rsquo;il y a encore quelques mois, anticiper (comme nous le faisions) un Cac 40 &agrave; 5 000 points pour l&rsquo;ann&eacute;e 2006 relevait pour certains de la gageure. A 5 300 d&eacute;but mai, il &eacute;tait donc clair que la remont&eacute;e avait &eacute;t&eacute; trop rapide. D&rsquo;o&ugrave; la prise de b&eacute;n&eacute;fice logique que nous vivons depuis quelques semaines et qui ne pr&eacute;sage en rien de la tendance future des bourses mondiales. Pour autant, il ne faut pas se voiler la face : des risques de d&eacute;stabilisation existent. Au-del&agrave; des dangers g&eacute;opolitiques, par d&eacute;finition incontr&ocirc;lables, ces risques r&eacute;sident principalement dans l&rsquo;&eacute;volution de la politique mon&eacute;taire de la Fed. En effet, &agrave; peine arriv&eacute; &agrave; la t&ecirc;te de la R&eacute;serve f&eacute;d&eacute;rale, Ben Bernanke doit d&eacute;j&agrave; passer l&rsquo;&eacute;preuve du feu.</p><p align="justify">Son dilemme est classique : soit il resserre encore fortement ses taux directeurs et prend alors le risque d&rsquo;un hard landing de l&rsquo;&eacute;conomie am&eacute;ricaine d&egrave;s la fin 2006 et surtout en 2007, soit il maintient le statu quo mon&eacute;taire, risquant de laisser croire aux march&eacute;s que l&rsquo;inflation va d&eacute;raper et favorisant alors une remont&eacute;e excessive des taux longs. Dans ce cadre, les march&eacute;s sont devenus tr&egrave;s nerveux et tout est pr&eacute;texte &agrave; vente d&rsquo;actions : si les chiffres am&eacute;ricains sont bons, ceux-ci se mettent &agrave; craindre la surchauffe et un fort resserrement mon&eacute;taire, si les statistiques d&rsquo;activit&eacute; sont moins favorables, ils imaginent alors que le ralentissement sera plus fort que pr&eacute;vu, d&rsquo;o&ugrave; une baisse du dollar et un repli des cours boursiers.</p><p align="justify">Dans ce contexte de fortes turbulences, il faut donc absolument que la R&eacute;serve f&eacute;d&eacute;rale calme le jeu. Si pour l&rsquo;instant, les d&eacute;clarations de Ben Bernanke ont plut&ocirc;t &eacute;t&eacute; contradictoires et ont particip&eacute; &agrave; alimenter la tendance baissi&egrave;re du march&eacute;, nous restons confiants. En effet, conform&eacute;ment &agrave; son comportement de colombe, c&rsquo;est-&agrave;-dire surpond&eacute;rant les risques sur la croissance par rapport &agrave; ceux pesant sur les prix, le nouveau patron de la Fed devrait prochainement monter au cr&eacute;neau pour rassurer les op&eacute;rateurs de march&eacute;. Et ce notamment en soulignant que le fort resserrement mon&eacute;taire des deux derni&egrave;res ann&eacute;es va produire ses effets sur la croissance et que tout mouvement excessif sur les taux directeurs pourrait transformer un soft landing pr&eacute;visible en krach. En outre, disposant d&rsquo;un effet de base favorable, l&rsquo;inflation am&eacute;ricaine va m&eacute;caniquement baisser &agrave; partir de l&rsquo;&eacute;t&eacute; prochain.</p><p align="justify">Quant au core CPI (c&rsquo;est-&agrave;-dire l&rsquo;inflation hors &eacute;nergie et produits alimentaires), son glissement annuel devrait se stabiliser entre 2 et 2,5 %, ce qui constitue l&rsquo;objectif implicite de la Fed depuis la moiti&eacute; des ann&eacute;es 90. Une fois rassur&eacute;s par le discours et la strat&eacute;gie de la Fed, les investisseurs devraient alors progressivement reprendre leurs esprits et se souvenir notamment que la croissance mondiale sera d&rsquo;environ 4,8 % cette ann&eacute;e, que les profits vont continuer de cro&icirc;tre all&egrave;grement (environ 30 % de hausse pour les entreprises du Cac 40 cette ann&eacute;e). De m&ecirc;me, en relatif repos pour le moment, les mouvements de fusions-acquisitions devraient rapidement &laquo; reprendre du poil de la b&ecirc;te &raquo;, en particulier sur le march&eacute; parisien o&ugrave; il existe pr&egrave;s d&rsquo;une dizaine d&rsquo;op&eacute;rations de M&amp;A envisageables au cours de l&rsquo;ann&eacute;e &agrave; venir. Quant &agrave; l&rsquo;euro, si le nouveau resserrement pr&eacute;visible de la BCE d&egrave;s fin ao&ucirc;t doit le maintenir autour de ses niveaux actuels, les prochaines d&eacute;ceptions sur le front de la croissance eurolandaise &agrave; partir du troisi&egrave;me trimestre se traduiraient par un retour vers les 1,20 dollar d&rsquo;ici le d&eacute;but 2007.</p><p align="justify">Dans ce cadre, la volatilit&eacute; boursi&egrave;re restera forte, mais nous continuons d&rsquo;anticiper un Cac 40 &agrave; 5 700 points &agrave; l&rsquo;horizon du printemps 2007 et peut-&ecirc;tre m&ecirc;me avant si la situation iranienne &eacute;volue positivement. Autrement dit, la phase de baisse r&eacute;cente des indices boursiers est certainement une occasion &agrave; ne pas manquer pour revenir ou renforcer ses positions sur les placements en actions.</p><p align="justify"><strong>Marc Touati</strong>, directeur des &eacute;tudes &eacute;conomiques &agrave; Natexis-Banques populaires et membre du Club Ulysse.</p>]]>
        
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    <title>Hyperinformation-désinformation</title>
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    <published>2006-06-15T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-25T04:38:40Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[Il arrive parfois que la surconsommation de l&rsquo;information ne soit plus digeste.]]></summary>
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            <category term="Idées &amp; Opinions" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.nouveleco.net/">
        <![CDATA[<p align="justify"><strong>Par Pierre Gabriel</strong></p><p align="justify">Il arrive parfois que la surconsommation de l&rsquo;information ne soit plus digeste. L&rsquo;abus de lecture des journaux nuit &agrave; qui n&rsquo;a pas le temps de d&eacute;crypter chaque phrase sous-entendue, voire mal entendue. Le temps de la surinformation, de l&rsquo;hyperinformation, s&rsquo;accompagne, en France, d&rsquo;une perte de cr&eacute;dibilit&eacute; des dirigeants et d&rsquo;une remise en cause, quoique non encore prononc&eacute;e, de la d&eacute;mocratie repr&eacute;sentative. Certes, peu de nos concitoyens lisent plus d&rsquo;un journal par jour, quand ils en lisent un ; certes encore, la t&eacute;l&eacute;vision remplit son office de guide &eacute;motionnel, barom&egrave;tre des sentiments quand celui de la pens&eacute;e a &eacute;t&eacute; bris&eacute; sur l&rsquo;autel des tartuferies.</p><p align="justify">Comment recommander la lecture d&rsquo;un livre, comment conseiller un film lorsque la loi de l&rsquo;&eacute;ph&eacute;m&egrave;re les pousse toujours plus vite vers le n&eacute;ant ? La sensation n&eacute;phr&eacute;tique de manquer l&rsquo;essentiel qui taraude votre Butler n&rsquo;est qu&rsquo;un d&eacute;tail dans la lutte souterraine qui oppose la mode, le bouche &agrave; oreille et la fonte identitaire d&rsquo;une part, le droit &agrave; la lenteur et le devoir de r&eacute;flexion, le dialogue et la construction individuelle d&rsquo;autre part. Parmi les douze sorties salle en moyenne chaque semaine, seuls deux ou trois sont vus. Jugement biais&eacute; ? Il repose sur l&rsquo;amabilit&eacute; des attach&eacute;es de presse, la puissance marketing, mes go&ucirc;ts et surtout son potentiel de succ&egrave;s, selon un indice calcul&eacute; &agrave; partir d&rsquo;une formule magique secr&egrave;te. Cette semaine, Pos&eacute;idon, film am&eacute;ricain issu des studios Warner Bros. Le remake (refaire, retaper, r&eacute;nover) d&rsquo;un film catastrophe des ann&eacute;es 1970. Son g&eacute;n&eacute;rique d&rsquo;entr&eacute;e constitue l&rsquo;arch&eacute;type et l&rsquo;apog&eacute;e des prouesses technologiques du cin&eacute;ma : un paquebot gigantesque tir&eacute; du n&eacute;ant par le syst&egrave;me binaire de la num&eacute;risation.</p><p align="justify">Epoustouflant de r&eacute;alisme, comme une belle maquette finement cisel&eacute;e. La suite n&rsquo;est que divertissement sans surprise, ce qui est le but recherch&eacute;, avec son cort&egrave;ge de personnages facilement identifiables et son lot d&rsquo;effets sp&eacute;ciaux altern&eacute;s avec les moments d&rsquo;&eacute;motions calcul&eacute;es. Reste le plus important, un message fondamental, que l&rsquo;on retrouve de fa&ccedil;on patente dans toutes les nouvelles s&eacute;ries ou films d&rsquo;Hollywood : nous sommes tous connect&eacute;s par-del&agrave; nos liens familiaux, notre survie en tant que groupe (i. e. les USA) d&eacute;pend de notre capacit&eacute; &agrave; nous unir face &agrave; l&rsquo;adversit&eacute;.</p><p align="justify">Celle-ci, prot&eacute;iforme, s&rsquo;appelle &eacute;galement le diable. L&rsquo;Exorcisme d&rsquo;Emily Rose, &agrave; voir en DVD, montre un autre ph&eacute;nom&egrave;ne : pour la premi&egrave;re fois &agrave; ma connaissance, le darwinisme est remis en cause de fa&ccedil;on aussi marquante. Loin d&rsquo;&ecirc;tre un film d&rsquo;horreur, pr&eacute;sent&eacute; comme une histoire vraie, cet exorcisme confronte limites de la science et explications par le divin. Inqui&eacute;tante opposition aux confins de la d&eacute;sinformation. Lorsque le monde &eacute;tait bipolaire, celle-ci &eacute;tait une arme subtile et incontr&ocirc;lable. Corps diplomatique, de Ceppi, nous replonge dans cet univers noir et blanc comme son dessin, &agrave; l&rsquo;occasion d&rsquo;une r&eacute;&eacute;dition d&rsquo;une BD parue en 1993. L&rsquo;h&eacute;ro&iuml;ne travaille pour la Cnuced &agrave; Gen&egrave;ve et se retrouve &ecirc;tre l&rsquo;enjeu d&rsquo;une lutte entre l&rsquo;Est, l&rsquo;Ouest et la Suisse (l&rsquo;auteur est suisse&hellip;). Au-del&agrave; d&rsquo;un sc&eacute;nario tr&egrave;s convaincant se trouve un personnage de femme rare, belle et froide, d&eacute;stabilisante et atypique, qui conf&egrave;re &agrave; l&rsquo;ouvrage une originalit&eacute; par-del&agrave; son sujet premier. En ce temps binaire, on pensait qu&rsquo;une information plurielle (comme on disait en 2002) suffisait &agrave; garantir sa libert&eacute;. O tempora o mores !</p><p align="justify"><strong>Pos&eacute;idon</strong>, Wolfgang Petersen,Warner Bros.<br /><strong>L&rsquo;Exorcisme d&rsquo;Emily Rose</strong>, DVD, Scott Derrickson, Columbia, 24,99 euros.<br /><strong>Corps diplomatique</strong>, CD, Ceppi, Humanoides Associ&eacute;s, 20 euros.</p>]]>
        
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    <title>Le sumotori de Borloo se rebiffe</title>
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    <published>2006-06-15T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-26T11:06:16Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[Mourad Ghazli, secr&eacute;taire national du Parti valoisien, d&eacute;chante de son mentor qu&rsquo;il juge de plus en plus proche de Nicolas Sarkozy.]]></summary>
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        <![CDATA[<p align="justify"><em>Mourad Ghazli, secr&eacute;taire national du Parti valoisien, d&eacute;chante de son mentor qu&rsquo;il juge de plus en plus proche de Nicolas Sarkozy.</em></p><p align="justify">Pourtant sur la quatri&egrave;me de couverture de son livre*, Mourad Ghazli affiche la plus belle complicit&eacute;. Et en une poign&eacute;e de lignes, Jean-Louis Borloo le confirme officiellement dans la pr&eacute;face : c&rsquo;est un v&eacute;ritable sp&eacute;cialiste du logement social, bourr&eacute; d&rsquo;id&eacute;es politiques, d&rsquo;astuces techniques et de g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; que le ministre adoube. Il est certain qu&rsquo;avec ce jeune homme de 32 ans, un m&egrave;tre quatre-vingt-dix sous la toise et cent quarante kilos, tout est XXL, les principes comme les sentiments, l&rsquo;exag&eacute;ration et la m&eacute;galo.</p><p align="justify">Mourad Ghazli, natif d&rsquo;Aubagne, p&egrave;re ouvrier dans une usine de g&eacute;latine pharmaceutique, &laquo; chiraquien pur sucre &raquo;, n&rsquo;a pas sa langue taill&eacute;e dans le bois vernis. Etudes &agrave; l&rsquo;Insep, champion du monde de ju-jitsu, judoka honorable et bon sumotori, une r&eacute;putation de gros chien fou, il a une trajectoire suffisamment atypique, estampill&eacute;e &laquo; soci&eacute;t&eacute; civile &raquo; pour avoir rencontr&eacute; in&eacute;vitablement Jean-Louis Borloo. &laquo; Lui du Nord, moi du Sud, on ne pouvait que se retrouver au centre.</p><p align="justify">Je me sens radical comme Chirac et comme pouvait l&rsquo;&ecirc;tre Borloo. &raquo; Ou M. Queuille. Mais depuis quelques jours, le militant UMP, secr&eacute;taire national du minuscule Parti radical valoisien et l&rsquo;un des artisans strat&eacute;giques de la venue de Jean-Louis Borloo, ne d&eacute;col&egrave;re plus. La raison de son courroux ? Le rapprochement certain de son mentor avec Nicolas Sarkozy. Rajoutez une vague promesse non tenue d&rsquo;en faire un conseiller au logement, et l&rsquo;amertume se boit &agrave; la louche. &laquo; Borloo ? Dans le monde du sport, on distingue les &ldquo;courageux&rdquo; de ceux qui sont &ldquo;dou&eacute;s&rdquo;. Jean-Louis Borloo est juste dou&eacute;, mais ce n&rsquo;est pas un courageux, ni physiquement ni mentalement. Sarkozy est un gros malin qui lui a fait croire qu&rsquo;il en ferait un Premier ministre.</p><p align="justify">Ce n&rsquo;est pas en succombant &agrave; l&rsquo;h&ocirc;tellerie sarkozyste que Borloo fera passer ses convictions, assassine Mourad Ghazli. Il y a un point aveugle de na&iuml;vet&eacute; politique chez Jean-Louis Borloo qui lui fait s&rsquo;imaginer qu&rsquo;en tant que rescap&eacute; de la soci&eacute;t&eacute; civile dans les gouvernements de ce quinquennat, il aurait un dessein national tout en douceur et p&eacute;tales de rose. &raquo; Pourtant, la lune de miel avait bien d&eacute;but&eacute;. En 2002, le jeune homme se pr&eacute;sente &laquo; pour le principe &raquo; aux &eacute;lections &agrave; la pr&eacute;sidence de l&rsquo;UMP, face &agrave; Jupp&eacute;.</p><p align="justify">Quatre cents voix r&eacute;colt&eacute;es chez les gaullistes de gauche avec cette antienne h&eacute;rit&eacute;e du g&eacute;n&eacute;ral : &laquo; La seule querelle qui vaille est celle de l&rsquo;homme qu&rsquo;il s&rsquo;agit de sauver, de faire vivre et de d&eacute;velopper. &raquo; Borloo le rep&egrave;re. Ghazli accroche. &laquo; Je lui avais m&ecirc;me dit qu&rsquo;il fallait qu&rsquo;il monte tout en haut de l&rsquo;UMP &raquo;, se souvient-il. Le sumotori ex-samoura&iuml; de Jean-Louis Borloo pourrait faire mal &agrave; la rentr&eacute;e.</p><p align="justify">Il vient d&rsquo;&ecirc;tre recrut&eacute; par la tr&egrave;s populaire &eacute;mission de RMC, Les Grandes Gueules. De quoi tailler des costards &agrave; toute la classe politique qui ne trouverait pas gr&acirc;ce &agrave; ses yeux. Et le 7 juin dernier, il a envoy&eacute; une &laquo; lettre ouverte au pr&eacute;sident de l&rsquo;UMP &raquo;, lui intimant l&rsquo;ordre de clarifier sa position avec l&rsquo;extr&ecirc;me droite, et notamment Philippe de Villiers. &laquo; Ce n&rsquo;est pas moi qui m&rsquo;&eacute;loigne de Jean-Louis Borloo, c&rsquo;est Borloo qui s&rsquo;&eacute;loigne de lui-m&ecirc;me. &raquo;</p><p align="justify"><strong>E. Lemieux</strong></p><p align="justify"><em>* &ldquo;Propri&eacute;taires, locataires : m&ecirc;me combat&rdquo;, avec F. Gilbert, Hugo et Cie &eacute;ditions.</em></p>]]>
        
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    <title>Profession pragmatique</title>
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    <published>2006-06-15T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-24T21:38:46Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[Comment fonctionne le ministre de la Coh&eacute;sion sociale ? Temp&eacute;rament, sch&eacute;ma intellectuel, m&eacute;thodes : le logiciel Borloo n&rsquo;est pas celui que l&rsquo;on croit]]></summary>
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            <category term="L&apos;évenement" />
    
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        <![CDATA[<p align="justify"><em>Comment fonctionne le ministre de la Coh&eacute;sion sociale ? Temp&eacute;rament, sch&eacute;ma intellectuel, m&eacute;thodes : le logiciel Borloo n&rsquo;est pas celui que l&rsquo;on croit</em>.</p><p align="justify"><br />Le costume de travers, la cravate qui baille, les cheveux &eacute;bouriff&eacute;s, Jean-Louis Borloo donne tous les aspects ext&eacute;rieurs du noceur, peu soucieux de sa mise. Derri&egrave;re ses lunettes se dissimule un regard pliss&eacute; qui en dit long sur son attitude. Dominique L&eacute;ger, &laquo; son ami de trente ans &raquo;, travaille &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s au 127, rue de Grenelle, si&egrave;ge du minist&egrave;re qui a le vent en poupe, sondages en hausse et chiffres du ch&ocirc;mage en baisse. Un lieu o&ugrave; l&rsquo;on fonctionne de fa&ccedil;on &laquo; s&eacute;quentielle &raquo;. On b&ucirc;che un dossier pendant six mois puis apr&egrave;s on rel&egrave;ve le nez des rapports, notes, projets de lois, amendements pour voyager &agrave; travers le pays. &laquo; Tant qu&rsquo;il n&rsquo;a pas termin&eacute; un dossier, Jean-Louis ne passe pas &agrave; autre chose &raquo;, confirme sa garde rapproch&eacute;e.</p><p align="justify"><strong>Un ex-avocat qui veut convaincre les jur&eacute;s, les magistrats&hellip;</strong> </p><p align="justify">&laquo; N&rsquo;oubliez jamais sa formation et son m&eacute;tier d&rsquo;avocat &raquo;, poursuit ce collaborateur ami de Jean-Louis Borloo. &laquo; Tant qu&rsquo;il n&rsquo;a pas convaincu les jur&eacute;s, les avocats, les magistrats&hellip; il ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas &raquo;, poursuit son officier traitant, qui le qualifie d&rsquo;&laquo; homme de palabres &raquo;. Ce go&ucirc;t du dialogue, cette &eacute;loquence qui fait qu&rsquo;un discours pr&eacute;-&eacute;crit devient rapidement un simple point d&rsquo;appui &agrave; une d&eacute;claration personnelle, Borloo l&rsquo;a certes cultiv&eacute;e dans les pr&eacute;toires, mais surtout lors de ses douze ann&eacute;es d&rsquo;&eacute;lu de Valenciennes. Capable de toutes les gu&eacute;rillas pour obtenir cr&eacute;dits et d&eacute;crets d&rsquo;application d&rsquo;une loi, Borloo se caract&eacute;rise essentiellement par l&rsquo;action.</p><p align="justify">Son logiciel comporte deux adjectifs : t&eacute;nacit&eacute; et pragmatisme. La crise du CPE a prouv&eacute;, dans l&rsquo;ombre en lieu et place de la lumi&egrave;re, que le ministre continuait de dialoguer avec les syndicats afin de ne pas briser le fil d&rsquo;Ariane du dialogue social. En pure perte, certes, la m&eacute;thode Villepin ayant eu le r&eacute;sultat que l&rsquo;on sait. Avec son bin&ocirc;me, le ministre de l&rsquo;Emploi, G&eacute;rard Larcher, il fonctionne en harmonie. A Borloo, l&rsquo;imagination ; &agrave; Larcher, le quotidien. Si ce dernier prise les grands marathons que sont les r&eacute;unions &agrave; 50 personnes, Borloo les fuit. Adepte du dialogue en t&ecirc;te &agrave; t&ecirc;te, le ministre a bonne presse dans les syndicats. A Bercy, ce fut une autre histoire en 2004, lorsque Francis Mer d&eacute;cida de remettre tout le financement du plan de coh&eacute;sion sociale apr&egrave;s les derniers arbitrages rendus.</p><p align="justify">Borloo et son &eacute;quipe sont alors mont&eacute;s au cr&eacute;neau, une r&eacute;union de quatre heures eut lieu &agrave; Matignon &agrave; la fin de laquelle le social l&rsquo;emporta sur les oukases de Francis Mer. &laquo; Ce fut la seule fois o&ugrave; il mena&ccedil;a de d&eacute;missionner &raquo;, poursuit son entourage. Ce dernier, un cabinet task-force, manage un grand minist&egrave;re social dont l&rsquo;action s&rsquo;inscrit dans la dur&eacute;e. Avec sa loi de programmation pluriannuelle de cinq ans, arrach&eacute;e de hautes luttes, il a mis son ambitieux projet &agrave; l&rsquo;abri des al&eacute;as budg&eacute;taires.</p><p align="justify"><strong>Un hussard sur les toits des administrations</strong> </p><p align="justify">Accro du portable, people malgr&eacute; lui car son &eacute;pouse est connue de la France enti&egrave;re, Borloo n&rsquo;est pas un adepte de la fr&eacute;quentation des intellectuels ou des &eacute;conomistes. Dossier apr&egrave;s dossier, il s&rsquo;appuie sur son exp&eacute;rience de Valenciennes ainsi que sur celle du Havre, o&ugrave; le maire Antoine Rufenacht a transform&eacute; une cit&eacute; moribonde en une ville moderne. Gauche, droite, peu lui importe si les id&eacute;es sont bonnes et les r&eacute;sultats au rendez-vous.</p><p align="justify">Il est l&rsquo;un des rares ministres qui ne soient pas encart&eacute;s &agrave; l&rsquo;UMP. Membre du Parti radical, ami de Bernard Tapie et de Patricia Barbizet &ndash; le bras droit de Fran&ccedil;ois-Henri Pinault chez PPR &ndash;, les &eacute;tiquettes n&rsquo;ont pas prise sur lui. &laquo; Il est profond&eacute;ment girondin &raquo;, dixit Dominique L&eacute;ger, dans un pays o&ugrave; la ve R&eacute;publique privil&eacute;gie le jacobinisme et le bonapartisme. Son pont d&rsquo;Arcole ? R&eacute;sister au tsunami Villepin, avec lequel il entretient des rapports de plus en plus distants. Pour cette raison, il appara&icirc;t de plus en plus &laquo; sarko compatible &raquo;. Preuve en fut l&rsquo;ovation que lui firent les d&eacute;put&eacute;s de la majorit&eacute; au mois de mai.</p><p align="justify">Les chiffres du ch&ocirc;mage venaient de tomber, ils &eacute;taient bons, et les parlementaires firent savoir en battant des mains que c&rsquo;&eacute;tait gr&acirc;ce &agrave; Borloo. Ambiance au Conseil des ministres&hellip; Dans la perspective de 2007, o&ugrave; dialectique et id&eacute;ologie vont nourrir le d&eacute;bat, le ministre du social apporte une sorte de troisi&egrave;me voie. Dialogue, terrain, t&eacute;nacit&eacute;, pragmatisme : la m&eacute;thode Borloo rel&egrave;ve du bon sens.</p><p align="justify"><strong>B. Delmas</strong></p>]]>
        
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    <title>Piège monténégrin</title>
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    <published>2006-06-15T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-06T06:26:51Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[Aujourd&rsquo;hui les Mont&eacute;n&eacute;grins, demain les Kosovars, les Serbes de Bosnie, les Albanais de Mac&eacute;doine&hellip; : la bo&icirc;te de Pandore de l&rsquo;ind&eacute;pendance s&rsquo;ouvre.]]></summary>
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        <![CDATA[<p align="justify"><strong>Par Pascal Lorot</strong></p><p align="justify"><em>Aujourd&rsquo;hui les Mont&eacute;n&eacute;grins, demain les Kosovars, les Serbes de Bosnie, les Albanais de Mac&eacute;doine&hellip; : la bo&icirc;te de Pandore de l&rsquo;ind&eacute;pendance s&rsquo;ouvre.</em></p><p align="justify">Les Mont&eacute;n&eacute;grins ont vot&eacute; le 21 mai dernier pour l&rsquo;ind&eacute;pendance. Massivement (participation de 87 %) et clairement (56,3 % pour le oui). La rupture des liens unissant le Mont&eacute;n&eacute;gro, petite r&eacute;publique de quelque 600 000 &acirc;mes, &agrave; la Serbie, sera d&rsquo;autant plus facile que chacun de ces deux Etats, bien que r&eacute;unis depuis 2003 au sein d&rsquo;une union souple appel&eacute;e Etat de Serbie-et-Mont&eacute;n&eacute;gro, disposait chacun de sa monnaie, de son syst&egrave;me douanier et, de fait, d&rsquo;une diplomatie propre aux antipodes l&rsquo;une de l&rsquo;autre. Les autorit&eacute;s de Belgrade ont pris acte de ce choix avec un certain fatalisme, pour ne pas dire une r&eacute;elle indiff&eacute;rence, tant il &eacute;tait attendu. Et comment, pour notre part, ne pas nous en f&eacute;liciter. Il est toujours bon que les peuples aient le dernier mot et puissent, librement et pacifiquement, choisir leur destin.</p><p align="justify">Pour autant, le choix mont&eacute;n&eacute;grin risque d&rsquo;ouvrir la bo&icirc;te de Pandore. En premier lieu, il ne va pas faciliter les n&eacute;gociations actuelles sur l&rsquo;avenir du Kosovo, province serbe &agrave; tr&egrave;s large majorit&eacute; albanophone aujourd&rsquo;hui sous administration de l&rsquo;ONU. Comment refuser en effet aux deux millions d&rsquo;Albanais ce que quelques centaines de milliers de Mont&eacute;n&eacute;grins viennent d&rsquo;obtenir ? Les puissances occidentales sont favorables &agrave; l&rsquo;ind&eacute;pendance. La Serbie la refuse tant au nom de l&rsquo;Histoire que du droit international. Et ceux-ci sont indubitablement de son c&ocirc;t&eacute;. Pour autant, le Kosovo sera sans doute, demain, lui aussi ind&eacute;pendant. Accepter l&rsquo;ind&eacute;pendance du Mont&eacute;n&eacute;gro et, surtout, du Kosovo, c&rsquo;est ensuite l&eacute;gitimer toute revendication identitaire des Serbes de Bosnie. </p><p align="justify">On le sait, cet Etat est n&eacute; au lendemain des accords de Dayton en 1995, de la volont&eacute; de la Communaut&eacute; internationale de faire vivre ensemble les peuples ex-yougoslaves que plus rien ne r&eacute;unit. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;&eacute;chec est patent. Les populations vivent &agrave; c&ocirc;t&eacute; l&rsquo;une de l&rsquo;autre sans se voir, encore moins se m&eacute;langer. Les Serbes repr&eacute;sentent quasiment 100 % de la population vivant dans la r&eacute;publique serbe de Bosnie, tandis qu&rsquo;ils sont totalement absents de la f&eacute;d&eacute;ration croato-musulmane de cette m&ecirc;me Bosnie. Que fera la Communaut&eacute; internationale demain lorsque les populations serbes se prononceront d&eacute;mocratiquement, soit sur leur ind&eacute;pendance, soit sur leur rattachement &agrave; la Serbie voisine ? Comment penser &eacute;galement que le calme pr&eacute;caire qui r&egrave;gne en Mac&eacute;doine, plus au sud, puisse r&eacute;sister &agrave; l&rsquo;irr&eacute;dentisme des 30 % d&rsquo;albanophones que compte cette petite r&eacute;publique ? Les exemples mont&eacute;n&eacute;grin et kosovar pourraient bien rallumer des m&egrave;ches &agrave; peine &eacute;teintes.</p><p align="justify">Et ce d&rsquo;autant plus facilement que les pays de l&rsquo;ex-Yougoslavie, Slov&eacute;nie et Croatie exclues, vivent toujours dans la pr&eacute;carit&eacute;, sans perspective de v&eacute;ritable d&eacute;collage &eacute;conomique. A cet &eacute;gard, ce n&rsquo;est pas la diminution drastique des aides europ&eacute;ennes au cours des cinq derni&egrave;res ann&eacute;es, de moiti&eacute; pour la Bosnie et du tiers tant pour la Serbie-Mont&eacute;n&eacute;gro que pour la Mac&eacute;doine, qui facilitera la reconstruction et l&rsquo;&eacute;l&eacute;vation du niveau de vie.</p>]]>
        
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    <title>Macao plus fort que Las Vegas</title>
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    <published>2006-06-15T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-22T04:44:12Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[Gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e des investisseurs am&eacute;ricains et des touristes chinois en masse, cette petite &icirc;le est en passe de devenir le temple mondial de l&rsquo;industrie du jeu.]]></summary>
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        <![CDATA[<p align="justify"><em>Gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e des investisseurs am&eacute;ricains et des touristes chinois en masse, cette petite &icirc;le est en passe de devenir le temple mondial de l&rsquo;industrie du jeu.</em></p><p align="justify">L&rsquo;ambition de Macao : devenir le Las Vegas chinois en Asie. D&eacute;j&agrave;, l&rsquo;ex-colonie portugaise a presque doubl&eacute; la c&eacute;l&egrave;bre ville du Nevada en termes de chiffre d&rsquo;affaires des casinos (pr&egrave;s de 10 milliards de dollars en 2005). Et la petite &icirc;le devrait devenir le num&eacute;ro un &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle mondiale, r&eacute;v&egrave;le Eric Sautede, r&eacute;dacteur en chef du magazine Chinese Cross Currents &agrave; Macao. Un r&eacute;el leadership dans un secteur aujourd&rsquo;hui fortement mondialis&eacute;. D&rsquo;un continent &agrave; l&rsquo;autre, les casinos sont partout. &laquo; On en d&eacute;nombre pr&egrave;s de 200 en France. Ils emploient 18 000 salari&eacute;s. Et les 62 millions d&rsquo;entr&eacute;es ont rapport&eacute; 2,6 milliards d&rsquo;euros &raquo;, explique Bernard Boucot, conseiller technique du Syndicat des casinos modernes de France. Une goutte d&rsquo;eau par rapport aux casinos asiatiques. Japonais, Cor&eacute;ens adorent parier, mais ce sont surtout les Chinois qui sont les rois du jeu. Une question de culture.</p><p align="justify">Or les jeux de hasard impliquant de l&rsquo;argent sont interdits depuis 1949 dans la prude et moralisatrice Chine communiste. Les joueurs sont passibles de prison. Une vraie manne que convoitent les autres pays asiatiques. Les 160 casinos situ&eacute;s dans des pays frontaliers de la Chine auraient siphonn&eacute; plus de 60 milliards d&rsquo;euros l&rsquo;an dernier, un montant sup&eacute;rieur aux investissements &eacute;trangers &agrave; P&eacute;kin. Singapour, le Cambodge, la Tha&iuml;lande et m&ecirc;me la Cor&eacute;e du Nord sont d&eacute;sormais autoris&eacute;s &agrave; ouvrir les portes de leurs casinos afin de se partager ce grand march&eacute;.</p><p align="justify">Mais c&rsquo;est Macao qui semble remporter la mise. Premier port cr&eacute;&eacute; par les Europ&eacute;ens en Orient, Macao, apr&egrave;s presque 450 ans de colonisation portugaise, a r&eacute;int&eacute;gr&eacute; fin 1999 la &laquo; m&egrave;re patrie &raquo;, la Chine continentale. Sous la m&ecirc;me formule que pour son voisin Hongkong : &laquo; un pays, deux syst&egrave;mes &raquo;. La R&eacute;gion administrative sp&eacute;ciale (RAS) de Macao conservera jusqu&rsquo;en 2049 son propre syst&egrave;me &eacute;conomique et social. Et surtout, son industrie des casinos. Les premiers &eacute;tablissements de jeux ont &eacute;t&eacute; ouverts en 1962 par Stanley Ho, originaire de Hongkong et qui, aujourd&rsquo;hui &agrave; la t&ecirc;te d&rsquo;un v&eacute;ritable empire, se classe au 150e rang des fortunes de la plan&egrave;te.</p><p align="justify">L&rsquo;objectif du gouvernement de Macao est d&rsquo;ouvrir le march&eacute; aux capitaux &eacute;trangers, avec la distribution en 2002 de licences &agrave; trois candidats : le magnat Ho, Galaxy et l&rsquo;Am&eacute;ricain Steve Wynn. La comp&eacute;tition se d&eacute;roule d&eacute;sormais entre ces trois rivaux, qui investissent plusieurs milliards de dollars dans de nouvelles constructions et dans la diversification des services et des loisirs autour du casino. Situ&eacute;e sur le delta de la rivi&egrave;re des Perles, Macao, grande destination touristique en Asie, a re&ccedil;u au total en 2005 18,7 millions de touristes, dont 97 % en provenance de l&rsquo;Asie du Sud-Est, notamment de Chine continentale, de Hongkong, de Taiwan et du Japon&hellip; &laquo; Les casinos ont essentiellement une client&egrave;le de proximit&eacute; &raquo;, pr&eacute;cise Bernard Boucot.</p><p align="justify">Les Chinois viennent de plus en plus nombreux dans l&rsquo;ex-colonie portugaise, gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;assouplissement de la l&eacute;gislation sur les visas. On d&eacute;nombre plus de dix millions de touristes chinois entr&eacute;s &agrave; Macao en 2005, et au cours de cette ann&eacute;e, 50 000 par jour, soit l&rsquo;&eacute;quivalent de 10 % de la population locale.</p><p align="justify">A l&rsquo;inverse de Las Vegas, les gros parieurs (VIP) sont la vraie sp&eacute;cialit&eacute; locale de Macao. Les machines &agrave; sous procurent aux casinos am&eacute;ricains la moiti&eacute; de leurs gains, alors que le chiffre est inf&eacute;rieur &agrave; 3 % &agrave; Macao. Le solde provient essentiellement des tables de jeu. La recette quotidienne de chacune d&rsquo;elles est &agrave; Macao de quelque 18 000 dollars, sept fois plus qu&rsquo;&agrave; Las Vegas. Les VIP s&rsquo;affrontent &agrave; coups de jetons &agrave; 1 500 dollars pi&egrave;ce. Les majors rivalisent donc pour attirer les 4 000 &agrave; 5 000 flambeurs capables de risquer 1 million de dollars &agrave; chaque visite.</p><p align="justify">Fort de son ant&eacute;riorit&eacute; et de ses r&eacute;seaux, Stanley Ho, qui contr&ocirc;le 15 des 18 casinos actuellement en activit&eacute;, reste en position de force aupr&egrave;s de ces clients fortun&eacute;s. Immortalis&eacute; par le film de Jean Delannoy, Macao, l&rsquo;enfer du jeu, l&rsquo;industrie des casinos a contribu&eacute; en 2005 &agrave; 86 % du PIB. Les taxes sur les jeux &ndash; un tiers du chiffre d&rsquo;affaires &ndash; ont contribu&eacute; &agrave; 73 % des recettes fiscales du gouvernement. D&rsquo;ici &agrave; la fin de la d&eacute;cennie, Macao devrait totaliser 6 000 tables de jeu, cinq fois plus qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, et 18 000 machines &agrave; sous.</p><p align="justify">Parall&egrave;lement, le gouvernement de Macao a mis en place un programme d&rsquo;investissements sociaux et urbains visant &agrave; accompagner cette mutation : des routes, un grand pont reliant Hongkong, Macao et Zuhai, et le lancement d&rsquo;un projet de m&eacute;tro&hellip; &laquo; P&eacute;kin l&rsquo;encourage &agrave; devenir un centre r&eacute;gional de conf&eacute;rence, mais on en est encore loin, poursuit Eric Sautede. L&rsquo;&eacute;conomie de Macao d&eacute;pendrait encore du jeu &agrave; l&rsquo;avenir. &raquo;</p><p align="justify"><strong>Jian Geng Sun</strong></p><p align="justify"><strong>Macao</strong> : <em>Chiffres cl&eacute;s</em></p><p align="justify"><strong>Population </strong>: 490 000 habitants<br /><strong>PIB</strong> : 11,8 milliards USD, avec une croissance 11,7 %<br /><strong>PIB par habitant </strong>: 24 274 USD<br /><strong>Taux de ch&ocirc;mage</strong> : 4 %</p><p align="justify"><em>Source : Mission Economique</em></p>]]>
        
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    <title>Ce qu’ils pensent de leur ministre</title>
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    <published>2006-06-15T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-20T13:03:49Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[&laquo; Son plus, c&rsquo;est une &eacute;nergie et une volont&eacute; au-dessus de la moyenne : il m&rsquo;est arriv&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre re&ccedil;u sans probl&egrave;me le dimanche.]]></summary>
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        <![CDATA[<p align="justify"><strong>Logement social.</strong></p><p align="justify"><strong>Patrick Doutreligne,</strong> pr&eacute;sident de la Fondation Abb&eacute;-Pierre. &laquo; Son plus, c&rsquo;est une &eacute;nergie et une volont&eacute; au-dessus de la moyenne : il m&rsquo;est arriv&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre re&ccedil;u sans probl&egrave;me le dimanche. Il a infl&eacute;chi positivement la construction de logements sociaux, m&ecirc;me si l&rsquo;on est loin du compte. Il est parvenu &agrave; mobiliser argent et personnes autour du renouvellement urbain. Mais dans le contexte de ce gouvernement, on peut sortir de chaque mesure Borloo aussi bien un &eacute;l&eacute;ment positif qu&rsquo;un &eacute;l&eacute;ment n&eacute;gatif. Je le trouve bien plus proche dans son discours de l&rsquo;UDF que de l&rsquo;UMP. M&ecirc;me si c&rsquo;est un infl&eacute;chisseur, il a du mal &agrave; &ecirc;tre le frein d&rsquo;un gouvernement qui n&rsquo;a pas du tout la m&ecirc;me sensibilit&eacute; sociale et est mal consid&eacute;r&eacute; par Bercy qui estime qu&rsquo;il fait partie des minist&egrave;res &ldquo;d&eacute;pensiers&rdquo;. Son point n&eacute;gatif : lorsqu&rsquo;on manifeste un d&eacute;saccord, il met la pression relationnelle comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une attaque ad hominen, et peut &ecirc;tre franchement injuste. &raquo;</p><p align="justify"><strong>Action sociale.</strong></p><p align="justify"><strong>Jean-Luc Martinet,</strong> directeur de la r&eacute;daction de Lien Social (journal professionnel des travailleurs sociaux). &laquo; C&rsquo;est une profession o&ugrave; une tr&egrave;s forte majorit&eacute; est de gauche et d&rsquo;extr&ecirc;me gauche, et qui est fatigu&eacute;e par les promesses. C&rsquo;est le moins pire, comme on a pu le voir dans la crise anti-CPE. Il aime le contact et la concertation, comme on a pu le constater lors de l&rsquo;&eacute;laboration de la loi sur la coh&eacute;sion sociale. A ses d&eacute;buts de ministre, invit&eacute; dans un colloque &agrave; Marseille, il nous avait dit qu&rsquo;il &eacute;tait &ldquo;l&rsquo;&eacute;ducateur du gouvernement&rdquo;, ce qui nous avait fait bien rire. A l&rsquo;usage, il s&rsquo;av&egrave;re &ecirc;tre la mauvaise conscience sociale d&rsquo;un gouvernement toujours plus indiff&eacute;rent et plus dur envers les exclus de toutes sortes. C&rsquo;est l&agrave; sa faiblesse : &agrave; terme Borloo est un ministre d&rsquo;&eacute;clat et d&rsquo;effets d&rsquo;annonce, alors que l&rsquo;arbitrage budg&eacute;taire d&eacute;pend de Matignon et que sur le terrain, les petits pompiers du social ne voient venir ni d&eacute;crets ni cadrages de leur mission. &raquo;</p><p align="justify"><br /><strong>Banlieues et vivre-ensemble.</strong></p><p align="justify"><strong>Roland Castro</strong>, architecte, ex-animateur de Banlieue 89 et candidat &agrave; la pr&eacute;sidentielle 2007. &laquo; Bon point : la cr&eacute;ation de l&rsquo;Anru qui a repouss&eacute; les tatillonnages administratifs, ce que l&rsquo;on n&rsquo;a pas su faire sous Mitterrand et a occasionn&eacute; vingt-cinq ans de retard. Mauvais point : un exc&egrave;s dans la d&eacute;molition des quartiers, d&rsquo;un point de vue de psychologie collective c&rsquo;est d&eacute;sastreux, d&rsquo;un point de vue financier pas terrible non plus. Le remodelage des cit&eacute;s, plut&ocirc;t que leur destruction, est une cl&eacute; de r&eacute;ussite que l&rsquo;administration Borloo a encore du mal &agrave; concevoir. Enfin, le c&ocirc;t&eacute; amateur &eacute;clair&eacute; et le tropisme chr&eacute;tien en fait le seul ministre &agrave; peu pr&egrave;s convenable. Au regard des budgets qu&rsquo;il tient et de la cr&eacute;ativit&eacute; qu&rsquo;il y met, il ferait m&ecirc;me un excellent ministre des Finances. &raquo;</p><p align="justify">Propos recueillis par <strong>E. Lemieux</strong></p><p align="justify"><br /><strong>M&eacute;mo</strong></p><p align="justify">Vingt programmes, 107 mesures et un budget de 12,8 milliards d&rsquo;euros sur 5 ans : des moyens exceptionnels ont &eacute;t&eacute; mis en &oelig;uvre pour la loi sur la coh&eacute;sion sociale de Jean-Louis Borloo, dont les trois leviers sont l&rsquo;emploi, le logement et la coh&eacute;sion sociale. Un programme de lutte contre la pr&eacute;carit&eacute; dans un contexte o&ugrave; se cumulent crise du logement, taux de ch&ocirc;mage &eacute;lev&eacute;, in&eacute;galit&eacute; des chances et discrimination. En voici quelques-unes.</p><p align="justify"><strong>L&rsquo;emploi<br /></strong><strong>&bull; Le Civis</strong> (contrat d&rsquo;insertion dans la vie sociale) en remplacement des contrats emplois jeunes, concerne les jeunes en difficult&eacute; peu ou pas qualifi&eacute;s. Organis&eacute; par les missions locales et les PAIO, il s&rsquo;agit d&rsquo;accompagner de mani&egrave;re personnalis&eacute;e les jeunes vers un emploi durable. 200 000 jeunes se sont engag&eacute;s en 2005, la moiti&eacute; ont un niveau inf&eacute;rieur au CAP.<br /><strong>&bull; La Maison de l&rsquo;emploi</strong> inspir&eacute;e des Job Centers anglais, elle rassemble dans un m&ecirc;me lieu les diff&eacute;rents acteurs du service public pour l&rsquo;emploi (ANPE, Assedic, Afpa&hellip;). Un site unique o&ugrave; demandeurs d&rsquo;emploi, salari&eacute;s et entreprises peuvent obtenir des r&eacute;ponses plus facilement &agrave; leur demande. En mai 2006, 158 maisons ont &eacute;t&eacute; labellis&eacute;es. L&rsquo;objectif des 300 maisons devrait &ecirc;tre atteint fin 2007.<br /><strong>&bull; Les services &agrave; la personne</strong>, il s&rsquo;agit de d&eacute;velopper le secteur des services. Potentiel ; 500 000 emplois suppl&eacute;mentaires en 3 ans, soit un doublement par rapport aux 70 000 emplois nouveaux chaque ann&eacute;e.<br /><strong>&bull; Le Cesu</strong> ou le ch&egrave;que emploi service universel, entr&eacute; en vigueur en f&eacute;vrier dernier, est la mesure phare du plan de coh&eacute;sion sociale. Le Cesu est accessible soit par les &eacute;tablissements bancaires ou par l&rsquo;entreprise qui pr&eacute;finance en tout ou partie au m&ecirc;me titre que le ticket restaurant. Actuellement, 531 000 salari&eacute;s &agrave; domicile b&eacute;n&eacute;ficient du ch&egrave;que emploi service.</p><p align="justify"><strong>Le logement<br /></strong><strong>&bull; La maison &agrave; 100 000 euros.</strong> L&rsquo;objectif : aider l&rsquo;accession sociale &agrave; la propri&eacute;t&eacute; en offrant aux familles &agrave; revenus modestes la possibilit&eacute; d&rsquo;acqu&eacute;rir une propri&eacute;t&eacute;. Cependant, seulement une trentaine de maisons ont vu le jour faute de terrains.<br /><strong>&bull; Le pr&ecirc;t &agrave; 0 %</strong> con&ccedil;u pour les m&eacute;nages disposant de revenus moyens, est un moyen d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; des logements neufs ou anciens. Ils sont d&eacute;j&agrave; 200 000 &agrave; en avoir b&eacute;n&eacute;fici&eacute;.<br /><strong>&bull; Le Pacte national pour le logement</strong> est un programme pour relancer l&rsquo;offre de logement. Le principe consiste &agrave; lib&eacute;rer des terrains et &agrave; d&eacute;velopper l&rsquo;offre nouvelle de logements. A ce jour, 420 000 logements ont &eacute;t&eacute; mis en chantier.</p><p align="justify"><strong>La coh&eacute;sion sociale</strong><br /><strong>&bull; Les Contrats aid&eacute;s</strong> via les contrats d&rsquo;accompagnement dans l&rsquo;emploi (CAE) et les contrats d&rsquo;avenir (CA), encouragent l&rsquo;insertion &eacute;conomique dans le secteur non marchand au travers d&rsquo;entreprises et de chantiers d&rsquo;insertion. 285 000 salari&eacute;s en ont sign&eacute;.<br /><strong>&bull; La convention de reclassement personnalis&eacute;</strong> a pour objet de reclasser les salari&eacute;s licenci&eacute;s pour motif &eacute;conomique. Elle accompagne chaque personne dans ses d&eacute;marches et verse pendant 8 mois une allocation. 60 000 adh&eacute;rents.<br /><strong>&bull; La dotation solidarit&eacute; urbaine</strong> (DSU) vise &agrave; promouvoir une &eacute;galit&eacute; des chances dans des communes d&eacute;favoris&eacute;es et les quartiers difficiles par une dotation de 120 millions suppl&eacute;mentaires.</p><p align="justify"><strong>St&eacute;phanie Perdreau</strong></p><p align="justify"><br /><em>Avis d&rsquo;experts</em></p><p align="justify"><strong>Jean-Marc Lech, directeur g&eacute;n&eacute;ral d&rsquo;Ipsos</strong></p><p align="justify"><em>&laquo; Sur un &eacute;chiquier, ce serait un cavalier. &raquo;</em></p><p align="justify"><strong>A votre avis y a-t-il une m&eacute;thode Borloo de conduire l&rsquo;action politique ?</strong><br />Je ne parlerais pas de m&eacute;thode mais bien plut&ocirc;t d&rsquo;un style Borloo. Il est sympa, il &eacute;coute beaucoup, il discute avec tout le monde et fait le job de fa&ccedil;on tr&egrave;s humaine, ce qui le fait parfois appara&icirc;tre comme confus tellement il se donne de mal pour la persuasion. Mais il a du mal &agrave; capitaliser sur la baisse du ch&ocirc;mage : comme le montrent les sondages, les trois quarts des Fran&ccedil;ais rendent les politiques responsables de son accroissement, mais ils ne leur font pas le cr&eacute;dit de sa diminution. Il travaille plut&ocirc;t comme un voltigeur. Il est d&eacute;sordonn&eacute;, ses pens&eacute;es sont souvent comme ses cheveux &ndash; dans le plus grand d&eacute;sordre &ndash;, mais il est assez compliqu&eacute; &agrave; g&eacute;rer, ce qui, dans un premier temps, a d&rsquo;ailleurs fait peur &agrave; Chirac. Il est assez difficile &agrave; saisir, son organisation est d&eacute;routante, comme ses horaires, etc., ce qui a provoqu&eacute; quelques d&eacute;parts dans son cabinet. Villepin l&rsquo;a maltrait&eacute;.</p><p align="justify"><strong>O&ugrave; le placez-vous aujourd&rsquo;hui sur l&rsquo;&eacute;chiquier politique ?<br /></strong>Sur un &eacute;chiquier, ce serait un cavalier. Sa popularit&eacute; lui donne un positionnement assez int&eacute;ressant : c&rsquo;est le deuxi&egrave;me homme politique de droite pr&eacute;f&eacute;r&eacute; des Fran&ccedil;ais apr&egrave;s Nicolas Sarkozy. Surtout, c&rsquo;est le premier homme de droite pr&eacute;f&eacute;r&eacute; par les sympathisants de gauche. Ce qui rend son r&ocirc;le assez essentiel pour le second tour. Nos sondages nous montrent en outre que &ndash; par rapport &agrave; Nicolas Sarlozy &ndash; Jean-Louis Borloo attire davantage les suffrages des Bac+5, des cadres sup&eacute;rieurs et des chefs d&rsquo;entreprise. </p><p align="justify"><strong>Quel avenir politique lui pr&ecirc;tez-vous ?<br /></strong>Tout d&eacute;pend de son alliance avec Nicolas Sarkozy. Il est pr&eacute;cieux pour sa capacit&eacute; &agrave; attirer les voix de gauche. Il agit comme le chien de berger. Plus Fran&ccedil;ois Bayrou monte dans les sondages, plus le r&ocirc;le de Borloo pour occuper le centre se justifie puisqu&rsquo;il n&rsquo;y a personne d&rsquo;autre et que Robien ne fait pas le job. Il n&rsquo;a pas int&eacute;r&ecirc;t &agrave; devenir Premier ministre maintenant, apr&egrave;s la session parlementaire ou le 14 juillet. Il pourra &eacute;viter des difficult&eacute;s &agrave; Sarkozy au second tour et jouer un autre r&ocirc;le en 2007. Avec toutefois une inconnue de taille, la n&eacute;gociation entre Nicolas Sarlozy et Fran&ccedil;ois Bayrou, qui posera cependant des probl&egrave;mes aux troupes de l&rsquo;UMP.</p><p align="justify"><strong>J&eacute;r&ocirc;me Sainte-Marie, directeur de BVA Opinion</strong></p><p align="justify"><em>&laquo; Un &ldquo;rad soc&rdquo; &agrave; la Chirac. &raquo;</em></p><p align="justify"><strong>A votre avis, y a-t-il une m&eacute;thode Borloo de conduire l&rsquo;action politique ?<br /></strong>Avec sa r&eacute;putation de farfadet fantasque et d&eacute;cal&eacute;, il&nbsp; a beaucoup surpris lors de sa prise de poste: en effet, il n&rsquo;a pas jou&eacute; la carte &ndash; un &oelig;il ext&eacute;rieur un peu na&iuml;f &ndash; de ceux qui venaient de la soci&eacute;t&eacute; civile comme Francis Mer ou Luc Ferry . Il a beaucoup travaill&eacute; : de fa&ccedil;on fort discr&egrave;te, sans communiquer. Il ne s&rsquo;est pas lanc&eacute; comme nombre de politiques dans la surench&egrave;re lib&eacute;rale. Il a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; le pragmatisme de l&rsquo;action dans le social concret. Quatre ann&eacute;es de travail concentr&eacute; sur les conditions de vie des Fran&ccedil;ais notamment pour la r&eacute;novation des quartiers. Ce qui a remarquablement arrang&eacute; son image. M&ecirc;me si parfois son physique fait encore penser &agrave; l&rsquo;ancienne, &agrave; la limite du contre-emploi ! </p><p align="justify"><strong>O&ugrave; le placez-vous aujourd&rsquo;hui sur l&rsquo;&eacute;chiquier politique ?</strong><br />Il est bien &eacute;videmment d&rsquo;origine centriste, comme l&rsquo;ont immortalis&eacute; les Guignols. Il a une place tr&egrave;s particuli&egrave;re au sein de la majorit&eacute;, car il a un superbe avantage : c&rsquo;est lui qui a les faveurs du plus grand nombre de sympathisants &agrave; gauche. Ce qui est loin d&rsquo;&ecirc;tre le cas des autres centristes. Avant l&rsquo;&eacute;pisode du CPE, qui lui fut fatal, Dominique de Villepin repr&eacute;sentait le recours face &agrave; Nicolas Sarkozy. Ce r&ocirc;le est aujourd&rsquo;hui celui de Jean-Louis Borloo.</p><p align="justify"><strong>Quel avenir politique lui pr&ecirc;tez-vous ?<br /></strong>Tout est possible ! Son positionnement me fait un peu penser &agrave; celui de Jacques Chirac &agrave; une certaine &eacute;poque, un certain radical-socialisme. Avec la m&ecirc;me plasticit&eacute; id&eacute;ologique, qui donne une approche tr&egrave;s pragmatique de l&rsquo;action politique, ce qui en fait un excellent candidat. Il a de surcro&icirc;t d&rsquo;appr&eacute;ciables ressources avec trois dossiers majeurs pour les Fran&ccedil;ais : le logement, qui est tr&egrave;s li&eacute; au pouvoir d&rsquo;achat, la pr&eacute;carit&eacute; et le ch&ocirc;mage. Il a une position originale &agrave; droite, qui le fait appara&icirc;tre comme le troisi&egrave;me homme apr&egrave;s Sarkozy et Bayrou. Mais il faudra que les chiraquiens le soutiennent, car il ne dispose d&rsquo;aucun appareil partisan.</p><p align="justify">Propos recueillis par <strong>P. A.</strong></p>]]>
        
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    <title>« Le rôle d’un politique est d’incarner une volonté collective »</title>
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    <published>2006-06-15T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-24T16:07:32Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[Ch&ocirc;mage, emploi, banlieue, logement&hellip; le ministre de l&rsquo;Emploi et de la Coh&eacute;sion d&eacute;fend son bilan. Et expose sa m&eacute;thode. ]]></summary>
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        <![CDATA[<p align="justify"><em>Ch&ocirc;mage, emploi, banlieue, logement&hellip; le ministre de l&rsquo;Emploi et de la Coh&eacute;sion d&eacute;fend son bilan. Et expose sa m&eacute;thode.</em> </p><p align="justify"><strong>Le ch&ocirc;mage baisse mais le moral des m&eacute;nages fran&ccedil;ais ne remonte pas franchement. Les Fran&ccedil;ais semblent sceptiques face &agrave; des emplois aid&eacute;s dont ils doutent du caract&egrave;re durable&hellip;<br /></strong>Pendant quatre ann&eacute;es, les Fran&ccedil;ais n&rsquo;ont entendu que des mauvaises nouvelles sur le front du ch&ocirc;mage. Le ch&ocirc;mage avait recommenc&eacute; &agrave; augmenter, je vous le rappelle, en 2001, c&rsquo;est-&agrave;-dire plus d&rsquo;un an avant le d&eacute;part de Lionel Jospin de Matignon. Apr&egrave;s une telle p&eacute;riode, il est normal que, sur un fond d&rsquo;inqui&eacute;tude li&eacute; &agrave; la mondialisation, l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;une am&eacute;lioration prenne du temps &agrave; passer dans les t&ecirc;tes. Pour convaincre, il faudra que le taux de ch&ocirc;mage descende sous les 9 %, puis sous les 8 %. Venant de 10,2 %, nous sommes parvenus &agrave; 9,3 %, en faisant la d&eacute;monstration que la croissance n&rsquo;est pas l&rsquo;unique voie pour cr&eacute;er des emplois. Cette diminution de 0,8 % traduit les premiers r&eacute;sultats du nouveau service de l&rsquo;emploi.</p><p align="justify">En mettant en relation plus efficacement l&rsquo;offre et la demande de travail, c&rsquo;est-&agrave;-dire en installant une meilleure organisation de la ressource humaine du pays, ma conviction est qu&rsquo;il est possible de r&eacute;duire de trois points le ch&ocirc;mage structurel en France. Un tiers de ce chemin a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; parcouru. La coh&eacute;sion sociale est aussi en elle-m&ecirc;me un facteur direct de croissance &eacute;conomique. Aujourd&rsquo;hui, le PIB est en grande partie soutenu par le d&eacute;veloppement des secteurs de la construction et des services &agrave; la personne. </p><p align="justify"><strong>Vous avez &laquo; achet&eacute; &raquo; avec enthousiasme l&rsquo;id&eacute;e des services &agrave; la personne, &eacute;voquant &agrave; ce sujet un r&eacute;servoir d&rsquo;un demi-million d&rsquo;emplois. Etes-vous s&ucirc;r de pouvoir convaincre des jeunes ou des moins jeunes d&rsquo;accepter ces emplois ?<br /></strong>Le gisement est consid&eacute;rable. Je maintiens le chiffre des professionnels de 500 000 emplois. Une prochaine &eacute;tude &agrave; para&icirc;tre du Cercle des &eacute;conomistes &eacute;voque m&ecirc;me un potentiel plus important. Avec ces services &agrave; la personne, nous avons b&acirc;ti un mod&egrave;le &eacute;conomique coh&eacute;rent et viable en solvabilisant la demande via le Cesu (qui divise par trois le co&ucirc;t horaire de la prestation). R&eacute;sultat : nous allons voir &eacute;merger une v&eacute;ritable fili&egrave;re &eacute;conomique nouvelle autour d&rsquo;une vingtaine de m&eacute;tiers &ndash; de l&rsquo;interm&eacute;diation administrative au d&eacute;pannage informatique en passant par le gardiennage, le soutien scolaire ou l&rsquo;accompagnement des personnes &acirc;g&eacute;es &ndash;, avec une gamme compl&egrave;te d&rsquo;emplois allant du manager &agrave; l&rsquo;employ&eacute; en passant par le cadre interm&eacute;diaire. Les structures d&rsquo;encadrement, qu&rsquo;elles soient professionnelles ou associatives, organisent d&eacute;j&agrave; les nouveaux recrutements. Il y a une place pour tous dans cet &eacute;largissement de l&rsquo;offre.</p><p align="justify"><strong>Les Maisons de l&rsquo;emploi figurent parmi vos mesures phares. Un an apr&egrave;s leur annonce, une dizaine &agrave; peine sont v&eacute;ritablement op&eacute;rationnelles sur le territoire&hellip;</strong><br />Leur mise en place est pr&eacute;vue sur cinq ans. (Les Anglais ont mis 7 ans pour implanter leurs &laquo; Job Centers &raquo;). D&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave;, 158 maisons sont labellis&eacute;es. Il s&rsquo;agit avant tout de f&eacute;d&eacute;rer l&rsquo;ensemble du service public de l&rsquo;emploi, les collectivit&eacute;s territoriales, pour agir collectivement de fa&ccedil;on plus efficace &agrave; l&rsquo;&eacute;chelon local. La mont&eacute;e en charge est progressive et plus ou moins rapide selon les endroits, et cela progresse.<br />L&rsquo;id&eacute;e novatrice est surtout le dossier unique qui permet au ch&ocirc;meur de b&eacute;n&eacute;ficier de la coordination de tous les services de l&rsquo;emploi (indemnisation, recherche et formation). Ce nouvel outil interactif se met en place partout.</p><p align="justify"><strong>Les quartiers sensibles donnent l&rsquo;impression de pouvoir s&rsquo;enflammer &agrave; la moindre occasion, comme si rien n&rsquo;avait chang&eacute; depuis les &eacute;meutes d&rsquo;octobre et novembre derniers. O&ugrave; est donc pass&eacute; votre &laquo; plan Marshall &raquo; en leur faveur ?</strong><br />Il reste naturellement totalement d&rsquo;actualit&eacute;. C&rsquo;est une v&eacute;ritable course contre la montre que l&rsquo;on m&egrave;ne. Au d&eacute;part, ce programme concernait 200 quartiers et repr&eacute;sentait 20 milliards d&rsquo;euros d&rsquo;investissement. Puis on est pass&eacute; &agrave; 400 quartiers pour 30 milliards d&rsquo;euros, avec le soutien des partenaires sociaux. Cette &eacute;norme machine de guerre est lanc&eacute;e. Aujourd&rsquo;hui, d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave; plus d&rsquo;une vingtaine de quartiers ont radicalement chang&eacute;. Dans 200 autres, les grues sont en action et dans les quartiers restants, les travaux vont commencer d&rsquo;ici la fin de l&rsquo;ann&eacute;e. A ce jour, 19,7 milliards d&rsquo;euros de travaux sont engag&eacute;s.</p><p align="justify">Sans ces programmes, ces quartiers n&rsquo;ont aucune chance de se relever. Les quartiers les plus sensibles actuellement sont pr&eacute;cis&eacute;ment ceux o&ugrave; la r&eacute;novation n&rsquo;a pas encore d&eacute;but&eacute;. Ce plan ne r&eacute;soudra pas tout, mais sans lui, rien ne serait possible. En rendant ces quartiers aussi beaux que les autres, on renverse la logique des ZUP en r&eacute;cr&eacute;ant de la fluidit&eacute;. Deux exemples parmi d&rsquo;autres : les gens reviennent dans le quartier de la Duch&egrave;re, &agrave; Lyon, ou dans le quartier de Surville, &agrave; Montereau. Ce sont des premi&egrave;res victoires ! </p><p align="justify"><strong>Donc il existe bien une m&eacute;thode Borloo.<br /></strong>J&rsquo;ai acquis une conviction forte. En France, l&rsquo;Etat conserve une puissance symbolique tr&egrave;s forte, c&rsquo;est l&rsquo;h&eacute;ritage de notre histoire, si bien que les citoyens en appellent souvent spontan&eacute;ment &agrave; lui. En r&eacute;alit&eacute;, dans beaucoup de ces sujets qui int&eacute;ressent concr&egrave;tement nos compatriotes et qui font l&rsquo;avenir de notre pays, l&rsquo;Etat n&rsquo;est qu&rsquo;un acteur parmi d&rsquo;autres. R&eacute;sultat : si l&rsquo;Etat avance tout seul, il n&rsquo;a aucune chance d&rsquo;aboutir. Un exemple : l&rsquo;effondrement du logement social, dont on impute la faute &agrave; l&rsquo;Etat. Mais ce n&rsquo;est pourtant pas lui qui d&eacute;livre les permis de construire, qui finance le logement HLM&hellip;</p><p align="justify">Certes, il &eacute;tablit les r&egrave;gles d&rsquo;urbanisme, donne des subventions, mais au total, s&rsquo;il est un grand acteur symbolique, l&rsquo;Etat est un &laquo; petit acteur op&eacute;rationnel &raquo;. Ce n&rsquo;est pas lui qui fait ou ne fait pas le logement. A partir de l&agrave;, que fait-on ? On met tout le monde autour de la table et, classiquement, chacun va rendre responsable son voisin de la situation. C&rsquo;est ici que l&rsquo;apport du ministre est d&eacute;cisif. Il a une l&eacute;gitimit&eacute; particuli&egrave;re qui lui donne le devoir d&rsquo;interpellation et de poser avec tous les acteurs le diagnostic : pourquoi en est-on arriv&eacute; l&agrave; et comment b&acirc;tir, tous ensemble, les mesures du redressement ?</p><p align="justify">Ensuite, dans la mise en &oelig;uvre du plan d&rsquo;action, le ministre doit &ecirc;tre irr&eacute;prochable et r&eacute;publicain. C&rsquo;est-&agrave;-dire qu&rsquo;il doit faire en sorte que tout le monde sorte vainqueur de la r&eacute;forme. Cela requiert une forme d&rsquo;humilit&eacute; pour ne pas &ecirc;tre tent&eacute; de ramener la couverture &agrave; soi. La r&eacute;novation des quartiers de Lyon doit &ecirc;tre la victoire de G&eacute;rard Collomb, celle des quartiers du Havre, la victoire d&rsquo;Antoine Rufenacht&hellip; Pour convaincre et rallier du monde, la capacit&eacute; de la puissance publique &agrave; mobiliser des moyens financiers et humains aide, mais vous devez surtout avoir des analyses pertinentes. L&rsquo;action publique revient souvent &agrave; d&eacute;bloquer des situations.</p><p align="justify"><strong>Dans cette dynamique si subtile, comment mobiliser les acteurs ?</strong><br />L&rsquo;administration a envie de servir et de gagner. Les objectifs et les moyens d&rsquo;action doivent &ecirc;tre clarifi&eacute;s au maximum, comme dans un projet d&rsquo;entreprise, surtout en direction de l&rsquo;administration d&eacute;centralis&eacute;e. Avec tous les partenaires, il faut s&rsquo;appuyer aussi sur leur envie de gagner et d&rsquo;obtenir des r&eacute;sultats. En prenant soin de bien comprendre leurs probl&eacute;matiques sp&eacute;cifiques et de faire passer l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral. Faute de quoi, cela tourne aux combats st&eacute;riles de posture.</p><p align="justify">Mais au fond, tout le monde est de bonne volont&eacute;. Par exemple, &agrave; l&rsquo;heure actuelle, les partenaires sociaux sont les partisans les plus r&eacute;solus des Cesu aupr&egrave;s des directions d&rsquo;entreprise. D&rsquo;une certaine mani&egrave;re, la d&eacute;marche pourrait &ecirc;tre la m&ecirc;me &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de la presse. Le journaliste a des lecteurs et il faut comprendre son m&eacute;tier. Il ne peut pas toujours rentrer dans les d&eacute;tails exhaustifs des programmes. C&rsquo;est parfois un peu frustrant. Quand j&rsquo;ai lanc&eacute; le plan de coh&eacute;sion sociale, certains m&eacute;dias &eacute;taient dubitatifs et parlaient de moi comme d&rsquo;Harry Potter. Aujourd&rsquo;hui, les r&eacute;sultats parlent d&rsquo;eux- m&ecirc;mes. </p><p align="justify"><strong>Quel est le point d&eacute;cisif ?</strong><br />Le principal ennemi, c&rsquo;est l&rsquo;id&eacute;e re&ccedil;ue ! Faire le bon diagnostic pour comprendre une situation est l&rsquo;&eacute;tape essentielle qui demande le plus de temps. Mais vous n&rsquo;en avez pas fini. Car ensuite, vous allez vous heurter &agrave; des interlocuteurs qui, n&rsquo;ayant pas fait ce diagnostic, ont des pr&eacute;jug&eacute;s et se contentent d&rsquo;avoir des opinions a priori. Souvent, le non-diagnostic se transforme alors en discours id&eacute;ologique.</p><p align="justify"><strong>Dans quelle mesure votre exp&eacute;rience d&rsquo;avocat vous aide-t-elle ?</strong><br />Le bon avocat est celui qui a tellement travaill&eacute; en amont, qui a pass&eacute; tant d&rsquo;heures &agrave; &eacute;couter son client et non pas &agrave; parler pour se rassurer, qui a tellement tout examin&eacute; qu&rsquo;il arrive &agrave; pr&eacute;senter de mani&egrave;re simple des situations compliqu&eacute;es. Le bon avocat s&rsquo;efface toujours derri&egrave;re les besoins de sa cause. De ce point de vue-l&agrave;, ma formation d&rsquo;avocat m&rsquo;a sans doute un peu aid&eacute;. Mais ma vraie formation c&rsquo;est Valenciennes ! Cette r&eacute;gion qui a connu le plus grand d&eacute;sastre &eacute;conomique d&rsquo;Europe (44 000 licenciements, 2 000 hectares de friches industrielles au centre-ville, 40 000 d&eacute;parts, plus aucun moyen financier). Pour redresser une situation aussi critique, il ne fallait pas se tromper sur le diagnostic et la strat&eacute;gie.</p><p align="justify">Conviction absolue : un dossier n&eacute;cessaire est toujours finan&ccedil;able. De cette exp&eacute;rience, je retiens deux enseignements. Primo : l&rsquo;argent est rarement un probl&egrave;me incontournable. Deuxio : un projet ne peut &ecirc;tre qu&rsquo;une &oelig;uvre collective. L&rsquo;homme politique est celui qui, apr&egrave;s avoir longtemps &eacute;cout&eacute;, donne &agrave; tout le monde l&rsquo;envie d&rsquo;avancer et de se projeter dans le futur. Bref, son r&ocirc;le est d&rsquo;incarner une volont&eacute; collective. Et la confiance que la population accorde aux &eacute;lus de proximit&eacute; est toujours tr&egrave;s importante.</p><p align="justify"><strong>Et le r&ocirc;le de la communication ?</strong><br />Conduire l&rsquo;action publique est un travail &agrave; 100 %. Je communique pour lancer des programmes, expliquer leur avancement et mobiliser l&rsquo;ensemble des acteurs&hellip; telle est ma d&eacute;marche !</p><p align="justify">Propos recueillis par <strong>P. Plassart</strong></p>]]>
        
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    <title>La stratégie de séduction</title>
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    <published>2006-06-01T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-21T17:25:45Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[La s&eacute;duction est une strat&eacute;gie qui consiste &agrave; cr&eacute;er pour le march&eacute; une illusion &eacute;loign&eacute;e de la r&eacute;alit&eacute;.]]></summary>
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            <category term="Idées &amp; Opinions" />
    
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        <![CDATA[<p align="justify"><strong>Par Henri de Bodinat</strong><br /></p><p align="justify"><em>La s&eacute;duction est une strat&eacute;gie qui consiste &agrave; cr&eacute;er pour le march&eacute; une illusion &eacute;loign&eacute;e de la r&eacute;alit&eacute;.</em><br /></p><p align="justify">Free, soci&eacute;t&eacute; de t&eacute;l&eacute;phonie alternative puis d&rsquo;acc&egrave;s Internet, est exemplaire de s&eacute;duction r&eacute;ussie. Free s&rsquo;est cr&eacute;&eacute; une image de modernit&eacute;, gr&acirc;ce &agrave; un discours technologique (Triple Play, etc.) emballant une r&eacute;alit&eacute; de service prosa&iuml;que, &agrave; une distribution sur Internet, &agrave; des gadgets comme la Free Box, bo&icirc;tier en apparence miraculeux pour Internet et la t&eacute;l&eacute;phonie, ou &agrave; des offres secondaires mais clinquantes comme la t&eacute;l&eacute; sur ADSL. Les strat&eacute;gies de s&eacute;duction s&rsquo;accompagnent en g&eacute;n&eacute;ral d&rsquo;un marketing de masse ou d&rsquo;une forte agressivit&eacute; commerciale. Pas chez Free. En construisant une histoire (Free le David moderne contre le Goliath France T&eacute;l&eacute;com) et en capitalisant sur son image high-tech, Free a su obtenir une couverture favorable des m&eacute;dias et a un bouche-&agrave;-oreille positif de la part des &laquo; techos &raquo;, l&rsquo;un et l&rsquo;autre gratuits.</p><p align="justify">La r&eacute;alit&eacute; est loin de l&rsquo;image. Le service de base que cherchent les clients de Free est l&rsquo;acc&egrave;s Internet haut d&eacute;bit. Pour ce service (du &laquo; bit pipe &raquo;), Free n&rsquo;est ni diff&eacute;rent ni meilleur (au contraire !) que ses concurrents comme Wanadoo, 9 ou Alice. Le prix est &eacute;quivalent ou plus &eacute;lev&eacute;. Le service est souvent interrompu. La hot-line est d&rsquo;une qualit&eacute; abyssale mais elle est lourdement surtax&eacute;e. Plus le service est mauvais ou complexe, plus les clients appellent, plus ils attendent et&hellip; plus Free engrange de revenus. Les services ajout&eacute;s comme la t&eacute;l&eacute;phonie ou la t&eacute;l&eacute; sont d&rsquo;une qualit&eacute; tr&egrave;s m&eacute;diocre. Malgr&eacute; son mauvais service, Free est impitoyable avec ses clients. Si un client priv&eacute; de service et d&eacute;courag&eacute; par l&rsquo;absence de geste commercial s&rsquo;avise de ne pas payer, Free utilise pour lui faire rendre gorge des soci&eacute;t&eacute;s de recouvrement aux m&eacute;thodes quasi mafieuses. Quand un client veut quitter Free conform&eacute;ment au contrat, tout est fait pour rendre le d&eacute;part long ou difficile, et Free continue &agrave; le facturer et &agrave; recouvrer avec brutalit&eacute;. Un service m&eacute;diocre, une facturation agressive, une mauvaise foi syst&eacute;matique.</p><p align="justify">Le contraste entre l&rsquo;image et la r&eacute;alit&eacute; de Free est impressionnant. Les fondateurs r&eacute;ussissent avec un talent exceptionnel &agrave; transformer des vessies en lanternes, malgr&eacute; l&rsquo;insatisfaction et les grognements des clients, les plaintes en justice, l&rsquo;assaut d&rsquo;UFC-Que Choisir. Ces virtuoses de la strat&eacute;gie de s&eacute;duction pure et dure ont m&ecirc;me r&eacute;ussi &agrave; hypnotiser les march&eacute;s financiers qui valorisent Free &agrave; des multiples en apesanteur. Bravo les artistes. Esp&eacute;rons pour vous qu&rsquo;aucune entreprise pratiquant une vraie strat&eacute;gie de valeur ne vienne vous concurrencer. Car vous conna&icirc;trez alors le sort d&rsquo;Infogrames face &agrave; Electronic Arts.</p>]]>
        
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    <title>Affaire d’Etat</title>
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    <published>2006-06-01T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-25T23:32:16Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[Hommes politiques, m&eacute;dias, acteurs de la justice. Ce qui fait d&rsquo;abord une affaire d&rsquo;Etat, ce sont les arri&egrave;re-pens&eacute;es.]]></summary>
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            <category term="Idées &amp; Opinions" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.nouveleco.net/">
        <![CDATA[<p align="justify"><strong>L&rsquo;&oelig;il de&hellip;Olivier Pardo</strong> avocat &agrave; la Cour et ancien magistrat</p><p align="justify"><em>Hommes politiques, m&eacute;dias, acteurs de la justice. Ce qui fait d&rsquo;abord une affaire d&rsquo;Etat, ce sont les arri&egrave;re-pens&eacute;es.</em></p><p align="justify">Qu&rsquo;est-ce qui fait une affaire d&rsquo;Etat ? Sans doute l&rsquo;implication de gouvernants, ministres, Premier ministre, pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, mais &agrave; ce titre-l&agrave;, le dossier Clearstream est loin du compte. Nonobstant les rumeurs, rien de p&eacute;nal ne peut &ecirc;tre reproch&eacute; aux membres du gouvernement et moins encore au pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Non, ce qui fait d&rsquo;abord une affaire d&rsquo;Etat, ce sont les arri&egrave;re-pens&eacute;es. Arri&egrave;re-pens&eacute;es des hommes politiques qui viennent dans une affaire de justice chercher un nouveau ring o&ugrave; s&rsquo;affronter avec plus de retentissements que dans les batailles m&eacute;diatiques ou parlementaires classiques, ou se refaire, non sans vulgarit&eacute;, une petite sant&eacute; m&eacute;diatique. Arri&egrave;re-pens&eacute;es aussi de certains m&eacute;dias qui se moquent des faits pour aller uniquement puiser dans les d&eacute;clarations de chacun, ce qui peut donner corps &agrave; des campagnes politiques acerbes. Arri&egrave;re-pens&eacute;es des acteurs de justice o&ugrave; aucun corps n&rsquo;est &eacute;pargn&eacute;. Juges, avocats, policiers viennent voir jusqu&rsquo;o&ugrave; on peut aller trop loin, jusqu&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;on peut tordre la proc&eacute;dure pour montrer que l&rsquo;autorit&eacute; judiciaire, malmen&eacute;e ailleurs, peut retrouver une place premi&egrave;re dans la comp&eacute;tition des pouvoirs.</p><p align="justify">Ainsi se poursuit cette lutte commenc&eacute;e voici maintenant 20 ans en France et qui, de victoires en d&eacute;faites, dessine cruellement une nouvelle R&eacute;publique. Mais lorsque dans ce maelstr&ouml;m, vous d&eacute;fendez ce qui est le plus fragile, c&rsquo;est-&agrave;-dire l&rsquo;individu, la personne, l&rsquo;homme avec ses peurs, ses espoirs, bref sa vie, ces arri&egrave;re-pens&eacute;es vous donnent par moments la naus&eacute;e. Et rien ne retire de vos yeux la peur des enfants de celui que la meute d&eacute;signe comme le coupable. Au fond, face &agrave; cela vous touchez du doigt ce qu&rsquo;est la grandeur de la justice et de la d&eacute;fense, c&rsquo;est-&agrave;-dire l&rsquo;utilisation des armes les plus civilis&eacute;es qui se trouvent non pas dans les officines, mais dans ce qui s&rsquo;appelle le code de proc&eacute;dure p&eacute;nale, c&rsquo;est-&agrave;-dire le code de la libert&eacute;. Seront-elles assez fortes, ces armes, pour r&eacute;sister au torrent de haine qui d&eacute;ferle ces temps-ci dans le pays des droits de l&rsquo;homme ? Les jours qui viennent nous le diront.</p>]]>
        
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    <title>Du déchet à la ressource, le recyclage, une problématique mondiale ?</title>
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    <published>2006-06-01T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-25T08:20:48Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[Augmentation de 50 % de la population mondiale, extinction des ressources en &eacute;nergie fossile, diminution des surfaces agricoles. Au XXIe si&egrave;cle, les hommes vont red&eacute;couvrir le sens de la raret&eacute;. De gr&eacute; ou de force.]]></summary>
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            <category term="Idées &amp; Opinions" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.nouveleco.net/">
        <![CDATA[<p align="justify"><em>Augmentation de 50 % de la population mondiale, extinction des ressources en &eacute;nergie fossile, diminution des surfaces agricoles. Au XXIe si&egrave;cle, les hommes vont red&eacute;couvrir le sens de la raret&eacute;. De gr&eacute; ou de force.</em></p><p align="justify">Longtemps les hommes ont eu le sens de la raret&eacute;, de la limite de leurs ressources par rapport &agrave; l&rsquo;ampleur de leurs besoins. Du fait de techniques limit&eacute;es, les pr&eacute;l&egrave;vements sur la nature restaient modestes et le recyclage des d&eacute;chets &eacute;tait une n&eacute;cessit&eacute;. La r&eacute;volution industrielle au xviiie si&egrave;cle a fait rentrer l&rsquo;humanit&eacute; dans une autre logique, celle de l&rsquo;exploitation, du comportement pr&eacute;dateur, de l&rsquo;utilisation sans limites apparentes de ressources renouvelables ou non. L&rsquo;&eacute;volution des techniques a permis d&rsquo;aller toujours plus loin. Aujourd&rsquo;hui un nouveau choc nous rappelle &agrave; l&rsquo;ordre. La flamb&eacute;e du p&eacute;trole et des m&eacute;taux, les tensions agricoles, le d&eacute;collage &eacute;conomique de l&rsquo;Asie et de ses besoins, tout ceci nous ram&egrave;ne &agrave; ce paradigme de la raret&eacute; trop longtemps oubli&eacute;. </p><p align="justify">Alors que la population du monde va encore augmenter de 50 % au xxie si&egrave;cle, que les ressources en &eacute;nergie fossile tendront vers l&rsquo;extinction, que la surface agricole utile de la plan&egrave;te diminuera sous le poids d&rsquo;une urbanisation croissante, que la gestion des d&eacute;chets urbains sera un d&eacute;fi sans pr&eacute;c&eacute;dent, les hommes vont devoir red&eacute;couvrir ce sens de la raret&eacute; qu&rsquo;ils ont perdu ou oubli&eacute; pendant les deux derniers si&egrave;cles. Ils vont devoir collecter, trier mais aussi valoriser et recycler, c&rsquo;est-&agrave;-dire se rapprocher de ce vieil id&eacute;al des alchimistes : boucler le cycle de la mati&egrave;re, transmuter le d&eacute;chet en ressource, r&eacute;duire autant que possible toute forme de pr&eacute;l&egrave;vement pr&eacute;dateur.</p><p align="justify">Longtemps affaire de proximit&eacute;, la valorisation des d&eacute;chets devient un enjeu environnemental, social et &eacute;conomique croissant au niveau mondial, o&ugrave; la question de l&rsquo;utilisation durable des ressources est un d&eacute;fi et un facteur de comp&eacute;titivit&eacute;. L&rsquo;&eacute;conomie de ressources, la diminution des impacts li&eacute;s &agrave; l&rsquo;utilisation de mati&egrave;res premi&egrave;res sont les avantages majeurs du recyclage. La plupart des pays de l&rsquo;OCDE ont mis en place des programmes de soutien, ainsi que des instruments incitatifs &agrave; ce mode de valorisation (principe de la Responsabilit&eacute; Elargie du Producteur). Et les r&eacute;centes tensions sur les march&eacute;s des mati&egrave;res premi&egrave;res (acier, m&eacute;taux non ferreux) se r&eacute;percutant sur les prix des mat&eacute;riaux dits secondaires, favorisent et &eacute;largissent les possibilit&eacute;s de recyclage.</p><p align="justify">La Terre produit autant de d&eacute;chets &eacute;conomiques (vraiment recens&eacute;s, soit 2,5 &agrave; 4 milliards de tonnes) que de c&eacute;r&eacute;ales (2 milliards de tonnes) et d&rsquo;acier (1 milliard de tonnes). Les mat&eacute;riaux r&eacute;cup&eacute;r&eacute;s et valoris&eacute;s sont tr&egrave;s divers. Historiquement, ont &eacute;t&eacute; d&rsquo;abord mobilis&eacute;s les gisements les plus accessibles (textiles, bois, ferrailles, m&eacute;taux non ferreux, papiers), puis des gisements plus difficiles &agrave; r&eacute;cup&eacute;rer et &agrave; n&eacute;gocier (mati&egrave;res organiques, plastiques, solvants et d&eacute;chets &eacute;lectroniques). Nomenclatures h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes et manques statistiques rendent l&rsquo;&eacute;valuation de ces gisements d&eacute;licate. On peut estimer le gisement global en Europe de papiers, plastiques et verre &agrave; environ 65 millions de tonnes (auquel il faut ajouter 28 000 tonnes de batteries et accumulateurs r&eacute;cup&eacute;r&eacute;s).</p><p align="justify">Les caract&eacute;ristiques des march&eacute;s de mat&eacute;riaux secondaires entra&icirc;nent un fonctionnement parfois complexe (barri&egrave;res &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e, manque d&rsquo;information, probl&egrave;mes de sp&eacute;cifications), cependant ces march&eacute;s progressent et s&rsquo;internationalisent. Le rythme de croissance de la consommation de ces mat&eacute;riaux par les pays asiatiques, tr&egrave;s friands en ressources et dont certains deviennent les ateliers de recyclage des pays occidentaux, font &eacute;voluer la taille de ces march&eacute;s rapidement. Nous estimons ces march&eacute;s mondiaux en 2004 &agrave; plus de 600 millions de tonnes : 405 millions de tonnes de ferrailles, 170 millions de tonnes de fibres cellulosiques de recyclage (FCR), 24 millions de tonnes de non ferreux et 5 millions de tonnes de plastiques r&eacute;cup&eacute;r&eacute;s. Sur la base de prix moyens des seules ferrailles et FCR, la valeur de ces productions mondiales d&eacute;passe largement les $100 milliards.</p><p align="justify">Pour nombre de fili&egrave;res, la part des mati&egrave;res premi&egrave;res secondaires issues du recyclage est d&eacute;j&agrave; sup&eacute;rieure &agrave; celle des mati&egrave;res primaires (papiers, m&eacute;taux non ferreux). Au-del&agrave; de la circulation m&eacute;diatis&eacute;e des d&eacute;chets dangereux et de tous les Clemenceau de la plan&egrave;te, les flux de mat&eacute;riaux r&eacute;cup&eacute;r&eacute;s des vieux pays d&eacute;velopp&eacute;s, export&eacute;s vers les pays &eacute;mergents, s&rsquo;accroissent. Au niveau mondial, en admettant que l&rsquo;on puisse additionner des vieux tee-shirts et des ferrailles, on estime grossi&egrave;rement les flux de mat&eacute;riaux secondaires &agrave; sillonner les mers &agrave; 135 millions de tonnes, ce qui est loin d&rsquo;&ecirc;tre&hellip; secondaire.</p>]]>
        
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    <title>Le pétrole, mirage ou réalité ?</title>
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    <published>2006-06-01T04:00:00Z</published>
    <updated>2006-09-25T10:30:48Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[De nouveaux gisements de brut peut-&ecirc;tre au Soudan... Difficile de le v&eacute;rifier dans un pays ravag&eacute; par la guerre. Seule certitude, les grandes compagnies p&eacute;troli&egrave;res chinoises sont d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sentes dans la r&eacute;gion.]]></summary>
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            <category term="International" />
    
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        <![CDATA[<p align="justify"><em>De nouveaux gisements de brut peut-&ecirc;tre au Soudan... Difficile de le v&eacute;rifier dans un pays ravag&eacute; par la guerre. Seule certitude, les grandes compagnies p&eacute;troli&egrave;res chinoises sont d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sentes dans la r&eacute;gion.</em></p><p align="justify">Un nouveau clignotant s&rsquo;est allum&eacute; sur la mappemonde : le Soudan. Ce pays ignor&eacute; de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est n&rsquo;&eacute;tait connu jusque-l&agrave; que pour ses conflits internes et ses d&eacute;sastres humanitaires. Une actualit&eacute; relanc&eacute;e ces derni&egrave;res ann&eacute;es par de violentes tensions au Darfour opposant Khartoum et les rebelles du Mouvement de lib&eacute;ration du Soudan (MLS). Une guerre aux origines complexes &ndash; antagonismes raciaux ? irr&eacute;dentismes r&eacute;gionaux ? &ndash; sur fond de mis&egrave;re. Et si l&rsquo;argent du p&eacute;trole &eacute;tait aussi une raison de se battre ? Ce ne serait pas la premi&egrave;re fois dans ce pays. Il y a quelques ann&eacute;es, le p&eacute;trole a &eacute;t&eacute; un &eacute;l&eacute;ment aggravant du combat entre le gouvernement central et les tribus du Sud. &laquo; Le p&eacute;trole a aliment&eacute; le conflit, sans aucun doute.</p><p align="justify">Un enjeu suppl&eacute;mentaire qui s&rsquo;ajoute aux probl&egrave;mes politiques et ethniques &raquo;, explique Francis Perrin, directeur de la r&eacute;daction de P&eacute;trole et Gaz arabes. Vingt ans de lutte qui se sont sold&eacute;s par un accord de paix d&eacute;but 2005, dont un point important concerne le partage &eacute;quitable des recettes p&eacute;troli&egrave;res entre les deux parties. Une tr&ecirc;ve au moins jusqu&rsquo;au r&eacute;f&eacute;rendum de 2008 au terme duquel le Sud pourrait devenir autonome.</p><p align="justify">D&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave;, en passant de 300 000 barils par jour en 2005 &agrave; 500 000 aujourd&rsquo;hui, le Soudan a presque doubl&eacute; sa production, un niveau qui le hisse au 36e rang mondial. Et le p&eacute;trole au Darfour ? Pour l&rsquo;instant, aucune goutte de brut n&rsquo;y a jamais &eacute;t&eacute; vue. &laquo; De nombreux mythes et rumeurs tournent autour du Darfour sur une &eacute;ventuelle manne cach&eacute;e &raquo;, commente, sceptique, Roland Marchall, chercheur au CERI. Un avis qui ne fait pas l&rsquo;unanimit&eacute;.</p><p align="justify">Le Tchad voisin, nouveau producteur de p&eacute;trole depuis 2003, ne cache-t-il pas de belles r&eacute;serves dans son sous-sol ? Or ce sous-sol est de m&ecirc;me nature g&eacute;ologique que celui de l&rsquo;ouest du Soudan, ce qui alimente l&rsquo;espoir d&rsquo;y trouver un jour de l&rsquo;or noir. Une th&egrave;se actuellement difficile &agrave; v&eacute;rifier &agrave; cause de l&rsquo;instabilit&eacute; militaire de la r&eacute;gion. Fantasme ou r&eacute;alit&eacute; ? Les paris restent ouverts. Plusieurs signes attestent n&eacute;anmoins de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t croissant des soci&eacute;t&eacute;s p&eacute;troli&egrave;res.</p><p align="justify">D&eacute;j&agrave; largement pr&eacute;sente au Soudan, la Chine, assoiff&eacute;e d&rsquo;hydrocarbures, multiplie ses installations. Sur les 15 grandes compagnies locales, 13 sont chinoises. Premier investisseur et acheteur de p&eacute;trole au Soudan, la China National Petroleum Corporation a investi 3 milliards de dollars pour la construction d&rsquo;un ol&eacute;oduc de 1 300 km, d&rsquo;une raffinerie et d&rsquo;un champ p&eacute;trolier &agrave; Muglad.</p><p align="justify">Les autres pays, conscients de l&rsquo;attrait du march&eacute; soudanais, tentent de rattraper leur retard. La France avec Total n&rsquo;a pas eu de chance. Chass&eacute;e en 1983 &agrave; cause de la guerre civile, ses concessions sont alors vendues &agrave; la soci&eacute;t&eacute; anglaise White Nile. Depuis peu, la soci&eacute;t&eacute; p&eacute;troli&egrave;re tente d&rsquo;ouvrir les discussions avec le gouvernement pour l&rsquo;obtention d&rsquo;un permis. Quant aux Etats Unis, ils essaient de r&eacute;tablir un climat amical avec Khartoum, notamment en les aidant &agrave; n&eacute;gocier des accords de paix. Un moyen subtil d&rsquo;acc&eacute;der aux gisements ?</p><p align="justify"><strong>St&eacute;phanie Perdreau</strong> </p><p align="justify"><strong>Soudan </strong>: <em>Chiffres cl&eacute;s</em></p><p align="justify"><strong>Population </strong>: 33 millions d&rsquo;habitants<br /><strong>PIB</strong> : 20 millions de dollars - PIB par habitant : =&agrave; 500 dollars<br /><strong>Dette ext&eacute;rieure</strong> : 26 millions de dollars<br /><strong>IDH (rang)</strong> : 0,499 (139)</p><p align="justify"><em>Source : Mission &eacute;conomique</em></p>]]>
        
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